L’équipage du NCSM St. John’s a droit à un aperçu du modèle du navire de combat de surface canadien

Twenty-nine sailors from Her Majesty’s Canadian Ship (HMCS) St. John’s recently had the opportunity to visit the BAE Systems Shipyard in the United Kingdom (UK). ***Vingt-neuf marins du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) St. John’s ont visitant le chantier naval de BAE Systems au Royaume-Uni (R.-U.).

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Par l’enseigne de vaisseau de 1re classe Vincent Massé

Il nous arrive à tous d’avoir envie de nous projeter dans le futur. Vingt-neuf marins du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) St. John’s ont récemment eu l’occasion de le faire en visitant le chantier naval de BAE Systems au Royaume-Uni (R.-U.).

C’est dans ce chantier que l’on construit la frégate de type 26 du Royaume-Uni, dont la conception a été retenue pour le navire de combat de surface canadien (NCSC). Jusqu’à 15 nouveaux navires de ce type seront construits pour la Marine royale canadienne (MRC).

L’équipage du St. John’s a assisté à une présentation sur les principales différences entre le navire de type 26 de la Royal Navy et le NCSC de la MRC. Parmi les différences les plus marquantes, mentionnons les espaces d’hébergement et les systèmes de combat. Le hangar abritera le CH-148 Cyclone, principal hélicoptère maritime du Canada embarqué sur un navire, qui fournit un soutien aérien à la Marine royale canadienne.

Les deux modèles ont toutefois de nombreux points en commun. Par exemple, le plus grand dortoir accueillera neuf marins dans les deux modèles. Un gymnase est prévu dans la conception originale, contrairement aux navires actuels, où un gymnase a été aménagé à partir des espaces existants.

Après la présentation, les membres de l’équipage du St. John’s ont eu l’occasion de voir le modèle 3D informatisé du navire et d’examiner ses ponts, espaces et compartiments divers. Le navire aura deux passages principaux, un de chaque côté, avec des passages interreliés entre les deux.

Les dortoirs s’ouvriront sur les passages transversaux. Les couloirs ne se trouveront pas directement sur la coque, car un vide technique sera réservé au câblage, à la tuyauterie et à l’équipement du navire. Le gaillard d’avant fermé permettra à l’équipe du mouillage et à l’équipe de plage d’être protégées des éléments, caractéristique qui fera bien des heureux.

À première vue, la cuisine semble beaucoup plus grande que sur la frégate de la classe Halifax. Sur le pont arrière, les deux côtés seront dotés d’un cabestan pour aider le personnel qui manipule les lignes, plutôt que d’un seul cabestan comme c’est le cas actuellement sur les frégates de la classe Halifax. Enfin, les ailerons de passerelle feront le tour de la passerelle afin de faciliter l’accès de l’extérieur de toutes les fenêtres.

L’une des caractéristiques les plus innovantes du navire est la nouvelle aire de mission. Il s’agit d’une très grande zone située à l’avant du hangar, sur toute la largeur du navire. Doté d’une grue au plafond glissant sur rails de bâbord à tribord, cet espace s’avérera probablement très flexible et pourra s’adapter aux futures missions que la MRC sera appelée à accomplir. Il aura assez d’espace pour loger 10 conteneurs d’expédition, quatre bateaux pneumatiques à coque rigide ou toute autre configuration requise.

En ce qui concerne la propulsion, le navire sera équipé d’une seule turbine à gaz entraînant une boîte de vitesses à connexion croisée avec deux moteurs électriques montés sur chaque arbre dans une configuration combinée diesel-électrique ou gaz. À bas régime, les moteurs diesel fourniront l’énergie électrique nécessaire pour faire tourner les moteurs électriques. Pour des sprints plus rapides, la turbine à gaz fournira la puissance nécessaire.

L’équipage du navire a poursuivi sa visite au chantier naval Govan. BAE Systems a établi de nouvelles méthodes de construction pour le type 26 en travaillant sur les navires de patrouille extracôtiers de la classe River pour la Marine britannique. Ces méthodes se rapprochent de celles adoptées par le chantier Irving Shipbuilding, qui a commencé la construction de navires de la classe Harry Dewolf avant le début du programme du NCSC.

Le premier hangar comprend les ateliers de fabrication et de transformation où les plaques d’acier sont reçues et transformées en blocs de construction utilisables pour les navires. Au cours de la visite de l’équipage, les travailleurs fabriquaient de nouveaux composants pour le projet de navires de type 26.

L’équipage s’est ensuite dirigé vers le deuxième hangar, où a lieu la construction des extrémités avant et arrière de la première frégate de type 26, le HMS Glasgow. Sur des échafaudages érigés à tribord, les marins ont pu avoir une vue d’ensemble des salles des machines et du reste de la partie arrière du navire.

La visite s’est terminée par la remise d’une plaque de navire au personnel de BAE Systems, qui a affirmé que cette dernière serait fièrement accrochée dans le nouveau bureau de projet canadien du chantier naval.

La plupart des gens n’ont pas la chance de voir ce que l’avenir leur réserve. Mais c’est exactement ce qu’a fait une partie de l’équipage du NCSM St. John’s, et l’avenir s’annonce prometteur pour la Marine royale canadienne.

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