Reboisement et restauration d’écosystèmes à la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown

Reforestation and ecosystem rehabilitation at 5th Canadian Division Support Base Gagetown

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Article / Le 23 avril 2019 / Numéro de projet : 18-0429

Par Megan Betts, Direction générale des services environnementaux, Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown

Gagetown (Nouveau-Brunswick) — Un important projet de reboisement qui a permis de planter des milliers d’arbres dans le champ de tir et le secteur d’entraînement de la Base de soutien de la 5e Division du Canada (BS 5 Div CA) Gagetown au cours des dix dernières années se poursuivra au printemps 2019. Il a pour but de réparer les dommages causés à l’écosystème et aux habitats fauniques par des travaux de déboisement à grande échelle qui ont commencé à la base il y a plus de 20 ans.

Le Service canadien des forêts (SCF) fournit les arbres et les arbustes qui sont plantés par le personnel de la base, des entrepreneurs et des étudiants occupant des emplois d’été. Les travaux de plantation sont faits dans les secteurs susceptibles de bénéficier de ce reboisement sur le plan environnemental.

Les principaux secteurs ciblés par le reboisement sont les abords des cours d’eau, les zones humides et les zones riveraines (les espaces qui entourent les zones humides et les cours d’eau). Non seulement les zones plantées visées sont-elles écosensibles, mais elles jouent également différents rôles écologiques, que ce soit en améliorant la qualité de l’eau et la capacité de rétention du sol ou en servant d’habitat pour la faune aquatique et terrestre, y compris quelques espèces en péril.

Une zone équivalente à sept mille terrains de football ciblée pour la restauration

La Direction générale des services environnementaux de la BS 5 Div CA Gagetown cible de nouveaux secteurs pour le reboisement. Au milieu des années 90, environ 7 000 hectares de forêt ont été déboisés dans le cadre d’une initiative visant à ouvrir de nouveaux secteurs pour l’entraînement. Toutefois, la végétation et la terre végétale accumulées au cours du processus de déboisement ont été entassées en longs talus rectilignes, rendant ainsi cette zone inutilisable pour l’entraînement aux manœuvres à bord de véhicules.

Pour mettre les choses en perspective, 7 000 hectares correspondent à 70 kilomètres carrés, c’est-à-dire 17 297 acres ou 7 000 terrains de football.

Bien que la végétation ait poussé sur les talus depuis ce temps, les zones entre les talus demeurent clairsemées, restant ainsi très vulnérables à l’érosion. De plus, ces zones n’offrent que très peu d’habitats à la faune. Au cours des années précédentes, les talus avaient été nivelés afin de répartir la terre végétale et ainsi réduire l’érosion. On avait également ensemencé ces zones. Cette technique est couteuse et son taux de réussite varie beaucoup. De plus, différents problèmes de nature environnementale y sont associés.

Nouveau partenariat en recherche pour la remise en état des forêts, des terrains et des habitats

2018 a été marqué par le lancement d’une nouvelle initiative établie entre l’Université du Nouveau-Brunswick, le SCF et la Direction générale des services environnementaux de la BS 5 Div CA Gagetown.

Les chercheurs enquêtent sur la possible remise en état de sites arides, essentiellement sans vie de la Base. Pour y arriver, on fait appel à un certain nombre d’espèces de début de succession forestière, par exemple d’arbres et d’arbustes rustiques. L’intégration d’espèces de début de succession permet à un secteur de retrouver un équilibre écologique plus sain lorsqu’il a subi des dommages, que ce soit en raison de l’intervention humaine ou en raison de causes naturelles.

On a recensé différentes espèces de début de succession forestière qui sont à la fois robustes et mieux adaptées au sol sec et pauvre en nutriments des sites préoccupants. Dans ses serres, le SCF fait actuellement la culture des espèces qui seront plantées au printemps 2019.

Parmi les espèces choisies, on retrouve différentes variétés de pins (rouge, gris et rigide) et de cerisiers (de Virginie et de Pennsylvanie). Si le projet est un succès, il permettra de répertorier les espèces qui peuvent être utilisées pour reboiser les sites ayant subi une dégradation et où les conditions de croissance sont difficiles.

Algues et champignons à la rescousse

Pour améliorer la capacité des arbres à repeupler ces sites, deux traitements ont été expérimentés en serre. Le premier fait appel à un extrait d’algue, le second est l’ensemencement d’un champignon mycorhizien. Ces études avaient pour but de déterminer si ces traitements pouvaient améliorer la survie de ces plantes sur ces sites en comparant les résultats obtenus avec ceux des groupes de contrôle qui n’ont pas reçu le traitement.

L’objectif de cette recherche est de trouver une méthode plus écologique et plus rentable de restaurer la végétation dans les vastes espaces arides situés entre les talus.
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