Opération CARIBBE : le point de vue de la garde côtière américaine

U.S. Coast Guard Law Enforcement Detachment members and a crewmember from HMCS NANAIMO depart the ship on a rigid hulled inflatable boat during Operation CARIBBE on December 3, 2018. Photo: Capt Jenn Jackson XC53-2018-0009-146

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Par le capitaine Jenn Jackson, officier des affaires publiques, opération CARIBBE, automne 2018

Pour le lieutenant Matthew Chevalier, chef d’une équipe déployable d’un détachement de la garde côtière américaine chargé de faire appliquer la loi, l’opération CARIBBE était sa première expérience avec un partenaire canadien.

À l’automne 2018, le lieutenant Chevalier est embarqué à bord du NCSM Nanaimo pour un déploiement qui allait se dérouler du 15 octobre au 9 décembre.

« J’ai déjà embarqué à bord de navires appartenant aux marines américaine, britannique et ouest africaine, mais les navires canadiens sont certainement uniques », a affirmé le lieutenant Chevalier. « Il était évident depuis le début que les marins à bord de ce navire ont beaucoup d’expérience dans la lutte antidrogue et que les membres de la Marine royale canadienne aiment vraiment cette mission. »

Issu d’une famille proche de la garde côtière et ayant une riche tradition de service militaire, le lieutenant Chevalier a été affecté pour la première fois en 2014 à bord du garde-côte MOHAWK de la garde côtière américaine, à Key West, en Floride. Bien qu’il se soit d’abord consacré aux opérations visant à freiner le flux de migration dans les Caraïbes, il s’est rapidement tourné vers la lutte antidrogue.

« Mon expérience est partagée entre le Pacifique Est et les Caraïbes, qui sont tous deux très différents », ajoute le lieutenant Chevalier. « La plus grande différence est leur étendue. Dans les Caraïbes, les contrebandiers peuvent faire de courts trajets entre les îles, tandis que dans le Pacifique Est, leurs voyages durent plusieurs jours et couvrent des centaines de milles nautiques. C’est une tout autre histoire et les règles sont différentes ».

S’adapter et faire preuve de souplesse n’est pas nouveau pour le personnel de la garde côtière américaine. Avec une moyenne de 185 jours en mer par année, les équipes des détachements d’application de la loi, formées de 8 à 12 personnes, se tiennent prêtes à offrir leurs connaissances spécialisées à bord des navires et à s’intégrer aux équipages avec lesquels elles sont affectées.

« Une fois que nous sommes affectés à un navire, nous commençons un processus qui consiste à rencontrer le commandant et son équipe de commandement, à discuter des détails et à faire le tour du navire », explique le lieutenant Chevalier. « Même lorsque nous ne nous rencontrons pas en personne, nous continuons d’échanger jusqu’au jour où nous embarquons. »

Les équipes des détachements d’application de la loi essaient généralement de rester aussi stables que le permettent les opérations, ce qui leur donne la possibilité de développer des liens de confiance durant l’entraînement, de savoir que l’information sera correctement relayée et que la sécurité restera primordiale. La confiance du chef en son équipe est essentielle pour lui permettre de gérer la situation dans son ensemble.

« Lorsque nous sommes occupés à pourchasser de présumés contrebandiers, je dois constamment jongler avec des informations provenant du quartier général supérieur, du commandant du navire et de toute autre unité de soutien », ajoute le lieutenant Chevalier. « Je suis capable d’assurer cette liaison efficacement parce que je sais que mon équipe est prête, qu’elle sera en sécurité et qu’elle fera le travail. »

L’esprit de collaboration qui anime l’équipe du détachement d’application de la loi et l’équipage du navire est l’une des choses que Matthew aime tout particulièrement durant une opération comme CARIBBE.

« Ce qui est intéressant à propos de cette mission, c’est que nous voyons des quantités de contrebande que les forces de l’ordre terrestres ne voient jamais », a déclaré le lieutenant Chevalier. « Mais ce qui m’intéresse encore plus, ce sont les gens, les traditions, les cultures et les expériences que je découvre à chaque déploiement. Le plus beau, c’est de voir la satisfaction et la fierté de mon équipe et de l’équipage lorsque nous nous préparons à rentrer à la maison, et de savoir que j’y ai contribué. »

Sur une note plus légère, le lieutenant Chevalier a mentionné quelques faits propres aux Canadiens qu’il n’avait relevés sur aucun autre navire.

« La nourriture à bord du NCSM Nanaimo est de loin la meilleure que j’aie jamais mangée en mer », ajoute-t-il en souriant. « Et la tradition du réveil à 7 h, je n’avais jamais vu ça avant. Cela semble faire partie de l’atmosphère à bord du navire – une façon polie de réveiller l’équipage et de faire le changement de quart – il y a quelque chose d’indéniablement canadien dans tout ça. »

Le déploiement du lieutenant Chevalier avec le NCSM Nanaimo a pris fin en décembre 2018. La version printanière de l’opération CARIBBE a commencé en mars 2019. Les navires canadiens de Sa Majesté Yellowknife et Whitehorse sont actuellement déployés dans l’océan Pacifique Est. Un avion CP 140 Aurora le rejoindra plus tard dans le mois.

L’opération CARIBBE est la contribution du Canada à l’opération MARTILLO, une opération de la Joint Interagency Task Force South des États-Unis visant à mener des activités de détection et de surveillance interorganisationnelles et internationales et à faciliter la répression du trafic illicite.

 

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