De Ranger junior canadien à médecin

Dylan Vatcher, while a member of the Junior Canadian Ranger patrol at La Tabatière in 2009. Photo: ©2009 DND/MDN Canada. *** Dylan Vatcher, alors qu’il était membre de la patrouille des Rangers juniors canadiens de La Tabatière en 2009. Photo : ©2009 DND/MDN Canada.

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Par Yves Bélanger, journal Servir

Saint-Jean (Quebec) — Il y a à peine 10 ans, Dylan Vatcher était membre de la patrouille des Rangers juniors canadiens (RJC) de La Tabatière sur la Basse-Côte-Nord. Au printemps 2019, il termine son doctorat en médecine à l’Université McGill.

C’est à l’âge de 12 ans qu’il est devenu Ranger junior canadien. « J’ai participé à ce programme pendant cinq ans, jusqu’à la fin de mes études secondaires. » C’est à ce moment qu’il a décidé de se diriger vers la médecine. « Je ne savais pas trop ce que je voulais faire au début de l’adolescence. J’aimais la nature et les animaux, mais sans plus. Mais, à 17 ans, j’ai vraiment compris que je souhaitais devenir médecin. »

Il explique que son passage chez les RJC a été déterminant dans sa vie. « Cela m’a donné accès à de magnifiques opportunités. Activement impliqué au sein de ce programme, j’ai entre autres eu la chance de participer à différents camps et à un voyage humanitaire au Pérou en 2011, sans compter les diverses formations. »

La médaille Lord Strathcona, la plus haute récompense pouvant être décernée à un RJC ou un cadet, lui a été octroyée pour souligner sa performance exceptionnelle en instruction physique et militaire. « Lorsque je me suis inscrit au programme de médecine, on retrouvait principalement dans mon curriculum vitae des activités que j’ai effectuées avec les Rangers. »

Loin de la maison

Ses études l’ont forcé à vivre loin de chez lui. Il ne regrette toutefois pas son choix. « Il y avait pour moi une opportunité et je l’ai prise. Cela ne m’empêche pas de retourner à La Tabatière de temps en temps. »

Il termine en encourageant les adolescents des régions éloignées à ne pas hésiter à quitter quelques années leur milieu pour faire des études, quitte à y retourner une fois leur diplôme obtenu. « Nous avons la chance, particulièrement au Québec, d’essayer différents programmes au CEGEP  avant de déterminer un choix de carrière. Les Autochtones bénéficient d’un soutien important du gouvernement, notamment en médecine. »

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