Des Rangers juniors canadiens apprennent comment célébrer une saison traditionnelle crie

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Peter Moon,

Des membres des Rangers juniors canadiens d’une collectivité isolée des Premières Nations ont réalisé un voyage sur le territoire au cours duquel ils ont acquis de nouvelles connaissances sur leur culture et appris comment vivre sans appareils électroniques pendant plusieurs jours.

« C’était une occasion pour eux de se renseigner sur la culture et les enseignements traditionnels cris », explique le caporal-chef Adrian Sutherland, membre de la patrouille de Rangers canadiens d’Attawapiskat. « De plus, ils ont aussi eu la chance de s’éloigner des médias sociaux et de leurs appareils électroniques, et de faire un retour à des activités simples, par exemple, socialiser et établir des liens les uns avec les autres. »

L’exercice a été organisé par le caporal-chef Christopher Kataquapit de concert avec d’autres Rangers canadiens et des bénévoles de la collectivité, à l’aide de l’appui financier et du soutien du conseil de bande. Attawapiskat est situé près de la côte de la baie James.

Les Rangers juniors relèvent d’un programme de l’Armée canadienne adapté à la réalité culturelle et destiné aux garçons et aux filles de 12 à 18 ans qui habitent dans les collectivités éloignées et isolées du Nord canadien.

En mai, les Rangers canadiens, réservistes à temps partiel de l’Armée, les Rangers juniors et les bénévoles civils ont traversé en grand canot la rivière Attawapiskat pour se rendre à l’île Bear, où ils ont campé pendant trois soirs.

Ils ont installé des filets dans la rivière pour attraper du poisson, ils ont mangé de la banique, de l’orignal et du caribou, ils ont construit un tipi et ils ont tenu régulièrement des cercles de partage au cours desquels on a encouragé les Rangers juniors à parler et à rire.

« C’était amusant, affirme Ciarra Nakogee, 16 ans, des Rangers juniors. Les jeunes qui étaient au camp, nous nous parlions à peine avant d’y aller. Cependant, le camp nous a rapprochés et nous a permis de nous lier d’amitié. Nous avons uni nos efforts, nous avons discuté ensemble, nous avons établi des liens et nous avons échangé des idées. Nous avons surtout mangé des aliments sauvages, et c’était amusant d’aller vérifier les filets chaque jour pour voir si nous avions attrapé du poisson. »

La culture crie compte six saisons dans son calendrier, explique le caporal-chef Kataquapit. Entre le printemps et l’hiver, il y a la saison de la floraison, puis entre l’automne et l’hiver, la saison du gel. L’exercice avait pour objet d’enseigner aux Rangers juniors la signification traditionnelle de la saison de la floraison. Ces derniers ont également appris comment préserver les produits de la chasse, ainsi que l’importance de faire corps avec la terre aux fins de survie.

Les Rangers juniors ont appris à manœuvrer en toute sécurité un grand canot et ils ont franchi une série de rapides pour savoir comment manœuvrer une embarcation dans des courants rapides. Par ailleurs, ils ont découvert comment se déplacer en sécurité sur la rive, où de grands morceaux de glace s’étaient accumulés à la suite de la débâcle printanière. « Nous avons tenté d’enseigner aux jeunes comment être prudents et autosuffisants », poursuit le caporal-chef Kataquapit.

Selon ce dernier, l’exercice a connu un tel succès qu’il souhaiterait en réaliser un autre durant la saison du gel.

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