L’équipe des FAC honorée d’entrer dans l’histoire et de célébrer la diversité lors d’une régate d’aviron d’élite

Henley Royal Regatta is an international rowing competition held annually since 1839, except for the years during the First and the Second World Wars. In 1919, following the First World War, the highlight of the event was The King’s Cup, a special rowing competition between military crews from Canada, Australia, France, New Zealand, the United Kingdom, and the United States, which consisted primarily of soldiers waiting to return home from the war. ***Les Henley Royal Regatta sont une compétition internationale d’aviron qui a lieu tous les ans depuis 1839, sauf pendant les années des deux conflits mondiaux. En 1919, après la Première Guerre mondiale, le point saillant de la rencontre a été la compétition d’aviron spéciale dite de la « King’s Cup »; y prenaient part des équipes militaires du Canada, de l’Australie, de la France, de la Nouvelle‑Zélande, du Royaume‑Uni et des États‑Unis, composées surtout de soldats qui attendaient d’être rapatriés après la guerre.

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« Votre réussite est une marque d’honneur pour la vie, et vos noms seront toujours inscrits dans les pages de l’histoire. »

C’est ainsi que le Capc Peter Reed, OBE, triple médaillé d’or olympique en aviron et cinq fois champion du monde d’aviron pour la Grande-Bretagne, a décrit l’exploit des rameurs de la King’s Cup, dont ceux d’une équipe des Forces armées canadiennes (FAC) composée d’élèves‑officiers, d’aspirants de marine et de nouveaux diplômés du Collège militaire royal du Canada (CMR), à la Régate royale Henley en Angleterre, qui s’est tenue du 5 au 7 juillet.

La Régate royale Henley, reconnue depuis 1839 comme la plus belle, la plus historique et la plus prestigieuse régate de rivière au monde, est normalement réservée à l’élite mondiale de l’aviron. Cette année, le parcours historique de la Tamise a été ouvert aux équipes des forces de huit pays pour commémorer le centenaire d’une régate pour la paix organisée sur le même parcours après la Première Guerre mondiale.

« À une époque où le monde était à genoux, la communauté des rameurs s’est réunie pour guérir les blessures et rétablir la normalité », a déclaré le Capc Reed. « Cent ans plus tard, les équipes militaires les plus en forme et les plus talentueuses du Canada, des Pays-Bas, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis d’Amérique ont démontré leur solidarité durable en rendant hommage au passé. »

Partie de l’histoire

Comme en 1919, la course King’s Cup à la régate est une compétition à « huit », une course de bateaux conçus pour huit rameurs, pilotés par un barreur.

En 1919, les Australiens ont remporté la course et cette année, la victoire revient aux États-Unis. Il s’agissait d’un format à élimination directe. Après une course de qualification pour déterminer les pays qui s’affronteraient, les quarts de finale ont réduit le nombre d’épiques de huit à quatre, et deux courses de demi-finale ont permis de déterminer qui participerait à la finale pour remporter la coupe.

En quarts de finale, la France a battu le Royaume-Uni, les États-Unis ont battu le Canada, l’Allemagne la Nouvelle-Zélande et l’Australie les Pays-Bas. En demi-finale, l’Allemagne a battu l’Australie et les États-Unis ont terrassé la France. Toute une finale s’annonçait. En fin de compte, après une course serrée, les États-Unis l’ont emporté.

Malgré leur défaite face aux futurs champions, les membres de l’équipe des FAC étaient ravis d’avoir eu l’occasion de participer à un tel événement historique.

« C’est un réel honneur d’être ici pour représenter le Canada et tous ceux qui nous ont précédés », a affirmé l’Élof Liam Vickers, dont le père a servi comme membre des FAC dans des endroits comme la Somalie et l’Afghanistan, et dont le grand-père a participé au débarquement du jour J à Sword Beach. « C’est un honneur de pouvoir lui rendre hommage, ainsi qu’à tous les autres Canadiens qui m’ont précédé. »

Il en va de même pour l’Élof Deven Deguara, dont l’arrière-grand-père a immigré de Malte au Canada avant la Première Guerre mondiale, mais a ensuite pris les armes et combattu pour le Canada à Vimy.

« Je suis extrêmement fier de faire partie des Forces armées canadiennes et d’avoir la chance de participer à la régate commémorant le centenaire de la Première Guerre mondiale », a-t-il dit.

Tous dans le même bateau

Lors de la cérémonie de remise des prix, le Capc Reed, un officier en service de la Marine royale, a souligné que la compétition King’s Cup était également importante parce qu’il s’agissait de la première fois que des hommes et des femmes ramaient ensemble dans la même embarcation lors d’une épreuve d’aviron d’élite. Une première, dit-il, qui « est conforme à notre défense avant‑gardiste ».

Le Cam Luc Cassivi, commandant de l’Académie canadienne de la Défense et l’un des co‑champions des FAC en matière d’égalité des genres et de diversité dans les opérations, est certainement d’accord. Il s’est rendu à Henley pour rendre hommage à l’équipe canadienne et pour la remercier, et il s’est réjoui de voir des équipes mixtes à la compétition.

« C’est génial », dit-il. « C’est la reconnaissance du fait que tout le monde contribue à l’équipe, que nous sommes plus forts lorsque nous sommes ensemble et que plus d’obstacles s’effacent en ce qui concerne le genre ou d’autres éléments d’inclusivité. »

Nouer des alliances

L’histoire et la commémoration étaient des éléments clés de la compétition, tout comme la possibilité pour les équipes militaires de faire connaissance et de s’affronter dans une compétition amicale.

Selon le Cam Cassivi, de telles compétitions sont des occasions inestimables qui permettent aux jeunes membres des FAC d’en apprendre davantage sur nos alliés et d’établir des relations qu’ils renforceront tout au long de leur carrière militaire.

« La compétition évoque la paix », indique-t-il. « Plus on se connaît, plus on se comprend, plus on collabore. »

Selon le Ltv Carolyn Pumphrey, une rameuse de l’équipe des FAC, les jeunes officiers canadiens apprécieront certainement de faire connaissance avec les concurrents des autres groupes militaires.

« Ça nous permet, sur le plan professionnel, de devenir de meilleurs dirigeants et de comprendre comment les autres nations fonctionnent », affirme-t-elle. « C’est également important parce que ça nous permet de comprendre d’où viennent les autres. »

Selon le Capc Reed, l’aviron, en général, convient particulièrement bien aux militaires parce que les qualités qui font une bonne équipe d’aviron sont à peu près les mêmes que celles appréciées par les unités militaires.

Dans ses commentaires aux concurrents, il a parlé de la compétence technique, de courage et d’enthousiasme face à l’adversité, d’engagement, d’autodiscipline, d’altruisme, d’intégrité, de loyauté, d’humilité et de respect des autres (de l’équipe comme de l’adversaire).

« Ces valeurs, cette mentalité, cet esprit qui vous rend uniques sont synonymes de l’éthos militaire que nous voyons ici en abondance aujourd’hui », a déclaré le Capc Reed. « Je vous adresse mes sincères félicitations pour tout ce que vous avez accompli et tout ce que vous êtes. Profitez de ce moment. Vous l’avez très certainement mérité. »

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