Un membre de la 1 DAC réalise son rêve de participer au marathon de Boston

In 2018, LCol Travis was named the Canadian Armed Forces Male Athlete of the Year and commended for balancing his military duties, family commitments, and his own triathlon training and managing the CAF CISM triathlon team. ***En 2018, le Lcol Travis a été nommé athlète masculin de l’année des Forces armées canadiennes et a été reconnu pour sa capacité à équilibrer ses fonctions militaires et ses obligations familiales tout en s’entraînant pour un triathlon et en gérant l’équipe de triathlon du CISM des FAC.

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Par Martin Zeilig

Le lieutenant-colonel Eric Travis, qui travaille au sein du A4 Maintenance de la 1re Division aérienne du Canada (1 DAC), ne s’est pas laissé distraire par les encouragements et les cris des jeunes femmes du Collège Wellesley lors de sa participation au marathon de Boston de 2019 le 15 avril dernier.

Il ne s’agissait que de son deuxième marathon.

Le Lcol Travis raconte qu’il s’est qualifié pour la célèbre course en battant le temps de qualification établi à 3 h 25 lors du marathon de Fredericton de 2018, au Nouveau‑Brunswick. Il a terminé cette course en 3 h 11.

Le marathon de Boston a eu lieu pour la première fois en avril 1897, inspiré par la renaissance du marathon aux Jeux olympiques d’été de 1896 à Athènes, en Grèce. Depuis, le marathon est organisé chaque année, même en temps de guerre, ce qui en fait le plus vieux marathon annuel au monde.

La 123e édition du marathon de Boston a attiré environ 30 000 participants. Après avoir parcouru les 24 premiers kilomètres, les coureurs traversent la ville de Wellesley dans le comté de Norfolk, au Massachusetts, où est situé le collège d’arts libéraux féminin privé du même nom.

« Les jeunes femmes du collège s’alignent le long de la route, explique le Lcol Travis dans une entrevue accordée en mai. Elles crient. Le bruit est presque palpable. On peut les entendre à une distance de près d’un kilomètre. Elles tiennent des pancartes qui disent “Embrassez‑moi pour la chance” ou “Câlins gratuits”. »

Un ami lui avait conseillé auparavant de rester au centre de la route pour ne pas se laisser distraire si son objectif était de « courir contre la montre ».

« J’ai donc fait preuve de prudence et je me suis dirigé vers le milieu du chemin », confirme le Lcol Travis.

Un nouveau venu sur la scène marathonienne, il a néanmoins participé à quelques triathlons au cours des dernières années.

En 2018, le Lcol Travis a été nommé athlète masculin de l’année des Forces armées canadiennes et a été reconnu pour sa capacité à équilibrer ses fonctions militaires et ses obligations familiales tout en s’entraînant pour un triathlon et en gérant l’équipe de triathlon du CISM des FAC. On a souligné que pendant la saison 2017, il a terminé premier dans son groupe d’âge et dixième au classement général du triathlon Ironman 70,3 Superfrog en Californie. Il s’est aussi classé septième dans son groupe d’âge au Championnat du monde de triathlon longue distance de l’Union internationale de triathlon à Penticton, et dans les dix premiers de son groupe d’âge au triathlon Ironman 70,3 de Mont‑Tremblant.

« C’était la première fois que je courrais à Boston, confie le Lcol Travis, qui est marié et père d’un garçon de 11 ans. En fait, il ne s’agissait que de mon deuxième marathon, si on ne compte pas les épreuves de course de distance Ironman. »

En franchissant le fil d’arrivée au bout de 3 h 5 min 28 s, le Lcol Travis a établi un record personnel à Boston.

C’est en 1998 qu’il a commencé à faire de la course à pied, quand une ancienne petite amie lui a demandé de promener son chien tous les jours.

« C’était long, car nous marchions pendant cinq kilomètres, raconte‑il. J’ai toutefois réalisé qu’en faisant cette distance à la course, cela ne nous prenait que 25 minutes. J’ai donc pris le chien et j’ai couru. J’ai détesté cela pendant les deux premières semaines parce que tout me faisait mal et je manquais de souffle. Mais après quelques semaines de ce régime, j’ai commencé à me sentir plus en santé, et mon niveau d’énergie s’est mis à augmenter. Je me sentais plus comme un chevreuil courant dans les bois de la Colombie‑Britannique. »

« J’ai participé à de nombreuses courses, mais surtout dans le cadre de triathlons, explique‑t‑il. J’ai réalisé que j’étais assez doué comme coureur et modérément rapide. »

« Mon premier marathon remonte à un peu plus d’un an, le marathon de Fredericton. Je me suis entraîné fort pour m’y préparer. »

Le Lcol Travis admet toutefois que cette course a été plus difficile que prévu.

« Je pensais que j’étais prêt pour ce marathon, mais je me suis fait botter les fesses. J’avais des crampes pendant les derniers kilomètres. Je n’avais pas la bonne nutrition. Je n’avais pas assez d’énergie. »

Il s’est donc engagé à mieux se préparer et à suivre un meilleur programme nutritionnel pour la prochaine course.

« C’est ce qui était au centre de mes préoccupations pour Boston cette année, raconte‑il. Le marathon de Boston est l’une de ces choses à faire une fois dans sa vie. C’est le marathon auquel il faut participer. Il a cette réputation. Mais c’est seulement une fois rendu que j’ai vraiment compris pourquoi il s’est forgé cette réputation. Il faut se qualifier pour Boston au cours des douze mois précédents. Pour cela, on doit courir un autre marathon certifié quelque part dans le monde et réussir le temps de qualification requis. »

Même s’il était le seul militaire de Winnipeg à participer, des membres des FAC d’autres bases étaient aussi de la course à Boston, ajoute‑il.

« J’ai pris un vol direct avec West Jet pour l’aller et le retour, raconte le Lcol Travis. J’ai loué une voiture et j’ai séjourné chez des proches qui habitent juste au nord de Boston. Je suis arrivé quelques jours à l’avance simplement pour jeter un œil au parcours, et aussi pour m’inscrire à la course et obtenir une trousse du coureur. »

Il a même acheté une veste du marathon de Boston en souvenir.

« L’énergie est incroyable le jour de la course, poursuit‑il. Il y a 30 000 coureurs qui participent, et leurs familles, leurs amis et les gens du coin sont tous là pour les encourager. Le niveau d’énergie et d’enthousiasme est donc très élevé. »

« C’est la première fois que je vois un marathon où les deux côtés du chemin sont remplis de spectateurs qui lancent des encouragements et des cris. Il y a des groupes musicaux et des personnes costumées. Un homme était déguisé en démon, avec une fourche. Un autre était habillé en Sasquatch, et un autre en Père Noël. »

« À mon retour, le major‑général Drouin au QG DAC, mon patron le colonel Wedgewood et mes collègues de travail m’ont montré leur appui. Ils avaient de grands sourires, et j’ai reçu des messages de félicitations sur Facebook avant même mon retour à Winnipeg. »

Il fait observer que lorsqu’on participe à un Ironman ou à un marathon, le défi est 80 % physique et 20 % mental.

« Vous allez vous heurter à un mur et souhaiter tout quitter, explique le Lcol Travis. Mais c’est l’autre 20 % qui vous permet de vous rendre jusqu’au bout et de bien terminer. »

Le Lcol Travis a aussi obtenu récemment le meilleur temps militaire lors du semi‑marathon de la Course de l’ARC.

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