Caporal Jessica Bonner : la Réserve de l’Armée permet d’acquérir des aptitudes qui serviront partout ailleurs

Le caporal Jessica Bonner avec des membres de la Force de réaction rapide de la Task Force 38

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Par le sous-lieutenant Maxime Cliche, Affaires publiques du 38e Groupe-brigade du Canada

Le thème de la Journée internationale de la femme (JIF) 2019 est « Un meilleur équilibre pour un meilleur monde » et le caporal Jessica Bonner en fait la démonstration dans sa double carrière de réserviste dans l’Armée et et en tant qu’étudiant infirmier civil inscrit. On souligne la JIF chaque année depuis 1909 dans le but d’en arriver à l’égalité des droits pour les femmes partout dans le monde.

Regina, Saskatchewan — Lorsqu’on demande aux membres de l’Armée canadienne pourquoi ils ont décidé d’intégrer cette institution, une réponse revient souvent : « pour découvrir le monde ». C’est également pour cette raison que le caporal Jessica Bonner est devenue conductrice de matériel mobile de soutien (Cond MMS).

Camionneur dans la réserve de l’armée, infirmière dans la vie civile

Les Cond MMS sont la pierre angulaire de la logistique au sein de l’Armée canadienne. Ils conduisent et entretiennent une variété de véhicules qui servent à déplacer les troupes, l’équipement et les fournitures.

Le Cpl Bonner est fière de faire partie des réservistes de l’Armée depuis quatre ans et demi. Elle occupe le poste de Cond MMS au sein du 38e Bataillon des services du 38e Groupe-brigade du Canada à Regina.

Dans sa vie civile, elle vient tout juste de terminer ses études comme infirmière auxiliaire à l’Université de Regina et elle obtiendra bientôt son permis d’exercer.

« Je n’ai pas l’intention de transférer en tant qu’infirmière officier. Si jamais je deviens un officier, ce que je pourrais envisager après avoir accompli quelques-unes des choses que je voudrais faire dans ce rôle en premier, j’aimerais probablement rester dans la logistique. Mon plan, pour le moment, est de devenir infirmière uniquement dans ma carrière civile. »

Calgary née et a grandi

Le Cpl Bonner a grandi à Calgary, en Alberta. Pendant son adolescence, elle cherchait un emploi qui lui permettrait de se dépasser et de repousser ses limites. Voir le monde faisait partie de ses priorités, mais peu d’employeurs offrent ce genre d’avantage. Comme les Forces canadiennes comptaient parmi les rares employeurs à le faire, elle est allée rencontrer un recruteur afin d’obtenir plus d’information sur le milieu militaire.

« Je voulais me dépasser et j’aimais la combinaison d’instruction et de discipline qu’offraient les Forces. Je me suis dit que c’était quelque chose de noble et que cela stimulerait ma croissance personnelle. L’instruction était conçue pour les étudiants, et c’était parfait pour moi à ce moment. »

Le Cpl Bonner a présenté trois demandes et, un jour, elle a finalement reçu la réponse qu’elle attendait. « J’étais vraiment résolue et déterminée à être acceptée et c’est vraiment ce que je voulais depuis longtemps », a affirmé Bonner, qui s’est officiellement enrôlée en 2014 à l’âge de 22 ans.

Un commis, puis un «camionneur» du 41e Bataillon des services

Elle s’est d’abord enrôlée dans le Bataillon des services en vue de devenir commis parce que des occasions d’affectation étaient offertes partout au pays. C’est toutefois durant son cours de la qualification militaire de base (QMB) qu’elle a découvert qu’elle voulait quelque chose de différent.

« Je travaillais déjà comme commis à la Commission de l’immigration et du statut du réfugié, avant et pendant mon cours de la QMB. J’avais vraiment le goût de faire quelque chose de complètement différent de mes études et de mon travail civils parce que je savais que les possibilités étaient immenses. C’est rare d’avoir la chance d’être formé et employé dans des rôles totalement différents. »

« J’ai demandé à l’adjudant de peloton de mon unité quels étaient les autres GPM [groupe professionnel militaire] du 41e Bataillon des services et il s’est assuré que je puisse parler à différents membres du Bataillon pour qu’ils m’expliquent leur travail et leur instruction.

Finalement, elle a choisi de devenir Cond MMS parce que, comme dans la majorité des GPM de bataillons des services, elle peut être affectée à différentes unités. C’était également un GPM en forte demande. De plus, l’instruction menant au niveau de qualification s’insérait parfaitement dans son horaire de l’époque, c’est pourquoi elle a demandé un changement au GPM Cond MMS.

A participé à de nombreux exercices et opérations dans le nord, le sud et l’ouest

« Je suis très heureuse d’être devenue Cond MMS. J’ai pu participer à des exercices et à des opérations avec différentes unités et voir des militaires de divers GPM à l’œuvre. J’ai non seulement eu l’occasion de travailler dans mon groupe professionnel, mais également de participer à l’instruction de groupes que je transportais ou avec qui je travaillais. J’ai également reçu beaucoup de soutien de mon unité. J’ai le sentiment que ma chaîne de commandement serait prête à remuer ciel et terre pour nous trouver des occasions si nous sommes prêts à investir le temps et les efforts nécessaires pour tirer avantage de notre instruction. »

« J’ai eu la chance de prendre part à l’opération NANOOK au Nunavut, à l’opération GOLDEN COYOTE dans le Dakota du Sud/Wyoming, et plus récemment à l’exercice PALADIN RESPONSE à Chilliwack, en Colombie‑Britannique. J’ai pu me rendre à ces différents endroits, travailler avec différentes unités, comme l’infanterie et le génie, et j’ai parfois même eu la chance de participer à leur entraînement ou à leurs événements tout en continuant d’exercer mon rôle de Cond MSE.

Plus de défis en tant que femme dans d’autres lieux de travail que dans la Réserve de l’Armée

Les Cond MSE sont souvent perçus comme des « camionneurs », un emploi majoritairement occupé par des hommes dans le milieu civil. Pour le Cpl Bonner, cela n’a pas du tout posé de problème.

« Je ne crois pas que le fait d’être une femme dans le milieu militaire n’a fait une grande différence. La plupart des femmes de mon unité sont commis, mais je n’ai aucun souvenir de moments où elles ont été confrontées à des problèmes ou à des défis. Je dirais que j’ai dû surmonter plus de défis dans d’autres milieux de travail que dans les Forces. Beaucoup de chemin a été parcouru sur le plan de la culture dans les Forces armées canadiennes et j’ai la chance de travailler avec de très bonnes personnes », a déclaré le Cpl Bonner.

Lorsqu’elle pense à son temps dans l’Armée et à la raison qui l’a poussé à s’enrôler, elle souligne ce qu’elle aurait voulu savoir lorsqu’elle était adolescente.

Recommande fortement de rejoindre pour les compétences et l’expérience acquise

« Je recommande fortement de se joindre aux FAC [Forces armée canadiennes], que vous soyez incertain de votre avenir ou un étudiant/travailleur qui cherche à faire autre chose. L’instruction est unique et il y a tant de choses à apprendre et à vivre. L’Armée vous poussera à faire plein de choses, certaines exigeantes ou difficiles, mais le travail d’équipe facilite tout ça et vous apprendrez beaucoup sur vous-même et sur ce que vous pouvez accomplir. La plupart des militaires avec qui j’ai travaillé font quelque chose de complètement différent lorsqu’ils ne portent pas l’uniforme, et ils se rassemblent et composent les équipes les plus intéressantes.

« L’instruction et l’expérience vous suivront, peu importe ce que vous faites dans la vie; ça peut être la chance d’apprendre quelque chose de complètement différent, d’améliorer ce que vous avez déjà et quoiqu’il arrive, vous aurez des compétences personnelles et professionnelles qui vous suivront partout. »
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