Déclaration du CEMD sur l’extrémisme et les comportements haineux dans les forces armées

Général Jonathan Vance, Chef d’état-major de la Défense. Photo : Caporal Anthony Laviolette

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Le jeudi 22 août 2019, le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la Défense, a participé à une mêlée de presse à la suite de la cérémonie de passation du commandement du Commandement du personnel militaire. Dans sa déclaration, le général Vance a abordé les préoccupations récentes concernant l’extrémisme et les comportements haineux au sein des Forces armées canadiennes :

Je tiens à m’assurer que mon message concernant l’extrémisme et les comportements haineux dans les Forces armées canadiennes (FAC) est passé très clairement pendant mon discours énoncé lors de la cérémonie de passation du commandement. Pour revenir un peu sur mes propos, nous nous trouvons au début d’un processus. Nous devrons adopter des mesures convenant à l’ampleur énorme du défi qui nous attend pour éliminer de nos rangs toute personne qui commet des gestes haineux dans les FAC. Nous en sommes encore aux premières étapes de ce processus. J’ai présenté une directive initiale, j’ai tenu des discussions et je vous assure que nous accorderons à cet enjeu tout le sérieux auquel les Canadiens s’attendent de nous. Nous aurons toutefois besoin de temps pour déterminer la bonne marche à suivre. Nous avons tiré de nombreuses leçons sur les différentes façons de s’attaquer aux défis institutionnels dans le cadre de l’opération HONOUR. Nous avons beaucoup appris. Il faut que nous apprenions de ces leçons et que nous comprenions comment nous y prendre de la bonne façon, et ce, du premier coup. C’est donc mon premier point.

Deuxièmement, comme je le mentionnais dans mon discours, les FAC ne sont pas une voie pour permettre aux gens de mettre en pratique leur idéologie ignoble. Nous ne sommes pas un terrain de jeux où les gens viennent acquérir les compétences qu’ils souhaitent utiliser après leur service militaire. Nous sommes une institution sérieuse qui prend des mesures sérieuses afin de protéger les Canadiens, de protéger notre pays et de protéger notre mode de vie. Nous ne sommes pas un endroit où les amateurs malsains peuvent venir pratiquer leur idéologie ignoble, et nous ne tolèrerons pas cette situation. Nous réagirons. Et lorsqu’il nous sera possible d’être proactifs, nous le serons. Mais soyez assurés que nous réagirons.

Le dernier point que je voudrais aborder concerne la situation actuelle relativement au caporal‑chef Mathews. Je veux que vous sachiez que c’est un signe qui ne nous avait pas échappé. L’Unité nationale de contre-ingérence des Forces canadiennes avait déjà commencé à traiter son dossier au moment où cette histoire a éclaté. Il a eu son premier contact avec la chaîne de commandement en avril dernier. Je suis heureux d’affirmer que nous avons détecté ce signal. Bon, peut-être que d’autres signaux nous ont échappé, et peut-être que nous devrions explorer comment la chaîne de commandement pourrait mieux intervenir. Nous allons examiner tout cela. Je vous assure toutefois que l’Unité nationale de contre-ingérence des Forces canadiennes était sur le coup, avec d’autres partenaires en matière de sécurité. La situation n’était pas inconnue et elle ne nous avait pas échappé. Je ne fais pas pour autant un tour de piste victorieux. En toute honnêteté, cela m’attriste qu’une telle situation soit survenue. Je suis tout de même reconnaissant envers les hommes et les femmes exceptionnels qui effectuent le travail de contre-ingérence qui permet de nous protéger contre les menaces de terrorisme, de sabotage et d’extrémisme, y compris les gestes du caporal‑chef Mathews.

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