Mise à l’honneur d’un soldat décoré et pionnier de la santé mondiale associé à l’Organisation mondiale de la Santé

Colonel Jim Kile with Dr. Chisholm’s granddaughters Elizabeth Burden (Oakville, ON) and Caroline Mentha (Victoria, BC) who accepted the award on behalf of the Chisholm family. ~ Le colonel Jim Kile, en compagnie des petites-filles du Dr Chisholm, Elizabeth Burden (Oakville [Ontario]) et Caroline Mentha (Victoria [Colombie Britannique]), qui ont accepté le prix au nom de la famille Chisholm.

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Soldat décoré et major-général canadien, psychiatre et pionnier de la santé mondiale ayant joué un rôle déterminant dans la création de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le regretté G. Brock Chisholm, MD, a été honoré par le Temple de la renommée médicale canadienne.

Le colonel Jim Kile, directeur – Politiques de santé, Quartier général du Groupe des Services de santé des Forces armées canadiennes (FAC), a assisté à la cérémonie du 2 mai 2019 à Montréal, au Québec, en tant que membre du Comité consultatif sur l’histoire et le patrimoine du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, groupe responsable de la mise en candidature du Dr Chisholm. Se sont jointes à lui les petites-filles du Dr Chisholm, Elizabeth Burden (Oakville [Ontario]) et Caroline Mentha (Victoria [Colombie‑Britannique]), qui ont accepté le prix au nom de la famille Chisholm.

Le regretté G. Brock Chisholm, CC, CBE, MD, MC avec agrafe, ED (Toronto [Ontario]), est digne de cette reconnaissance. Sa biographie intégrale publiée dans le site du TRMC se lit comme suit :

Le Dr Chisholm, qui avait commencé sa carrière médicale en pratique privée, est alors devenu « le médecin du monde », avec une pratique touchant trois milliards de personnes, et a contribué à bâtir les institutions internationales de coopération qui soutiennent le monde d’aujourd’hui.

Né à Oakville, en Ontario, en 1896, le Dr Chisholm s’est enrôlé comme soldat en 1915, servant en France, où il a été blessé à deux reprises et décoré pour son héroïsme. Après la guerre, il a obtenu son diplôme de médecine en 1924 de l’Université de Toronto, a fait sa résidence en Angleterre pour se spécialiser en psychiatrie, puis a poursuivi ses études en santé mentale des enfants à Yale. C’est alors qu’il a mesuré tout l’impact des déterminants sociaux de la santé. Établissant la première pratique psychiatrique privée à Toronto au plus fort de la Dépression, le Dr Chisholm acceptait « un paiement en nature » de ses patients qui ne pouvaient pas payer en espèce.

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Dr Chisholm a été directeur général des Services médicaux, le poste médical le plus élevé de l’Armée canadienne, et en 1944, il a été nommé premier sous-ministre de la Santé du Canada. En 1946, lors d’une réunion de planification de l’OMS, le Dr Chisholm a déclaré qu’il fallait définir la santé comme « un état de bien-être physique, mental et social complet et non seulement l’absence de maladie ou d’infirmité ». Cette définition éclairée est maintenant inscrite dans la charte de l’OMS.

La carrière du Dr Chisholm n’a pas été sans controverse. C’était un penseur farouchement indépendant qui avait des opinions bien arrêtées sur l’éducation des enfants et la justice sociale, et il était parfois accusé, à une époque où de telles accusations étaient courantes, de sympathie communiste pour son internationalisme passionné et sa défense de la raison scientifique séculaire. Il était profondément convaincu des dangers de la guerre nucléaire et fut l’un des premiers à faire la mise en garde contre la pollution industrielle et la croissance incontrôlée de la population.

Le Dr Chisholm avait vu la guerre de près, comme soldat pendant la Première Guerre mondiale et comme administrateur médical pendant la Seconde Guerre mondiale. Il connaissait la dévastation et la cruauté de la guerre, tant du point de vue du simple soldat que de l’officier haut gradé. De 1945 à 1953, il a exercé un pouvoir considérable dont il s’est servi pour promouvoir l’une des organisations internationales les plus durables et les plus positives que le monde ait jamais connues. Il croyait en la possibilité d’une coopération internationale éclairée et il a participé à la réaliser pour notre bien à tous.

 

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