Incursion dans les murs de l’École de la Police militaire

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Par Mark Giles, Citoyen Borden

Le cours de presque cinq mois est ardu, mais il a été conçu de la sorte. Le travail que les diplômés effectueront une fois dans la « rue » n’est pas toujours facile – et ils doivent être prêts.

La tâche de l’École de la Police militaire des Forces canadiennes (EPMFC), qui fait partie du Gp PM FC – un des deux corps de police pancanadiens – comporte bon nombre des défis que doivent relever les écoles de police civiles, ainsi que certains aspects uniques, comme son rôle international de soutien à la sécurité et aux services de police lors des missions des Forces armées canadiennes (FAC) dans des zones opérationnelles partout dans le monde.

Maintenant dotée d’installations à la fine pointe et nommée e l’honneur du Col James Riley Stone – ancien grand prévôt des FAC et fondateur du Fonds de la PM pour les enfants aveugles qui était connu pour ses standards élevés et son dévouement comme instructeur – l’École dispense l’instruction à la BFC Borden depuis 1968

« Notre objectif est de former les policiers militaires en les préparant aux difficultés auxquelles ils feront face, explique le Lt Adam Ward, commandant de la compagnie d’instruction de l’EPMFC.Pour les nouvelles recrues, cela veut dire un programme exhaustif intense qui – comme ceux des écoles de police civiles – combine les cours en classe et la mise en pratique afin de les préparer à une vaste gamme de tâches et de situations. »

Diverses options pour minimiser les risques

Le programme que suivent les recrues de la PM comprend dix modules couvrant la théorie et les tactiques de première ligne du travail policier, les enquêtes, la sécurité, la police communautaire, les interventions d’urgence, l’usage de la force, etc. À la mi-mars, l’instruction était axée sur l’usage de la force, qui vise à minimiser le danger pour les policiers militaires et les autres en présence de risques connus et inconnus.

Qu’il s’agisse d’un automobiliste ivre agressif, d’un individu armé d’un objet tranchant (couteau ou autre) ou d’une personne qui d’une manière quelconque résiste physiquement à son arrestation légale, l’usage de la force est toujours l’option ultime – bien qu’il faille parfois y avoir recours immédiatement lorsque la situation présente des signes de violence imminente ou en cours.

« Nous enseignons diverses options à utiliser lorsqu’elles sont raisonnables, nécessaires et proportionnées, explique le Sgt Brian Haggith, instructeur-chef en tactiques d’usage de la force à l’EPMFC. L’usage de la force est toujours le dernier recours, notre objectif étant de résoudre les situations autrement, mais la force est parfois nécessaire. »

Lorsqu’aucune option excluant la force ne s’offre au policier, son intervention peut comprendre l’usage de techniques de maîtrise physique, du poivre de cayenne (oleoresin capsicum), du bâton télescopique ou d’armes à feu. L’inclusion de scénarios pratiques réalistes est essentielle pour que l’instruction atteigne ses objectifs, le principal étant la production de policiers militaires bien formés, prêts à agir dans une gamme de situations difficiles tout en minimisant les risques pour eux-mêmes et les autres.

Galerie d'images

  • Use-of-force instructors performing a training exercise
  • Sgt. Brian Haggith demonstrates a defensive exercise
  • New MP personnel participate in use-of-force training

Force mentale

« Ils doivent acquérir, par l’entraînement tactique et le développement de la force mentale, la capacité de continuer d’agir sans jamais abandonner », déclare le Cplc Daniel Prest, un policier militaire à la BFC Gagetown qui agit présentement comme instructeur à l’EPMFC.

Cette force mentale était très en évidence lors de l’instruction observée sur l’usage de la force, surtout lors d’un exercice où les recrues de la PM sont elles-mêmes exposées au poivre de cayenne, puis doivent compléter trois scénarios couvrant la gamme d’options possibles, et ce, en employant une force raisonnable, nécessaire et proportionnée en fonction de la situation.

Les scénarios permettent aux stagiaires d’employer l’ensemble des tactiques d’usage de la force tandis qu’ils subissent les effets du poivre – ainsi, ils forgent leur confiance et leur détermination et comprennent intimement la sensation.

« Cet entraînement est un outil très utile, dit le Cpl Jessica Comeau, une stagiaire suivant présentement le NQ3 (cours élémentaire) de la PM. Cette épreuve nous permet de comprendre l’efficacité du poivre de cayenne et de pleinement apprécier ses effets. »

« Cela fait aussi mal qu’ils l’avaient dit, déclare le Cpl Nathaniel Dobbs, un autre stagiaire du NQ3 de la PM. Nous continuons le travail grâce à l’adrénaline, à l’esprit du guerrier et à l’entraînement, ce qui nous prépare à surmonter les difficultés lorsque les choses vont se corser. »

Une formation réputée dans la communauté policière du pays

Les stagiaires du cours NQ3 de la PM ont offert une prestation très impressionnante lors du module portant sur l’usage de la force, faisant appel à leurs compétences tactiques et à leur force mentale pour se préparer à intégrer les équi

pes de la PM qui sont au service du Canada et des FAC au pays et à l’étranger. Un tel rendement est dû à un contenu et à une qualité d’instruction correspondant aux critères élevés qui sont devenus la norme dans les FAC et ailleurs.

« Durant tout le processus d’instruction, nous surveillons les progrès des stagiaires et nous assurons de suivre le programme approuvé, qui est conçu pour dispenser aux stagiaires l’instruction dont ils ont besoin », explique le M 2 Phetdavone Sananikone de la section des normes de l’EPMFC.

L’École répond à des normes internes élevées, mais elle travaille aussi avec plusieurs organisations externes – faisant souvent des échanges d’expertise avec d’autres forces et écoles de police, établissant des relations professionnelles et contribuant aux plus récentes avancées en matière d’instruction, de tactiques et de technologie.

« Nous travaillons étroitement avec divers acteurs du milieu et des corps policiers externes afin de développer et mesurer nos cours, affirme le Lt Ward. « La formation policière de haut niveau offerte à l’École de la PM est reconnue au sein de la communauté policière canadienne. »

Cette renommée et les normes élevées en vigueur à l’EPMFC reflètent l’exemple de l’ancien grand prévôt qui a donné son nom à l’établissement. De ce que nous savons du Col Stone, il ne s’attendrait à rien de moins.

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