Un vétéran de la guerre de Corée rend hommage à ses camarades qui ont perdu la vie à Canoe River

Leslie Mercer pictured at Artillery Park, Petawawa, reading the 2RCHA Memorial Cairn for the 17 Gunners killed at Canoe River. *** Leslie Mercer au parc de l’Artillerie, à Petawawa, lisant les noms inscrits sur le monument du 2 RCHA, lequel rend hommage aux 17 artilleurs qui ont perdu la vie à Canoe River.

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Par William Mercer

Leslie Mercer, vétéran de la guerre de Corée originaire de St. John’s (Terre‑Neuve‑et‑Labrador) et membre de la Légion royale canadienne depuis 65 ans, s’est rendu récemment à la Garnison Petawawa (Ontario), où est établi le 2eRégiment, Royal Canadian Horse Artillery, dans le but d’assister à une cérémonie de commémoration touchante visant à souligner le 69e anniversaire du déraillement de train de Canoe River. Le 21 novembre 1950, 17 artilleurs ont trouvé la mort lorsque le train des troupes est entré en collision avec un train de voyageurs du CN, à Canoe River, en Colombie‑Britannique. M. Mercer se trouvait à bord du train, faisant partie de la Force spéciale de l’Armée canadienne mise sur pied pendant la guerre de Corée. Suivant l’instruction élémentaire en artillerie au Camp Shilo, le CN, lequel était fait entièrement d’acier, qui voyageait vers l’est. La collision est survenue au sud de Valemount, à l’est d’une petite station nommée Canoe River, sur le seul tronçon de la ligne principale du CN dans les montagnes n’étant pas équipé de signaux de canton automatiques. Il a été déterminé que l’on n’avait pas donné au train des troupes le signal ferroviaire voulu, et que celui-ci manquait des renseignements clés. Les véhicules de tête de chaque train ont déraillé, et ceux du train des troupes ont été démolis. La locomotive du train des troupes a été soulevée par-dessus le tender, s’abattant sur le deuxième wagon et l’écrasant. L’effet produit sur les autres voitures-coachs en bois était tout aussi catastrophique. Des wagons ont implosé et d’autres ont été renversés et sont sortis des rails, et le tout était accompagné du grincement de métal, de bois et de vitre, ainsi que de la vapeur brûlante qui s’est échappée avant de se dissiper par ce matin-là, où la température se situait à -18 °C. Leslie se trouvait dans le quatrième wagon et il a été assommé par la couchette au-dessus de lui qui s’est effondrée sur sa tête. Lorsqu’il a repris connaissance, il a regardé par la fenêtre et, levant les yeux, il a vu un wagon en travers, les roues tournant toujours. Il est sorti et est parti à la recherche de son ami Leslie Snow, qui se trouvait à bord de l’un des trois premiers wagons. Il l’a trouvé plus tard, recouvert d’une couverture dans un wagon qui avait été transformé en morgue de fortune. Les soldats survivants n’y pouvaient rien, à mains nues, pour aider les personnes coincées et blessées dans les débris d’éclats de bois, de vitre, de vapeur et d’acier. Le Dr. P.S. Kimmett, qui se trouvait par hasard à bord du train de voyageurs, a administré des premiers soins aux personnes blessées du mieux qu’il pouvait. Tristement, les restes de quatre artilleurs n’ont jamais été récupérés des vestiges. Trois heures plus tard dans ce temps froid, un train de secours est arrivé sur les lieux avec du personnel médical de Jasper. Il a ensuite évacué 61 personnes blessées pour les transporter jusqu’à un hôpital d’Edmonton. Les autres soldats se sont reconstitués au Camp Wainwright, en Alberta, avant de reprendre la route vers l’ouest la semaine suivante.

Le commandant du Lcol Matheson a souligné à quel point c’est un honneur pour lui d’accueillir M. Mercer de nouveau au sein de son régiment, de même que pour les soldats d’entendre les expériences que M. Mercer a vécues. Durant l’allocution du Lcol Matheson, il a affirmé : « Le 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, est né ce jour-là fatidique, dans les montagnes de Colombie‑Britannique, et malgré l’adversité et la tragédie, les membres du régiment ont tissé des liens solides. Les survivants, des vétérans de la Seconde Guerre mondiale et des hommes n’ayant pas encore été mis à l’épreuve au combat, ont montré de quoi ils étaient capables et ils sont passés à l’action pour sauver les personnes qu’ils ont pu, tout en s’exposant au danger périlleux que posaient la vapeur brûlante, le feu et les explosions de chaudière. Ils ont retiré des débris plus de 61 camarades blessés… D’après mon expérience, on noue de solides liens lorsque nous vivons ensemble de tels moments de deuil, de peur, de compassion, d’angoisse et d’épreuves. Ce jour-là, les hommes pensaient tout simplement monter à bord d’un train à destination de Fort Lewis sur leur parcours menant en Corée; cependant, ce jour-là, ils sont montés à bord d’un train et sont devenus un régiment. Et cet esprit règne toujours et ne fait que prendre de l’ampleur d’une génération à l’autre. »

À 10 h 30 le matin du 21 novembre 2019, vers l’heure à laquelle l’accident est survenu en 1950, les membres du eRégiment, Royal Canadian Horse Artillery »>2 RCHA et l’association du eRégiment, Royal Canadian Horse Artillery »>2 RCHA a érigé un monument rendant hommage aux personnes qui ont perdu la vie à Canoe River.

Au parc de l’Artillerie, on trouve également la partie supérieure de la cheminée du train des troupes que l’on a récupérée. Celle-ci a été obtenue par le 

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