Conquérir ce qui semble impossible à conquérir : la sergent Nicole Laidlaw du Police militaire affronte des blessures, TSPT

La sergent Nicole Laidlaw s’entraîne pour sa randonnée de 100 km sur l’île de Baffin en tirant ses enfants autour du quartier
La sergent Nicole Laidlaw s’entraîne pour sa randonnée de 100 km sur l’île de Baffin en tirant ses enfants autour du quartier. Photo : Cameron Laidlaw

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Par Asim Zaidan, agent des communications subalterne – Police Militaire des Forces canadiennes

Vous êtes-vous jamais demandé ce que c’était que dormir à -40 °C? Une fois que la sergent Nicole Laidlaw, policière militaire, aura terminé sa randonnée de 100 km dans le col Akshayuk à Nunavut en avril 2019, elle pourra nous le dire.

Dans le cadre de sa campagne de rétablissement, la Sgt Laidlaw partira pour une expédition sur l’île de Baffin afin d’accomplir ce qui semble impossible : conquérir le rude milieu arctique, et par le fait même, surmonter les blessures dont elle souffre.

La Patrie gravée sur le cœur (LPGC) vise à soutenir les membres des Forces armées canadiennes et leurs familles; elle offre un programme unique dans lequel des militaires qui cherchent à se rétablir à la suite d’une blessure se joignent à des chefs d’entreprise pour effectuer des expéditions éprouvantes partout dans le monde. L’expédition de cette année se compose de 19 femmes, dont quatre sont des militaires en cours de rétablissement d’une blessure.

La Sgt Laidlaw a subi deux blessures physiques en service et a été témoin des effets du trouble de stress post-traumatique (TSPT) chez des proches : son père, médecin militaire de 38 ans, et son mari, lui aussi policier militaire. LPGC a accepté sa candidature et même si l’organisme commandite les militaires pour l’expédition, elle a recueilli 2 500 $ pour la fondation et vise à présent les 5 000 $.

Lorsqu’on lui a demandé quel conseil elle avait pour les militaires en rétablissement, la Sgt Laidlaw a répondu : « Se fixer des objectifs. Je veux que les choses se règlent rapidement. Mais je comprends maintenant que ça prend du temps pour se rétablir, que ce soit physiquement ou mentalement. »

Ce temps, elle l’a bien utilisé pour s’entraîner avec les entraîneurs les plus durs qui puissent exister; ses enfants comme vous voyez dans la photo. Plusieurs fois par semaine, elle tracte dans un traîneau ces furies autour du quartier pour simuler les 65 livres qu’elle transportera – même en montée, afin qu’ils puissent glisser dans les descentes pour ce qu’ils considèrent comme un entraînement nécessaire et certainement pas le meilleur moment de leur vie!

« Ils adorent ça. Ils aiment s’asseoir et se laisser traîner pour que ce soit plus difficile pour moi », explique la Sgt Laidlaw.

L’entraînement de la Sgt Laidlaw en vue de l’expédition a pris tout d’un coup une nouvelle signification quand sa fille aînée de 9 ans lui a déclaré : « C’est quelque chose que seul papa peut faire ».

Soudainement, elle était bien plus qu’une militaire se rétablissant d’une blessure. Elle était, pour une jeune fille en train de façonner sa perspective du monde, un exemple vivant du fait que les femmes ont autant le droit que les hommes de travailler dur et de s’entraîner dur pour réaliser leurs objectifs.

La Sgt Laidlaw lui a répondu : « Tu vois, maman s’est blessée et elle a surmonté ça. Et maintenant, elle va faire quelque chose d’incroyable et de physiquement exigeant avec un autre groupe de femmes. »

L’expédition de la Sgt Laidlaw sur l’île de Baffin part le 2 avril. Pour contribuer à sa collecte de fonds, visitez sa page de la Patrie gravée sur le cœur (en anglais seulement).

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