Pour les enfants des militaires, les au revoir sont beaucoup plus fréquents

Pour les enfants des militaires, les au revoir sont beaucoup plus fréquents

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Article / Le 16 avril 2019 / Numéro de projet : 19-0117

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Par Shannon Morrow, Affaires publiques de l’Armée

Oromocto, Nouveau-Brunswick — Le mode de vie d’un militaire s’accompagne d’une fierté, d’honneur et de nombreux sacrifices – des sacrifices qui sont également consentis par les familles.

La force derrière l’uniforme : les familles des militaires

Avril, le Mois des enfants de militaires, célèbre les enfants qui grandissent dans des familles de militaires.

Les enfants des familles de militaires déménagent d’un endroit à l’autre, laissant derrière leur école, leurs amis et leurs engagements, tous les deux ou trois ans. Ces enfants, que l’on célèbre grâce à leur force et à leur résilience, sont la fierté et la joie de leurs familles et c’est en grande partie grâce à eux que le retour à la maison est si merveilleux.

Un déploiement en Ukraine pendant que la maisonnée est au Nouveau-Brunswick

L’adjudant Samuel Roy du 4e Régiment d’artillerie (Appui général) de l’Artillerie royale canadienne participe actuellement à l’opération UNIFIER en Ukraine.

L’Adj Roy et sa famille habitent près de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown (BS 5 Div CA Gagetown) à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. L’épouse de l’Adj Roy, Marie-Claude Guillemette, est enseignante et elle effectue actuellement une maîtrise.

Le couple a trois garçons : Nathan Roy (11 ans), Félix Roy (9 ans) et Mathis Roy (7 ans), qui n’ont jamais connu un mode de vie différent.

À l’occasion du Mois des enfants de militaires, la famille explique ce que cela signifie pour elle de grandir dans une famille de militaire et elle parle des déménagements et du mode de vie militaire.

Entretien avec Marie-Claude Guillemette :

Q1 : En quoi le fait de grandir dans une famille militaire a des répercussions, positives ou négatives, sur vos enfants?

Positives : Ils développent de la résilience; c’est une immense qualité à avoir. Ils seront aussi plus autonomes que les autres enfants. Négatives : les au revoir sont beaucoup plus fréquents que pour les autres enfants.

Q2 : Selon vous, en quoi les enfants qui grandissent dans une famille militaire sont-ils différents des autres enfants?

Ils doivent être forts, mais comme je vous l’ai dit, cela peut avoir un effet positif, car ils développent de la résilience. Souvent, on leur demande de faire des sacrifices comme s’ils étaient des adultes. Or, ils deviennent compréhensifs et conscients de la vraie vie.

Ils sont véritablement reconnaissants des moments qu’ils passent avec chaque membre de la famille. On leur demande d’être loin de leur famille. Pour notre part, les grands-parents, les oncles et les tantes habitent tous dans une province différente. Dans certains cas, on déménage tous les deux ou trois ans.

Q3 : Selon vous, que pensent vos enfants des déménagements fréquents?

Ce n’est pas toujours facile, mais une nouvelle chambre et un petit quelque chose de spécial dans la nouvelle maison peuvent amener un changement d’attitude! En fait, il faut les rassurer que tout ira bien; ce sera différent, mais tout se passera bien.

Q4 : Comment se sentent-ils lorsque leur père est en déploiement?

Ils sont très compréhensifs! Nous sommes tellement chanceux! Lors d’un déploiement, Félix n’avait que trois semaines quand Samuel est parti. À son retour, il avait un an.

C’est plus facile qu’avant. Nous pouvons lui parler régulièrement et le tenir informé de notre réalité. Nous lui écrivons des courriels, des messages textes et nous ajoutons beaucoup de photos pour nous assurer qu’il ne perd pas le fil de notre routine.

Les enfants comptent les dodos avant le grand retour.

Q5 : Croyez-vous qu’ils s’enrôleront dans les Forces armées canadiennes quand ils seront grands?

Je répondrais oui pour l’un d’entre eux! Nathan veut voyager et il réclame constamment plus d’indépendance. Je serai certainement curieuse de connaître la suite des choses.

Pour Félix, l’avenir nous le dira.

Je dirais que c’est un non catégorique pour Mathis. Il est un peu casanier et il aime vraiment passer du temps en famille.

Mais peu importe, nous les encouragerons à faire ce qu’ils ont envie de faire!

Q6 : Aimeriez-vous ajouter quelque chose à propos d’élever des enfants dans une famille de militaire?

C’est un défi, mais c’est également enrichissant.

Entretien avec ses enfants Nathan, Félix et Mathis :

Q1 : Que pensez-vous du travail de votre père?

Nathan : Il est tellement chanceux de voyager autant!

Félix : C’est intéressant. Il enseigne, il rencontre de nouvelles personnes, il voyage partout dans le monde et il fait du sport pendant ses heures de travail.

Mathis : Il est tellement courageux.

Q2 : Qu’aimeriez-vous faire quand vous serez grand?

Nathan : J’aimerais faire partie des Forces armées canadiennes ou être un architecte.

Félix : Je veux être un scientifique.

Mathis : Je veux avoir une garderie pour chiens.

Q3 : Aimeriez-vous ajouter quelque chose à propos de votre situation d’enfant de militaire?

Nathan : Parfois, c’est vraiment difficile quand mon père est loin, mais je suis content pour lui. Nous avons de bons amis.

Félix : Je suis fier d’être un enfant de militaire.

Mathis : Moi aussi, je suis fier. Je vais bien et c’est cool d’être différent des autres.

Q4 : Si vous pouviez dire quelque chose à votre père, n’importe quoi, qu’est-ce que ce serait?

Nathan : J’ai pris ta place sur le divan. Je suis le nouveau patron de la maison!

Félix : Tu es tellement chanceux. J’ai hâte que tu viennes me voir jouer au baseball.

Mathis : Je m’ennuie.

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