La réparation du BRONCO met en valeur la coopération entre la MRC, l’ARC et l’USAF

Par le capitaine Alex Chatwin

Le 6 février 2019, l’aéronef CH148824 (indicatif d’appel : BRONCO) a quitté le 443e Escadron d’hélicoptères maritimes (443 EHM) situé à Patricia Bay, ColombieBritannique, et est embarqué à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Regina de la Base des Forces canadiennes (BFC) Esquimalt.

Le moment où les Forces maritimes du Pacifique (FMAR[P]) faisaient appel à un détachement d’hélicoptères CH148 de la Force aérienne (DETHELFA) pour la première fois et mettaient le cap sur l’ouest, les deux unis dans le combat, constitue un jalon pour l’ensemble des unités. On a rapidement profité de l’intégration accrue du BRONCO, lequel donne forme à de nouvelles technologies, comme des systèmes radar et sonar avancés et de l’équipement électronique de pointe, de même que des capacités en matière de recherche et sauvetage et de services publics, car l’aéronef renforce considérablement les capacités de la Marine royale canadienne (MRC).

Le 19 février, après que le NCSM Regina a quitté Hawaï et mis le cap sur l’ouest, le CH-148 a subi un atterrissage rude dans des conditions d’exploitations difficiles. Les dommages à l’appareil qui en sont résultés ont nécessité une intervention appréciable de l’Aviation royale canadienne (ARC). Durant l’intervention, on a rassemblé des techniciens et de membres du personnel de soutien du NCSM  Regina, du 443 EHM, du 12e Escadron de maintenance (Air), du 423e Escadron d’hélicoptères maritimes et du 450e Escadron tactique d’hélicoptères, de même qu’un officier du service technique des aéronefs et des représentants d’Entraînement maritime (Atlantique) et de Sikorsky.

Ces personnes ont formé une équipe mobile de réparation à Guam, île éloignée, et se sont serré les coudes pour exécuter des travaux de réparation en continu. Un merci particulier à la 12e Escadre, à la 14e Escadre, au Centre multinational des opérations aériennes et au 429e Escadron d’avoir assuré rapidement le soutien des mouvements.

 

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Le succès de l’équipe peut être attribué à l’attitude de ses membres et à leur objectif commun. Les membres de l’ARC n’étaient pas les seuls à se concentrer sur l’objectif et à faire preuve de détermination; il en allait de même pour leurs camarades de la MRC, le personnel de soutien de l’entrepreneur et leurs alliés américains de l’escadron d’hélicoptères de combat maritime HSC25, le personnel de mobilité aérienne de la base aérienne Andersen et les autorités portuaires de la base navale Guam.

Dans les premiers jours qui ont suivis l’atterrissage rude, pendant que les navires se rendaient à Guam, le NCSM Regina a dû transférer à l’URN Asterix beaucoup de pièces et d’équipement du navire d’attache du BRONCO afin d’entamer les travaux liés au BRONCO.

Pendant sept jours à Guam, l’équipe mobile de réparation a travaillé en continu. Selon le sergent Scott Rose, membre du personnel navigant du NCSMRegina, « trois équipes se relayaient sans relâche, effectuant des quarts de huit à douze heures. Des membres des équipages du NCSM Regina, de Shearwater et de Patricia Bay travaillaient très bien ensemble et ils ont tous mis la main à l’ensemble des aspects de la tâche. »

Le 6 mars, le BRONCO a repris son vol. Après des centaines d’heures consacrées à la maintenance, les points fixes de maintenance et les vols d’essai ont été réalisés sans difficulté au cours d’une période de deux jours.

Pendant que le NCSM Regina et l’URN Asterix poursuivent l’opération PROJECTION et, lorsqu’ils prendront part ultimement à l’opération ARTEMIS dans la mer d’Oman, le BRONCO constituera un multiplicateur de force pour les Forces armées canadiennes. Au dire du caporal-chef Marc Gagnon, « avec une expertise et un appui adéquats, rien n’est impossible. »

Bravo Zulu à toutes les militaires qui ont pris part aux procédés de réparation de l’aéronef, aux entrepreneurs, à l’ARC, à la MRC et aux forces armées américaines.

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