Le Défi de l’Enseignement à Distance

Étiquettes : |

Yves Bélanger, Servir

Depuis cinq ans, le projet-pilote des cours de français langue seconde en classe virtuelle fait la fierté du détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes (Dét Saint-Jean de l’ÉLFC). Jusqu’à maintenant, une quarantaine de militaires canadiens, installés un peu partout à travers le monde, ont eu l’opportunité de suivre ces cours offerts dans un contexte des plus particuliers.

Virginie DiGiorgio, conseillère pédagogique intérimaire au Dét Saint-Jean de l’ÉLFC, explique que cette formation a la particularité d’être un programme à temps plein pendant lequel l’étudiant n’a pas à partir en service temporaire. « Il peut ainsi apprendre la langue cible à partir de chez lui, dans un environnement virtuel convivial. La plateforme est simple d’utilisation. Elle permet aux professeurs de former des sous-groupes, de proposer des travaux en équipe et de corriger la prononciation des étudiants. »

Puisque les étudiants sont libérés six semaines par leur chaîne de commandement, ils peuvent suivre le cours intensif à partir de leur lieu de travail ou de leur ordinateur à la maison. « Cela fait en sorte qu’ils sont plus détendus. C’est un contexte plus facile pour l’apprentissage », renchérit Mme DiGiorgio.

Un défi intéressant

Pascal Ntirampeba enseigne depuis la création du projet-pilote et avoue avoir été attiré par cette méthode peu orthodoxe. « Je trouvais le défi très intéressant et je n’ai jamais regretté mon choix. À mon avis, ce que nous faisons actuellement, c’est l’avenir de l’enseignement. »

Le plus grand défi a été de former les professeurs à utiliser la technologie. « Pour le reste, c’est de l’enseignement traditionnel. Nous suivons exactement les mêmes objectifs que pour les cours offerts en personne aux étudiants », assure Diana Fares, enseignante de la classe virtuelle depuis plus de deux ans.

Bien entendu, l’équipe a travaillé d’arrache-pied au début pour monter ces cours virtuels en y intégrant du matériel visuel et des applications interactives. « Le but, c’est de trouver des éléments qui nous permettent de garder l’attention des élèves », soutient Julie Robert qui, actuellement, est enseignante pivot au sein de l’équipe. Son travail consiste à soutenir les élèves dans leur apprentissage en travaillant directement avec eux. « C’est aussi avec moi que chaque semaine, individuellement et durant une période, ils travaillent l’aspect oral de leur langue seconde. » 

Les membres de l’équipe s’entendent pour dire qu’ils n’ont aucun malaise à enseigner face à un écran. « On oublie vite cet aspect. Je dois même dire que je suis rendue très à l’aise de parler à mon écran. Cela m’a permis de développer des liens avec des militaires que je n’aurais sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer parce qu’ils sont trop loin ou isolés », explique Mme Robert.

Un programme d’enseignement officiel

Avec des résultats aussi concluants, le projet-pilote se terminera le 21 juin prochain puis deviendra un programme officiel. « Notre formule convient à beaucoup de gens et n’existe nulle part ailleurs. Elle offre plein de possibilités qui pourront être développées au fils des ans », conclut M. Ntirampeba.

À la recherche de candidats 

L’École de langues des Forces canadiennes est à la recherche de huit candidats pour ses prochains cours :

  • NP 9, du 2 mai au 14 juin 2019
  • NP 11, du 2 mai au 21 juin 2019

Ces cours s’adressent à tous les membres anglophones de la Force régulière de même qu’aux réservistes en classe B dont les organisations leur permettront de participer aux six (ou sept) semaines intensives du cours.

Équipement requis : un ordinateur, une connexion internet haute vitesse, une caméra ainsi qu’un casque d’écoute avec microphone.

Pour plus de renseignements, visitez : https://www.app.allies.forces.gc.ca/Loader/login-fra.aspx  ou écrire à cfls.vc-fr.elfc-stjeanforces.gc.ca

Date de modification :