Technologies destinées au soldat de l’avenir : essai d’un viseur laser

Defence Research and Development Canada is looking at the ways lasers can improve target engagement. Photo: Corporal Jay Ekin, Operation REASSURANCE Land Task Force Imagery Technician. ©2019 DND/MDN Canada. *** Recherche et développement pour la défense Canada examine différentes configurations d’utilisation des lasers pour améliorer l’engament des cibles. Photo : caporal Jay Ekin, technicien en imagerie de la Force opérationnelle terrestre de l’opération REASSURANCE ©2019 DND/MDN Canada.

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Par les Services de communications internes et ministérielles, en collaboration avec les centres de recherche de Toronto et de Valcartier

Au cours d’une période de trois semaines, en août et en septembre 2019, des scientifiques de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) et des volontaires des Forces armées canadiennes (FAC) se sont réunis à la Base de soutien de la 2e Division du Canada afin de tenir des essais sur les technologies liées au soldat de l’avenir.

Dans le cadre de trois expériences sur le terrain, ils ont évalué un dispositif de visée laser (DVL) et un télémètre laser ainsi que mesuré la charge de travail mental des militaires. Le 3e Bataillon, Royal 22e Régiment – dont les membres sont familièrement appelés « Van Doos » – a dirigé le volet logistique des essais de cette année, en plus de fournir des participants.

« Nous avons consacré de nombreux mois à la coordination de l’activité de cette année, car nous estimons qu’il est impératif d’évaluer de première main les capacités des systèmes actuellement offerts », explique M. Mike Tombu, scientifique de la défense à RDDC, qui était le coordonnateur général de ces essais.

« L’activité n’avait pas pour but de tester les produits ou d’évaluer les tireurs. Nous voulions recueillir les commentaires des utilisateurs afin d’évaluer le DVL, y compris les télémètres laser et les lasers visibles, les effets du poids des armes sur le tir et la charge de travail cognitif liée à l’utilisation des systèmes de navigation avancés. »

Cet article est le premier d’une série de trois.

Valcartier (Québec) — Les innovations scientifiques doivent être soumises à des essais en conditions réelles afin de prouver leur efficacité; ces essais sont d’autant plus importants lorsque cette technologie relève des domaines de la défense et de la sécurité.

Le fonctionnement des dispositifs de visée laser (DVL) fait appel à des faisceaux lasers dans les longueurs d’onde du visible et du proche infrarouge, ces derniers étant invisibles à l’œil nu. Cette technologie offre aux militaires une solution de rechange lorsqu’ils veulent utiliser un dispositif de visée dans certaines circonstances qui rendent inefficace leur principal viseur optique. Ces circonstances incluent notamment des conditions de faible luminosité ou le port d’un équipement de protection comme le masque à gaz. Ces condition font en sorte que l’utilisation du viseur principal est difficile. Les lasers visibles du DVL sont habituellement de couleur rouge ou vert, cette dernière étant une innovation relativement récente.

« Nous posons différentes questions : est-ce que l’utilisation d’un laser rouge ou vert est meilleure pour l’engagement d’une cible? Est-ce que la précision des lasers visibles se compare à celle des viseurs optiques? Notre but était d’évaluer la performance du tir en fonction de la distance à laquelle se trouvait l’objectif en utilisant les lasers rouge et vert afin de pouvoir ainsi déterminer l’effet de la couleur du laser », résume M. Tombu.

Pour la petite histoire, il a pris soin d’ajouter que les lasers verts sont perçus comme offrant une meilleure visibilité que les lasers rouges traditionnellement plus utilisés, mais ils tendent à consommer plus d’énergie, ce qui réduit de ce fait la durée de vie de la pile.

« Si le laser vert était véritablement plus visible, on pourrait s’attendre à ce que les militaires soient en mesure d’engager leur cible plus rapidement et à de plus grandes distances qu’avec le laser rouge », précise M. Tombu. « Cette différence pourrait donner à nos militaires un avantage sur le champ de bataille au moment où ils en ont besoin. »

M. Tombu et ses collègues analysent actuellement les données qu’ils ont recueillies durant ces essais.

« Si l’utilisation du laser vert plutôt que du laser rouge peut améliorer de manière importante l’efficacité des militaires, que ce soit relativement à la portée utile ou au temps nécessaire pour engager une cible, nous aimerions assurément transmettre cette information à nos partenaires des FAC », explique-t-il.

Dans un autre volet de ces essais, on a examiné les effets du poids d’autres dispositifs installés sur une arme sur l’utilisation de celle-ci. Quatre scénarios utilisant des dispositifs de poids différents ont été mis à l’essai : un DVL léger, un DVL plus lourd, un lance-grenades monté muni d’un viseur simple et léger et d’un DVL et enfin un lance-grenades monté muni d’un viseur plus lourd doté de fonctions supplémentaires et d’un DVL.

« Les DVL modernes peuvent également être munis de télémètres laser, des lasers de visée à performance accrue, et d’autres illuminateurs plus puissants », conclut M. Tombu. « Nous avons l’intention d’utiliser nos résultats pour présenter une évaluation des coûts, relativement à l’efficacité du tir, pouvant être associés à l’ajout de poids à une arme. »

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