Des officiers de la DGGPEA en Argentine pour un exercice de simulation

The Canadian contingent for Exercise COOPERACIÓN VI included from left to right: LCol Benoit Bisson, Capt Gris Gutierrez and Maj Cristy Montoya from DGAEPM; Maj Audrey Morales from 4 Wing Cold Lake and Capt David Henriquez from DG Air Readiness. ~ Contingent canadien de l’exercice COOPERACIÓN VI à partir de la gauche: Lcol Benoit Bisson, Capt Gris Gutierrez et Maj Cristy Montoya de la DGGPEA; Maj Audrey Morales de la 4e Escadre Cold Lake et Capt David Henriquez de la DG Disp Op Air

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Trois officiers de la DGGPEA ont pris part à l’exercice COOPERACIÓN VI, un exercice multinational axé sur les secours aux sinistrés qui s’est tenu à Mendoza, en Argentine, le mois dernier.

L’exercice a lieu chaque année sous l’égide du Sistema de Cooperación entre las Fuerzas Aéreas Americanas (système de coopération entre les forces aériennes des Amériques), connu sous le nom de SICOFAA. Cette organisation vise à améliorer l’interopérabilité parmi les forces aériennes des Amériques, à promouvoir le soutien mutuel et à faciliter l’échange d’expérience et d’expertise en ce qui a trait à la sécurité aérienne. L’exercice, auquel participent 120 officiers venant de douze pays, se déroule en espagnol.

Le LCol Benoit Bisson, logisticien principal à l’organisation du directeur – Obtention aérospatiale (DOA) a dirigé les participants de la DGGPEA. Bien qu’il ne parle pas couramment l’espagnol, le LCol Bisson avait été affecté à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), dont les participants étaient majoritairement hispanophones, ce qui lui a permis de se familiariser avec la langue. « Ma contribution relevait surtout du domaine protocolaire, ce qui est très important dans nos interactions avec les militaires des pays latino-américains », a-t-il dit. « J’ai assuré la liaison avec les représentants du SICOFAA ».

Le LCol Bisson explique que l’Ex COOPERACIÓN VI était un exercice sur table visant à préparer les participants à l’exercice réel prévu pour l’an prochain en Colombie. La première semaine a été consacrée aux préparatifs et à des séances d’information et la deuxième, à l’exercice même. Les participants devaient planifier les efforts de secours après un séisme virtuel, suivi d’un tsunami et de l’incendie d’un gazoduc. Les exercices comme celui-ci font en sorte que les militaires qui prennent part aux efforts de secours sont mieux préparés à travailler ensemble en cas de véritables catastrophes.

La simulation a suivi le modèle du Centre multinational d’opérations aérospatiales (CMOA) pour les secours en cas de catastrophes et a exploité un logiciel détaillé qui, selon le LCol Bisson, était « très réaliste ».

Le LCol Bisson soutient que la simulation de cette année permettra à l’exercice de l’an prochain de se dérouler sans heurt. « Par exemple, nous avons utilisé un avion Hercules pour la simulation, mais ce n’était pas le modèle J, que l’on utilisera pour l’exercice l’année prochaine. La capacité de charge du modèle J est différente, donc nous avons été en mesure d’intégrer cette information et d’en tenir compte dans le logiciel. »

Le Maj Cristy Montoya est officier principal de l’acquisition du matériel à l’organisation du DOA. Sa mission dans le cadre de l’Ex COOPERACIÓN VI était de traiter les demandes de cargaison à l’aérogare. C’était une des rares femmes à participer à l’exercice. « La culture militaire en Amérique du Sud est caratérisé par une prédominance masculine très forte. C’était donc intéressant de voir comment nous interagirions et nous avons saisi l’occasion de leur montrer que les femmes peuvent participer. Mais peut-être parce que nous étions Canadiennes, cela ne leur a pas posé de problème. »

En plus de servir d’interprète pour le LCol Bisson et les autres, le Capt Gris Gutierrez, officier du génie des systèmes aéronautiques chez le DPEAG T&S, faisait partie de la cellule des leçons retenues. « Nous surveillions ce que faisaient les autres cellules en vue d’analyser leurs activités et de corriger les erreurs ou les mauvais calculs. Nous avons encouragé la tenue d’une réunion quotidienne avec les représentants de chacune des cellules afin de coordonner nos plans pour la journée. »

Dans une entrevue accordée aux médias locaux, le brigadier Alejandro Maroni, directeur de l’Ex COOPERACIÓN VI, a fait valoir que la voie aérienne est le moyen le plus rapide, voire le seul moyen, d’intervenir à la suite d’une catastrophe. Il soutient qu’aucun territoire n’est à l’abri d’une éventuelle catastrophe et que la préparation détaillée qu’offrent les simulations réalistes est essentielle pour assurer le meilleur résultat possible.

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