Des membres du génie de l’Armée canadienne aident à « combler l’écart » en Ukraine

Left to right, Master Corporal Daniel Lefebvre, Sapper Pavel Klimov, and Sergeant Jean Pelletier of 5 Combat Engineer Regiment stand with several of their Ukrainian counterparts in Kamianets-Podilskyi, Ukraine in June 2019. They and other Canadian Army Combat Engineers are collaborating with the Security Forces of Ukraine to train its Combat Engineers in mine and improvised explosive device warfare as well as other areas that will help them meet NATO standards. Photo: Security Forces of Ukraine. *** De gauche à droite. Le caporal-chef Daniel Lefebvre, le sapeur Pavel Klimov et le sergent Jean Pelletier du 5e Régiment du génie de combat avec plusieurs de leurs homologues ukrainiens à Kamianets-Podilskyi, en Ukraine, en juin 2019. Eux et d’autres membres du génie de combat de l’Armée canadienne collaborent avec les forces de sécurité d’Ukraine pour former ses sapeurs de combat à la guerre contre les mines et les dispositifs explosifs de circonstance et dans d’autres domaines qui les aideront à respecter les normes de l’OTAN. Photo : Forces de sécurité d’Ukraine.

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Par Steven Fouchard, affaires publiques de l’Armée

Kamianets-Podilskyi, en Ukraine — Sous l’égide de l’Opération UNIFIER, des membres des Forces armées canadiennes (FAC) partagent leur expertise en matière de renforcement des  capacités au sein des forces de sécurité de l’Ukraine depuis 2015.

L’Op UNIFIER est un important effort multinational à laquelle participe la Lituanie, la Pologne, l’Ukraine, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Danemark et la Suède.

Une composante de cette contribution des FAC, une équipe composée de membres du génie de combat de l’Armée canadienne (AC), du 5e Régiment du génie de combat (5 RGC), basé à Québec, est peut-être petite, mais a une nette incidence.

Ces 17 soldats ont aidé à former leurs homologues ukrainiens, et maintenant, ils leur donnent de l’instruction dans un cours appelé « Sapeur niveau 1 » – « sapeur étant un nom abrégé informel pour le génie de combat. Il comprend l’instruction sur la façon de gérer les mines terrestres – une nécessité dans un pays où, selon les Nations Unies, 600 000 personnes vivent dans des régions extrêmement contaminées par des mines.

Le cours, comme l’explique de caporal-chef Daniel Lefebvre du 5 RGC dans l’entrevue suivante, est également conçu pour harmoniser les pratiques militaires de l’Ukraine aux normes de l’ OTAN et la rapproche de son adhésion.

Le Cplc Lefebvre fait aussi remarquer que l’expérience s’avère n’être rien de moins « qu’inspirante. »

Cette entrevue a été révisée à des fins de clarté et de concision.

Q1 : Décrivez le cours de sapeur niveau 1.

Le cours de sapeur niveau 1 a été développé en collaboration avec les instructeurs canadiens et nos homologues ukrainiens. Il est conçu pour combler les écarts entre le cours actuel de sapeur de l’Ukraine et les normes requises pour travailler avec l’ OTAN.

Une bonne partie du matériel de cours est tirée du cours original de sapeur de l’Ukraine. Cependant, ils ont adopté une bonne partie de nos méthodes et de notre instruction. Le cours est conçu pour être donné par des instructeurs ukrainiens et canadiens, ce qui nous permet de mieux intégrer nos méthodes d’instruction aux leurs tout en leur conservant leurs propres normes.

Q2 : Qui fait aussi partie de l’équipe d’instruction du 5 RGC?

Il y a un total de 17 membres du génie ainsi qu’un signaleur et un technicien médical.

La majorité de l’équipe est composée de militaires possédant une instruction spécialisée comme la neutralisation des dispositifs explosifs de circonstance (IEDD) ou la neutralisation des munitions classiques (NMC).

Q3 : Quel rôle précis avez-vous lors de l’instruction?

Mon rôle est de travailler en collaboration avec mes homologues ukrainiens en vue de préparer le cours et de créer le didacticiel. Nous sommes ici pour être leurs égaux et nous travaillons de pair pour planifier l’horaire du cours et développer les plans de leçon.

Pendant le cours en soi, je présente des leçons de concert avec les instructeurs ukrainiens. Cette méthode leur permet d’apprendre de nos méthodes et nous permet d’observer et de comprendre les leurs.

Q4 : À qui s’adresse le cours?

Les stagiaires sont des militaires de tous les grades, du simple soldat au colonel. Nous avons été en mesure de travailler avec des Ukrainiens de toutes les organisations, notamment, les membres de la garde nationale d’Ukraine et des forces armées d’Ukraine.

Les militaires qui suivent le cours occupent différents métiers, étant donné que le métier de sapeur de combat est divisé en qualifications distinctes.

Q5 : Selon, quels aspects du cours sont les plus pertinents à la situation en Ukraine?

Je dirais qu’il s’agit du cours sur la guerre contre les mines et les dispositifs explosifs de circonstance. Nous les Canadiens avons beaucoup de connaissance à cet égard en raison de nos expériences antérieures dans d’autres théâtres.

Les Ukrainiens ont manifesté beaucoup d’intérêt et ça nous a inspiré d’être en mesure de leur transmettre nos connaissances. Ça nous apporte beaucoup de satisfaction de savoir que nous pouvons les aider à mieux relever les défis auxquels ils font face.

Q6 : Décrivez l’expérience d’être en l’Ukraine

L’Ukraine est un magnifique pays et les gens y sont accueillants. Les conditions météo sont plus tempérées que chez nous et on a eu un très bel été. La nourriture est délicieuse et le coût de la vie est moins élevé.

Plusieurs raisons justifient que cette expérience a été motivante et enrichissante pour tous les membres de notre groupe.

Q7 : Quels sont les aspects les plus positifs et les plus exigeants?

L’aspect le plus exigeant serait le fait que nous devons recourir à des interprètes pour travailler. Des tâches et conversations simples deviennent beaucoup plus complexes et exigent beaucoup de temps, plus précisément en raison du fait qu’une bonne partie des membres de notre équipe est francophone et que nos interprètes parlent anglais et ukrainien.

Je dirais que la meilleure partie serait les liens que nous avons tissés et les personnes que nous avons rencontrées. Être en mesure d’interagir avec les Ukrainiens à l’intérieur et à l’extérieur d’une salle de classe a été une formidable expérience pour nous tous.

Pour plus d’articles, visitez le site Web de l’Armée canadienne.



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