Récit de la Défense | Une zone d’entraînement durable

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Transcription

Contrôle des champs de tir. Romeo 7. Dépollution le long d’itinéraire. À vous.

En gros, la remise en état après les exercices, la remédiation, l’élimination des contaminants. On parle de surveillance de la contamination, de réhabilitation des sites. C’est important qu’on puisse continuer d’utiliser ce secteur d’entraînement à l’avenir.

Je m’appelle Corey Davidson. Je suis le biologiste chargé de la remise en état à la Section de la durabilité des champs de tir de la Base des Forces canadiennes Suffield. La recherche et les sciences m’ont toujours intéressé, donc j’ai fait des études et obtenu un diplôme en sciences de l’environnement. Puis, quand j’ai fondé ma famille, je suis revenu ici, dans ma région natale où j’ai grandi.

Nous avons des lois, tant fédérales que provinciales, qui nous indiquent ce que nous sommes censés faire pour, par exemple, la conservation des sols et la gestion des mauvaises herbes, ou encore la remise en état.

La remise en état, c’est la réhabilitation des sites touchés par les activités militaires, et la remédiation, c’est la décontamination des sols et de l’eau. Ainsi, nous évaluons d’abord le site pour voir s’il y a des contaminants potentiels présents. Nous cherchons des taches sur le sol, des plantes qui montrent des signes de perturbation,  et nous éliminons les contaminants présents sur le site, le cas échéant. Puis, nous passons à l’étape de remise en état des sols : nous remplaçons le sol, corrigeons le relief du terrain comme il se doit, remettons le sol en bon état et le préparons en vue de l’ensemencement.

J’ai de l’équipement spécialisé qui peut aller sur ces sites, que je peux apporter sur place pour faire des analyses et détecter la présence de composés organiques volatils par photo-ionisation. Nous faisons aussi des analyses chimiques sur place pour chercher ces contaminants. Si nous détectons quelque chose, nous l’éliminons.

L’environnement vient avant toute chose dans mon poste. Notre responsabilité est de faire en sorte que l’entraînement puisse se poursuivre. Nous visons la durabilité au champ de tir. Nous savons qu’une prairie indigène en santé sera plus durable et résistera davantage aux pressions exercées sur elle.

Nous n’avons pas vraiment de journée type au champ de tir. Selon la journée, je peux donc être en quatre roues en train de tirer une moissonneuse à graines, de cueillir des graines en vue d’une remise en état, ou je peux faire une collecte d’altises pour le contrôle biologique d’un site de mauvaises herbes, ou encore tirer un hydro‑semoir, qui ensemence au moyen d’un canon à eau.

Ce qui nous donne le sentiment d’un travail bien accompli, c’est la victoire d’avoir remis quelque chose en état : d’avoir réussi à réhabiliter un site; d’avoir rétabli l’habitat de la faune locale et créé un secteur d’entraînement durable où nos militaires pourront continuer de s’entraîner.

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