Une équipe canadienne déployée en renfort : les membres de l’Op UNIFIER collaborent avec ceux de l’Op ORBITAL à Dnipro

Op UNIFIER team supports British counterparts in Op ORBITAL offering training to Security Forces of Ukraine at Dnipro, Ukraine on June 18, 2019. Photo by: Aviator Stéphanie Labossière Joint Task Force-Ukraine // Les membres de l’équipe de l’Op UNIFIER appuient leurs homologues britanniques dans le cadre de l’Op ORBITAL, offrant de l’instruction aux Forces de sécurité de l’Ukraine à Dnipro, en Ukraine, le 28 juin 2019. Photo prise par : Aviatrice Stéphanie Labossière Force opérationnelle interarmées - Ukraine

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Rédigé par le capitaine Felix Odartey-Wellington, officier des Affaires publiques de la Force opérationnelle interarmées en Ukraine

 

DNIPRO, UKRAINE. « Quand nous avons appris qu’une équipe de Canadiens français venait nous appuyer à l’entraînement, nous ne savions pas quoi penser », raconte le lieutenant Hugo Hunter de l’opération ORBITAL en plaisantant à sa base à Dnipro, le 21 juin 2019.

En mai 2019, lorsque la demande a plus que triplé pour le programme de formation ORBITAL de l’armée britannique à l’intention des militaires ukrainiens à Dnipro, à moins de trois heures de route de la zone de conflit du Donbass, l’équipe britannique savait qui appeler : les Canadiens. Le lieutenant Hunter dit que l’équipe canadienne déployée en réponse n’a pas déçu.

Le sergent Phillippe Bernier du 12e Régiment blindé du Canada dirige l’équipe qui comprend le caporal-chef Nicolas Boily, le caporal Patrick Paradis et le caporal Jonathan Michel, tous du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment. « Nous avons tous de l’expérience dans les missions de combat et d’entraînement à l’étranger, y compris les déploiements en Afghanistan et en Pologne », déclare-t-il à propos de son équipe.

L’équipe fait partie de l’Opération UNIFIER. Il s’agit de la mission d’instruction des Forces armées canadiennes (FAC) qui appuie les Forces de sécurité de l’Ukraine en collaboration avec d’autres partenaires internationaux, dont le Royaume-Uni.

À Dnipro, les Canadiens donnent des instructions, dans le cadre d’une opération britannique, à un personnel ukrainien provenant de différents éléments militaires. Cela se passe à des centaines de kilomètres du quartier général canadien à Starychi. Ajoutez à cela l’instruction avec des armes étrangères, le défi de naviguer dans des accents québécois et cockney prononcés et la nécessité pour les soldats canadiens-français d’enseigner en anglais du contenu ensuite traduit en ukrainien, et vous aurez une bonne idée de la dynamique du partenariat unique entre les équipes Op ORBITAL et Op UNIFIER.

« Étant près de la région de Donbass et voyant des soldats endurcis au combat comme nos étudiants, nous avons un plus grand sentiment d’utilité, » observe le sergent Bernier. « Nous sommes les ambassadeurs des FAC, donc pour nous, il s’agit aussi d’établir des liens. »

L’établissement des liens a porté fruit. Un des étudiants ukrainiens, le sergent supérieur Oleksandr, dit : « Nous trouvons une âme sœur chez les Canadiens. Leur tenue à elle seule démontre qu’ils sont des professionnels avec une expérience du combat. Ce qu’ils enseignent est très pratique et pour ceux d’entre nous qui connaissent le combat, nous savons qu’il est pertinent. Nous parlons la même langue que les guerriers. »

Le lieutenant Hunter est tout aussi élogieux à l’égard des Canadiens. « C’était formidable d’avoir le soutien supplémentaire, dit-il, et encore mieux d’avoir les Canadiens à cause des similitudes dans les tactiques et même les blagues. C’était comme avoir des troupes britanniques supplémentaires. Et leur capacité d’enseignement est d’un niveau élevé. »

« Le fait que les Canadiens maîtrisent certains des systèmes d’armes utilisés en Ukraine aide, souligne le lieutenant Hunter. « Et nous avons appris les uns des autres : J’ai amélioré mon français et ils ont amélioré leur anglais. »

Le sergent Bernier et son équipe sont d’accord. « Travailler avec les membres de l’Op ORBITAL élargit notre champ d’action et les Britanniques sont très accueillants », dit-il. « Nous serons heureux d’avoir d’autres occasions de travailler en équipe avec les membres de l’Op ORBITAL. »

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