Les voyages à l’île de Sable mettent en valeur les liens étroits qui unissent la MRC et Parcs Canada

Guests of HMCS Ville de Quebec get ready for a RHIB ride around Sable Island on April 25, with Parks Canada’s Jason Surette, Sable Island’s Operations Manager, acting as tour guide. RYAN MELANSON, TRIDENT STAFF ***Le 25 avril, des invités à bord du NCSM Ville de Québec se préparent en vue d’une excursion à bord d’une embarcation pneumatique à coque rigide autour de l’île de Sable. Jason Surette, coordonnateur des opérations de la réserve de parc national de l’Île de Sable de Parcs Canada, a agi comme guide touristique. PHOTO : RYAN MELANSON, TRIDENT

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Par Ryan Melanson, Trident

La réserve de parc national de l’Île‑de-Sable est un lieu unique que peu de Canadiens et Canadiennes ont l’occasion de visiter. Ce mince croissant sablonneux de 45 kilomètres de long est situé à environ 160 km de la côte néo-écossaise. Il est dangereux de s’y aventurer par bateau et pour y atterrir, les aéronefs doivent se poser directement sur le sable. De plus, la planification de visites privées peut s’avérer difficile et coûteuse.

Cependant, grâce à un partenariat conclu entre la Marine royale canadienne et Parcs Canada, un certain nombre de marins et d’invités de la MRC ont eu la chance de voir l’île de près au cours des dernières années. Le voyage le plus récent, le troisième effectué depuis 2017, s’est déroulé du 24 au 26 août. Au cours d’une croisière de deux nuitées à l’île de Sable, des membres du personnel de Parcs Canada se sont joints à des participants au programme Leaders canadiens en mer à bord du NCSM Ville de Québec.

Parcs Canada contrôle l’accès à l’île depuis la désignation de celle-ci comme réserve de parc national en 2013, et à ce jour, seuls environ 500 touristes par année peuvent s’y rendre, obligatoirement accompagnés par des membres du personnel. Des plans ont été faits et des consultations menées dans le but d’explorer de nouvelles idées, par exemple, des visites sans guide, l’ajout d’installations et même la possibilité de faire du camping sur l’île. Cependant, pour l’instant, le nombre de visites demeure restreint.

On mène actuellement des études afin de veiller à ce que l’accroissement des activités sur l’île n’ait aucune répercussion négative sur les populations de chevaux sauvages et de phoques gris qui y habitent, ou encore, sur l’intégrité de la barre de sable comme telle, laquelle change constamment. À l’heure actuelle, tous les visiteurs reçoivent un document faisant état des règles à suivre et de renseignements importants à prendre en considération avant de mettre les pieds sur l’île.

« Par exemple, nous tentons d’éviter de marcher sur les dunes ou les zones à faible végétation. Il est primordial de réduire notre incidence au minimum », explique la gestionnaire de la réserve de parc national de l’Île‑de‑Sable, Alannah Phillips. Cette dernière ajoute qu’il faut également éviter d’approcher les animaux sauvages ou de ramasser des objets que l’on trouve dans le sable.

« Nous expliquons aux invités de prendre des photos seulement et de ne laisser que leurs empreintes de pied. »

Malheureusement, lors du voyage de la MRC cette année, le temps brumeux et les vagues déchaînées ont empêché pour la première fois la plupart des invités d’atteindre la plage par canot pneumatique. Les personnes qui souhaitaient voir l’île de plus près ont toutefois pu tirer parti de visites à bord d’une embarcation pneumatique à coque rigide près de la côte.

Malgré ces difficultés, les membres du personnel affirment qu’ils sont toujours ravis de faire découvrir pour la première fois l’île à des Canadiens et Canadiennes, ce qui s’inscrit dans le mandat de Parcs Canada, tout en assurant la protection de l’île.

« Ces voyages figurent parmi nos points saillants de l’année. Nous sommes tous excités d’être ici », déclare Mme Phillips.

« Un bout de l’île de Sable appartient à tout un chacun. Nous sommes tous des contribuables. Ce doit être fait prudemment, mais nous voulons que la population canadienne puisse découvrir l’île », ajoute Ray Coutu, de Parcs Canada.

Les voyages à l’île de Sable sont loin d’être le seul exemple d’une collaboration couronnée de succès entre la MRC, les FAC et Parcs Canada. M. Coutu, gestionnaire des événements nationaux et des célébrations de Parcs Canada, s’est vu décerner récemment une mention élogieuse du commandant de la MRC en reconnaissance du travail qu’il accomplit dans le but d’attirer l’attention du public sur l’histoire navale et l’histoire des héros de la Marine. Cela comprend notamment les activités organisées dans le cadre du programme Les héros de chez-nous, par exemple la célébration mettant la Marine à l’honneur qui a été tenue récemment à l’Édifice de l’amirauté, à Halifax, ainsi que la série Héros de la haute mer, laquelle met en valeur les personnes qui ont servi à bord de navires marchands ou fait partie de groupes d’escorte. Pour lancer cette série, le NCSM Haida a été désigné navire amiral de la MRC au printemps 2018, et M. Coutu a joué un rôle important dans la concrétisation de cette activité.

Par ailleurs, les FAC ont également eu l’occasion d’appuyer Parcs Canada dans le cadre d’exercices et d’opérations, d’entraînements en recherche et sauvetage et d’évacuations d’urgence à la réserve de parc national de l’île‑de‑Sable, en plus d’avoir contribué leur expertise militaire lors de projets spéciaux dans des lieux de Parcs Canada.

Le commandant de la BFC Halifax, le capitaine de vaisseau David Mazur, qui se trouvait à bord du Ville de Québec lors du dernier voyage à l’île de Sable, mentionne que d’autres possibilités de partenariat pourraient se présenter au fur et à mesure que la MRC acquiert de nouvelles capacités et accroît sa présence dans l’Arctique.

« Cela a été fantastique de pouvoir compter sur leur aide dans le cadre du programme Leaders canadiens en mer, et nous espérons pouvoir trouver d’autres façons d’appuyer davantage Parcs Canada. C’est le genre de chose que nous devrions faire, en tant que nation », ajoute-t-il.

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