Le NCSM Toronto pratique des scénarios de guerre-anti-sous-marine

Des membres du 2e Groupe maritime permanent de l’OTAN (SNGM2) participent à un exercice de démonstration de guerre anti sous marine au cours de l’opération REASSURANCE, le 25 février 2019. Photo : Cplc Manuela Berger, Services d’imagerie de la formation Halifax

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Rédigé par : Matelot-chef Philippe Cloutier et Enseigne de vaisseau de 1re classe René Chartrand

Du 25 février au 8 mars 2019, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Toronto a pris part à l’exercice DYNAMIC MANTA, un exercice de guerre-anti-sous-marine effectué dans le cadre de l’Opération REASSURANCE.

L’exercice multinational dirigé par l’OTAN tout au long de la période de deux semaines et était axé sur des scénarios tactiques de guerre-anti-sous-marine entre la surface et des unités aériennes et sous-marines.

Durant l’exercice, diverses tactiques expérimentales ont été mises à l’essai pour confirmer leur efficacité ou établir de nouvelles tactiques, techniques et procédures pour les opérations à venir. « C’est l’un des meilleurs exercices auxquels j’ai participé, » déclare le lieutenant de vaisseau Sean Wilson, le directeur de guerre sous-marine. « La conception, la planification et l’exécution se sont très bien déroulées. »

À l’aide de tous les capteurs du NCSM Toronto, servant à la lutte anti-sous-marine, l’équipe de guerre a réussi à repérer et suivre 5 différents sous-marins. L’équipe a également réussi à acquérir des solutions de tir précis à plusieurs reprises.

Le détachement aérien embarqué du NCSM Toronto et le plus récent aéronef canadien, l’hélicoptère CH-148 Cyclone, ont grandement participé au succès de la mission. Le nouveau sonar actif du Cyclone, le SALPH, a changé la donne lorsqu’il est question de sous-marins. Le  Cyclone est en mesure d’aller au-devant du groupe opérationnel et de sécuriser les lieux dans le but de protéger l’unité de grande valeur des menaces qui peuvent présenter le sous-marin. En outre, les  opérateurs SALPH ont pu repérer les sous-marins rapidement.

« DYNAMIC MANTA s’est avéré une excellente occasion d’utiliser le Cyclone  dans le domaine de la lutte anti-sous-marine, » explique le capitaine Malcolm MacLean, pilote du Cyclone. « Nos équipes aériennes ont suivi un entraînement pratique qui ne leur était pas possible de suivre à la maison. »

Dans le cadre de l’exercice DYNAMIC MANTA, le NCSM Toronto a pu mettre en pratique sa capacité à se déplacer silencieusement et à éviter d’être détecté par les sous-marins. Grâce à des procédures de réduction du bruit, le NCSM Toronto a été en mesure de renforcer sa capacité à détecter les sous-marins, tout en réduisant la capacité des sous-marins à détecter le navire. Lors de la Conférence après l’exercice, on a indiqué au NCSM Toronto qu’il était l’un des navires plus difficiles à détecter tout au long de l’exercice!

« L’exercice démontre clairement que les frégates de classe Halifax sont très efficaces, » déclare le capitaine de frégate Martin Fluet, commandant du navire. Les données en direct fournies par les unités pour exercer un contrôle se sont avérées une importante partie de l’exercice puisqu’elles donnaient à toutes les unités l’occasion de voir leur rendement et de constater l’efficacité de leurs tactiques.

L’exercice DYNAMIC MANTA s’est terminé avec des présentations de l’équipage du NCSM Toronto concernant certaines des importantes séries à l’intention des officiers supérieurs des unités participantes, toutes bien reçues par le commandant du 2e Groupe maritime permanent de l’OTAN. La Conférence après l’exercice aura été une excellente façon de terminer un exercice aussi bien planifié et exécuté, lequel a offert à l’équipage du NCSM Toronto une expérience précieuse de lutte contre les « vrais » sous-marins.

Le NCSM Toronto navigue en Europe central et en Europe de l’Est dans le cadre de l’Opération REASSURANCE, à l’appui des mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN.

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