Des scientifiques de la Défense font équipe en vue d’essais de capteurs sous-marins

Une source sonore est déployée dans l'eau par un scientifique
Une source sonore canadienne est déployée afin de simuler la signature acoustique d’un navire passant. Photo : The Lookout

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Par Mark Baldin et Michael Simms, CRA de RDDC – The Lookout

En septembre et octobre 2018, la Suède a accueilli des équipes de recherche du Canada et de la Norvège afin de mener la deuxième de trois séries d’essais interarmées internationales visant le réseau distribué de capteurs sous-marins (RDCS).

Des équipes de l’agence suédoise de recherche sur la défense (FOI) et de Saab ont collaboré avec l’équipe de recherche canadienne au Centre de recherches de l’Atlantique (CRA) de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) et l’équipe norvégienne (FFI), dans le but de mettre à l’essai la capacité des nœuds sous-marins de chaque organisme à effectuer la surveillance, à suivre des cibles et à être interopérable avec tous les autres nœuds.

Le Canada a tenu la première série d’essais du genre en 2017 au Centre d’expérimentation et d’essais maritimes des Forces canadiennes (CEEMFC), et la troisième série d’essais est prévue pour 2020. Tous les nœuds sont des systèmes sonar à la fois autonomes et passifs pouvant communiquer les uns avec les autres sous l’eau à l’aide de modems acoustiques. Ces nœuds travaillent en groupe pour détecter un contact, obtenir son emplacement par relèvement croisé, puis relayer les renseignements à un opérateur.

Chaque pays a conçu et construit des nœuds qu’il utilisera dans ses eaux nationales. Le CRA de RDDC a construit six nœuds de RDCS. Pour leur part, les organismes suédois et norvégiens ont tous deux apporté quatre nœuds. Ces quatorze nœuds indépendants ont formé un réseau acoustique sous-marin qui s’étend sur une petite zone.

Le 19 septembre 2018, on réussissait pour la première fois à utiliser les nœuds de tous les pays ensemble aux fins de relèvement croisé acoustique et de suivi autonome d’un contact.

L’équipe norvégienne de recherche et la marine royale suédoise (RSN) ont fourni des installations d’essai et quatre navires, tandis que Saab a fourni et exploité un véhicule sous-marin autonome (AUV) à l’appui de l’essai sur le terrain. Les quatre navires ont aidé à déployer et à récupérer les nœuds et le reste de l’équipement, tout en agissant aussi comme contacts aux fins de suivi.

De plus, un navire a également été utilisé pour déployer et remorquer une source sonore canadienne qui servait à simuler la signature acoustique d’un contact passant. On a aussi chargé l’AUV de signatures prédéfinies et de tonalités, afin que celui-ci puisse simuler divers types de contacts, puis il a été envoyé dans le champ de détection.

Les préparatifs en vue de ces essais ont été entamés il y a un an. Chaque essai entrepris par le CRA de RDDC est le fruit des efforts déployés par plusieurs sections internes, notamment les équipes chargées de l’approvisionnement, de l’administration, du matériel et du soutien technique. Des organismes externes, comme la Section de la logistique de la base et le personnel chargé des matières dangereuses, ont collaboré avec RDDC pour assurer la sécurité de l’équipement pendant son expédition en Suède et son retour au pays.

Les essais sur le terrain menés en 2018 ont fait état de nombreuses réalisations en matière de suivi autonome, et ils ont jeté une lumière sur quelques points à améliorer. Le présent essai confirme que les relations de collaboration solides avec nos partenaires étrangers servent de multiplicateur des efforts de recherche.

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