La recherche et sauvetage en milieu urbain de niveau opérationnel léger, une capacité taillée sur mesure pour la Réserve de l’Armée

La recherche et sauvetage en milieu urbain de niveau opérationnel léger, une capacité taillée sur mesure pour la Réserve de l’Armée

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Article / Le 11 mars 2019 / Numéro de projet : 19-0070

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Esquimalt (Colombie-Britannique) — Les membres de la Réserve de l’Armée canadienne (Rés AC) peuvent désormais ajouter la recherche et sauvetage en milieu urbain de niveau opérationnel léger (LUSAR) à la liste de plus en plus longue de leurs tâches de mission.

Les quatre unités d’artillerie de la Rés AC qui ont été choisies pour accueillir la capacité LUSAR – Vancouver, Toronto, Montréal et Halifax – ont déjà terminé leur première série d’entraînements.

L’ajout de la capacité LUSAR aux ressources de la Rés AC n’est que le plus récent développement de l’initiative de Renforcement de la Réserve de l’Armée (RRAC) en cours. Le RRAC est un effort visant à donner un nouvel élan au recrutement de la Rés AC et à améliorer la conservation de l’effectif, notamment en offrant un inventaire plus vaste de tâches de mission aux unités de la Rés AC.

Définition des tâches de mission

Le concept de tâches de mission englobe un large éventail de fonctions importantes propres à l’Armée canadienne, y compris la LUSAR. Il est question, entre autres, des groupes-compagnies d’intervention dans l’Arctique, des groupes-bataillons territoriaux, des pelotons d’infanterie, des pionniers d’assaut, des mortiers, des activités d’influence, du camionnage longue distance et de pontage léger du génie. Chaque unité de la Rés AC recevra les ressources dont elle a besoin pour former et utiliser des militaires dans le cadre de la tâche de mission particulière attribuée à l’unité.

Glenn Cooper dirige l’équipe de recherche et sauvetage en milieu urbain (RSMU) à la Base des Forces canadiennes Esquimalt en Colombie-Britannique. Responsable de l’instruction des équipes de la Rés AC, il pense que c’est la complexité de la LUSAR qui en fait une capacité parfaitement adaptée à la force à temps partiel de l’Armée.

Il explique que, contrairement aux réservistes, les militaires en service à temps plein de la Force régulière reçoivent habituellement une nouvelle affectation tous les trois ans, ce qui rend la conservation de ces compétences beaucoup plus difficile.

« La longue durée des affectations qui existe dans les unités de la Réserve est idéale pour cette capacité. »

Les tâches d’une équipe de LUSAR comprennent la reconnaissance et l’évaluation des dangers dans les zones sinistrées. Une équipe de LUSAR, plus petite division du modèle à trois organisations de recherche et sauvetage, se distingue de ses homologues de taille supérieure : elle est formée de 18 à 30 personnes, alors qu’une équipe de taille moyenne en compte de 30 à 70 et qu’une équipe de grande taille compte de 70 à 120 personnes.

« Ces trois équipes travaillent de concert, explique M. Cooper. Vous envoyez l’équipe légère rapidement sur place afin qu’elle puisse entreprendre la portion recherche et sauvetage de la tâche. Lorsque les équipes de tailles moyenne et grande arrivent sur place, cette portion de la tâche est terminée. Les sites de travaux ont déjà été classés par ordre de priorité et les autres équipes peuvent se mettre au travail plus rapidement. »

Un cours de sensibilisation aux matières dangereuses est un préalable à cette instruction.

« Ce cours est nécessaire pour permettre aux membres de l’équipe de pouvoir constater la présence d’un produit, de l’identifier comme une matière dangereuse et de déterminer quelle est la distance sécuritaire à respecter pour protéger les militaires ou le public, précise M. Cooper. Leur rôle ne consiste pas à entreprendre la lutte contre cette matière dangereuse ou d’essayer de la contenir. »

Une équipe de LUSAR comprend aussi des techniciens médicaux dont le rôle principal est de venir en aide aux membres de l’équipe en détresse. S’il y a lieu, ils s’occuperont également des blessés civils.

Les pratiques de travail et les normes de formation correspondantes sont régies par des organismes civils, sous la supervision du ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile. Une équipe de LUSAR n’est appelée à intervenir que lorsqu’un gouvernement provincial fait une demande d’aide militaire lors d’une de catastrophe.

Selon M. Cooper, jusqu’ici les réservistes ont participé à l’instruction avec enthousiasme.

« Je crois qu’ils éprouvent un peu d’appréhension à leur arrivée. À la fin de l’instruction, la majorité d’entre eux demande s’il est possible de suivre davantage de formation. Les connaissances qu’ils acquièrent les amènent bien au-delà de ce qu’ils s’attendent faire. Il n’existe cependant pas de manière parfaite de mener une opération de sauvetage. Vous devez agir sur-le-champ et cela est tout un défi. »

Le major Pawel Dudek est un officier responsable de la capacité de LUSAR au 39e Groupe-brigade du Canada (39 GBC), à Vancouver. Le 15e Régiment d’artillerie de campagne, Artillerie royale canadienne, qui fait partie du 39 GBC, accueille la capacité de LUSAR pour l’ouest du Canada.

Le Maj Dudek a suivi l’instruction donnée par M. Cooper et son équipe en 2006, avant que la capacité de LUSAR ne soit ajoutée à la liste des tâches de mission de la Réserve.

« Glen et son équipe donnent une instruction très précieuse en raison de son extrême réalisme », ajoute le Maj Dudek.

Selon le Maj Dudek, les compétences de soldat de base que possèdent tous les réservistes sont parfaitement adaptées aux opérations impliquant la LUSAR. Il s’agit d’un important complément à la communauté des intervenants civils avec lesquels ils travailleront lorsqu’on fera appel à eux.

« Grâce à la LUSAR, nous disposons d’une Force de réserve très compétente et très disciplinée qui est accueillie à bras ouverts par les intervenants civils. Ce qui nous manque, c’est ce que les civils peuvent fournir, et réciproquement nous disposons de ce que les civils n’ont pas. Il s’agit donc d’une relation très symbiotique. »

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