Un Bombardier de l’Armée est la première femme à atteindre la perfection lors de l’évaluation FORCE

Un bombardier de l’Armée est la première femme à atteindre la perfection lors de l’évaluation FORCE

Étiquettes : | |

Article / Le 24 avril 2019 / Numéro de projet : 19-111

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Oromocto (Nouveau-Brunswick) — Il suffit de demander « Êtes-vous prêt à passer votre Évaluation FORCE annuelle obligatoire? », et même certains membres des Forces armées canadiennes chevronnés deviendront nerveux. Ce n’est pas le cas du bombardier  Marie-Herene Maillet, la première femme militaire à obtenir une note parfaite de 100 %. Du jamais vu!

Le Bdr Maillet est une technicienne en défense aérienne du 4e Régiment d’artillerie (Appui général) de l’Artillerie royale canadienne, basé à Oromocto, au Nouveau-Brunswick.

Afin de faire la preuve qu’ils ont atteint le plus haut niveau de condition physique nécessaire pour le service, les membres des Forces armées canadiennes (FAC) sont tenus de passer l’évaluation FORCE annuellement. Ils doivent effectuer une série de quatre tâches: le levage de sacs de sable, la traction de sac de sable, la course précipitée sur 20 mètres et la course-navette intermittente avec charge (série de cinq courses navettes sur 40 mètres avec une charge et cinq autres sans charge).

À peine 0,2 pour cent de l’effectif des FAC parvient à obtenir la note « platine », correspondant à une somme de point se situant entre 394 et 400 points lors du test de conditionnement physique annuel. Le 19 février 2019, non seulement un membre de l’Armée canadienne est parvenu à se hisser dans le petit groupe restreint des détenteurs de la note platine, mais en plus elle a été la première femme membres des FAC à obtenir la note parfaite de 400 points.

Le Bdr Maillet est technicienne en défense aérienne avec le 4e Régiment d’artillerie (Appui général) de l’Artillerie royale canadienne, situé à Oromocto, au Nouveau-Brunswick.

Se décrivant elle-même comme une « personne super-hyperactive », le Bdr Maillet explique son programme de conditionnement physique personnel : une course matinale quotidienne pouvant aller jusqu’à cinq kilomètres, un entraînement quotidien avec des poids et trois après-midis de natation chaque semaine. Tout cela s’est avéré une préparation plus qu’adéquate. Ses ambitions professionnelles étaient une autre source de motivation importante.

Dans l’entrevue suivante, le Bdr Maillet explique plus en détail ces ambitions et pourquoi le style de vie militaire et son rythme plus élevé lui convient autant.

Q1 : Lorsque vous avez reçu votre résultat confirmant l’obtention du niveau platine, comment avez-vous réagi?

J’étais excitée, parce que je ne croyais pas vraiment que j’allais l’atteindre.

J’avais entendu dire que la norme avait été relevée, mais je savais que je devais faire de mon mieux, car je souhaite devenir une technicienne en recherche et sauvetage. Si je n’obtenais pas le niveau or ou platine, ma candidature n’aurait pas été retenue.

J’ai également eu des problèmes lors de la course précipitée sur 20 mètres : j’ai couru beaucoup plus loin que nécessaire, ce qui a ajouté quelques secondes à mon résultat. Pour cette raison, je ne croyais pas atteindre le niveau platine. Ce fut toute une surprise d’apprendre que je l’avais atteint.

Q2 : Qu’est-ce qui vous attire dans le métier de la recherche et sauvetage?

C’est mon emploi de rêve. Il regroupe tout ce que j’aime dans le même groupe professionnel.

Tous ceux qui font ce métier actuellement, ce sont les meilleurs des meilleurs à mon avis. Vous pouvez être appelé à sauter d’un avion, à devoir plonger sous l’eau ou vous pouvez vous retrouver en train de grimper une montagne.

L’aspect médical m’a toujours fasciné; je crois que j’y serai parfaitement à ma place. Actuellement, je fais tout ce que je dois faire pour me préparer adéquatement.

Q3 : Votre programme personnel d’exercices était déjà assez intense. En préparation pour le test, avez-vous tenté de repousser davantage vos limites?

Non. Pour moi, faire l’évaluation Force n’est pas réellement difficile. Il ne s’approche même pas de ce que je fais durant mes entraînements.

Faire l’évaluation aussi vite que vous le pouvez est difficile pour qui que ce soit, mais tout mon entraînement est fondé sur un niveau d’endurance élevé et sur la rapidité d’exécution, alors cela aide un peu.

Q4 : Est-ce que la bonne condition physique était importante pour vous avant de vous enrôler dans l’Armée?

J’étais super-athlétique lorsque j’étais plus jeune. Je jouais au rugby, au volleyball, au soccer. Je suis une personne super-hyperactive, j’ai besoin de bouger.

Par contre, je ne m’intéressais pas autant au fitness. Cet intérêt a commencé à se manifester lorsque je me suis enrôlée dans l’Armée.

Q5 : Quelle était votre raison de vous enrôler dans l’Armée au départ?

Je sais, depuis que je suis toute petite, que l’Armée était faite pour moi.

Lorsque j’étais au secondaire, je voulais devenir technicienne médicale. Je me suis toutefois rendue compte que ce n’était pas assez. Je ne voulais pas seulement travailler dans un hôpital ou une ambulance.

J’ai commencé à regarder ce que l’Armée avait à offrir et j’ai constaté que ce travail était super-physique. En outre, il se passait toujours quelque chose quelque part et être militaire vous permet d’aller à l’étranger.

Tout ce que je savais c’est que c’était le style de vie dont j’avais besoin, car il y a un aspect intense et que je suis une personne très intense.

Cette entrevue a fait l’objet d’une révision à des fins de concision et pour en améliorer la clarté.

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne.
Pour plus d’articles, visitez le site Web de l’Armée canadienne.

Liens connexes

Galerie d'images

Date de modification :