Des Rangers canadiens d’Attawapiskat portent secours à un chasseur sur l’île Akimiski

Étiquettes : |

Par Peter Moon

Une équipe de recherche des Rangers canadiens a secouru un chasseur dont la motoneige était tombée en panne. Ce dernier a été contraint à passer la nuit dans un abri de fortune qu’il a fabriqué à l’aide de son toboggan et d’une bâche.

« Toute cette histoire a commencé lorsque j’ai reçu un appel par téléphone satellite (vers 23 h) de ma tante, qui se trouvait à un camp de chasse sur l’île Akimiski. Elle m’a expliqué que son beau-fils avait quitté le camp à 8 h et qu’il n’était toujours pas rentré », explique le sergent Clayton Wesley, commandant de la patrouille de Rangers canadiens d’Attawapiskat, petite collectivité crie située sur la baie James. « Comme nourriture, il n’avait emporté que quelques sandwiches pour une journée de chasse. »

Les Rangers canadiens sont des réservistes à temps partiel de l’Armée.

Le chasseur manquant à l’appel faisait partie d’un groupe de chasseurs s’étant réuni à un traditionnel camp de chasse printanier sur l’île Akimiski, île inhabitée située à 19 kilomètres de l’embouchure de la rivière Attawapiskat. Toutes les îles dans la baie de Hudson et la baie James font partie du Nunavut, tandis qu’Attiwapiskat se trouve en Ontario.

Bien que l’île relève de la compétence de la GRC, le détachement de la GRC le plus près au Nunavut se trouve à des centaines de kilomètres de là. La GRC a donc demandé l’aide des Forces armées canadiennes, et les Rangers d’Attawapiskat ont été autorisés à mener une recherche. Cependant, en raison des conditions météorologiques printanières, la recherche n’a pu être entamée que le lendemain matin, car le terrain était recouvert en partie de bouillie neigeuse et d’eau. Pendant la nuit, le mercure a chuté, atteignant -7 °C.

« Mon frère Paul, un membre des Rangers, se trouvait au camp de chasse que l’homme avait quitté, ajoute le sergent Wesley. Paul est parti à la recherche de ce dernier le matin, à 6 h, accompagné d’un bénévole civil, Paul Tookat. Ils l’ont trouvé environ une heure et demie plus tard. Sa motoneige était tombée en panne.

« Ils se sont préoccupés tout d’abord de lui, puis du véhicule. Ils l’ont ramené rapidement au camp et lui ont offert quelque chose à manger et à boire. Il se portait bien. Il s’était construit un bon abri. »

Peu après la recherche couronnée de succès, le sergent Wesley a reçu un appel du service de police de Nishnawbe-Aski, à Attawapiskat. « On nous a dit qu’on avait vu qu’une personne traverser la rivière à pied, et qu’on ne la voyait plus, précise-t-il. Le service de police a demandé notre aide. Ainsi, le caporal-chef Derek Hookimaw et moi sommes partis en motoneige, à la recherche de l’homme. »

Ils ont suivi les pistes de l’homme dans la neige jusqu’à ce qu’ils le voient au loin et réussissent à le rattraper. « L’homme n’avait rien apporté à boire ni à manger, rien du tout. Il n’avait que les vêtements sur son dos, poursuit le sergent Wesley. Il nous a confié vouloir traverser la baie et se rendre à pied à l’île Akimiski. Il portait des bottes de caoutchouc et une paire de jeans. Il ne portait pas une tenue appropriée. »

Ils ont parlé à l’homme et l’ont convaincu de rentrer avec eux.

« Des agents de police nous attendaient à notre retour, et l’homme s’en est allé avec eux. C’était une journée occupée. »

(Le sergent Peter Moon est le ranger responsable des affaires publiques du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens à la Base des Forces canadiennes Borden.)

Date de modification :