Lorsque vous êtes en péril en haute mer….que se passe-t-il dans les coulisses?

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Rédigé par le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (Halifax)

Un problème est survenu sur votre navire dans l’océan Atlantique Nord.

La mer est houleuse. Les conditions météorologiques sont sans merci. Vous lancez un appel à l’aide sur la fréquence de la radio de la Garde côtière, avec votre cellulaire ou en déclenchant votre radiobalise de localisation des sinistres (RLS).

Votre demande est immédiatement transférée au Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage à Halifax ou aux centres secondaires de sauvetage maritime à St. John’s ou à Québec. Les centres sont ouverts en tout temps. Les opérateurs en recherche et sauvetage des Forces armées canadiennes (FAC) et de la Garde côtière canadienne (GCC) entrent en jeu.

Alors que des aéronefs des FAC et des navires de la GCC sont déployés, le personnel opérationnel enquête sur la situation et répond aux questions nécessaires pour planifier et mettre en œuvre la mission de recherche et de sauvetage. Par exemple :

  • Où se trouve le navire en détresse exactement?
  • Pouvons-nous communiquer directement avec l’équipage?
  • Quelles ressources se trouvent actuellement dans cette région? À quelle distance du navire en détresse se trouvent-elles?
  • Quelles sont les conditions météorologiques? La mer est-elle agitée? Nos aéronefs et navires peuvent-ils opérer dans de telles conditions météorologiques?
  • Combien de personnes se trouvent sur le navire en détresse ou désemparé? Ont-ils des problèmes de santé?
  • Quel équipement de survie est à bord?
  • À quel endroit les hélicoptères peuvent-ils faire le plein de carburant dans la région?
  • Y a-t-il un parcours de dérive? Le navire en détresse peut-il dériver de l’endroit où il se trouve?
  • Que devons-nous faire pour assurer une veille aérienne constante?
  • Avons-nous les coordonnées des plus proches parents?

Notre arsenal

Les ressources maritimes et aériennes en matière de recherche et sauvetage sont dans des endroits stratégiques aux bases des FAC et stations de la GCC partout au Canada Atlantique.

Voici les ressources aériennes :

  • CC-130 Hercules, un aéronef de transport de longue durée et de sauvetage
  • CH-149 Cormorant, un hélicoptère de recherche et sauvetage basé à terre (grand hélicoptère jaune)
  • CP-140 Aurora, un aéronef anti-sous-marin et de reconnaissance maritime utilisé dans les missions de recherche et sauvetage
  • Lieux primaires : 14e Escadre Greenwood, N.-E.; et 9e Escadre Gander, T.-N.

Les navires de la GCC comprennent de multiples postes de bateaux de sauvetage SAR, y compris les embarcations de sauvetage SAR, de classe Cape, de classe Arun, ainsi que la nouvelle classe Bay. La plupart des postes sont ouverts à l’année. Parfois, certains d’entre eux doivent fermer en raison de la glace (c.-à-d. le détroit de Northumberland).

Durant l’été, les postes de sauvetage côtiers opèrent dans des zones très achalandées, comme le port d’Halifax, Moncton, et la baie de la Conception. Ce service permet d’intervenir rapidement dans les régions près de la côte. Les plus grands navires polyvalents de la Garde côtière servent à intervenir et prendre la relève des embarcations de sauvetage lors des longues recherches.

Région de recherche et sauvetage du Canada Atlantique

 

La carte ci-dessus illustre ce que représente les coordonnées à l’ouest de 30 degrés de longitude ouest, au nord de 42 degrés de latitude et au sud de 70 degrés de latitude nord.

C’est grand.

Cet espace inclut l’Est du Canada, la partie Est du Québec et la partie Sud de l’île de Baffin. La région mesure 4,7 millions de kilomètres carrés. L’océan couvre quatre-vingt pourcent de cet espace, avec plus de 74 000 kilomètres de littoral.

Qu’est-ce que cela signifie pour nous au CCCOS?

Il est primordial de bien vous préparer pour nous donner les meilleures chances de vous venir en aide.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous?

Tout est dans la préparation. Vos chances de survie sont basées sur des données scientifiques.

Par exemple, selon les modèles de survie présentés dans le tableau ci-dessous, voici les chances de survie d’une personne âgée de 35 ans pesant 200 lb dans des eaux à 5° Celsius.

Équipement de protection individuelle Limites fonctionnelles (hrs) Limites de survie (hrs)
Avec une combinaison d’immersion 19.9 26.7
Avec un survêtement protecteur 5.0 8.1
Avec des vêtements ordinaires 1.5 3.0

Source des données : Manuel international de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes

À noter :

  • « Limites fonctionnelles » fait référence au temps pendant lequel une personne peut raisonnablement rester à flot sans appareil ou vêtement de flottaison. 
  • L’estimation des limites de survie se base sur l’estimation de la température corporelle. Chaque personne est différente.
  • La flottaison dans des vêtements ordinaires doublera votre temps de survie puisque la perte de fonction musculaire à elle seule ne causera pas la noyade.
  • La flottaison peut également empêcher le choc hypothermique d’entraîner la noyade.

Ce qu’il faut retenir…

Appelez nous rapidement. Entamer la communication avec nous ne coûte rien et nous pourrons surveiller la situation et collaborer avec vous. En cas d’urgence, le temps est la ressource la plus précieuse. Ce qu’il vous faut le plus, c’est une intervention immédiate.

Les FAC et la GCC sont les deux principaux organismes responsables de la recherche et du sauvetage aéronautique et maritime au Canada. La recherche et le sauvetage (SAR) est un réseau de systèmes appuyé par de nombreux partenaires dans le domaine, ainsi que des organisations bénévoles.

Pour sauver des vies –

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