Je suis le bombardier Jean-Christophe Sherrer

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Le bombardier Jean-Christophe Sherrer est réserviste du 30e Régiment d’artillerie de campagne. À l’heure actuelle, il prend part à l’Op PALACI, laquelle s’inscrit dans le programme de contrôle des avalanches dans le col Rogers. Grâce à l’instruction donnée conformément à la politique de défense : Protection, Sécurité, Engagement, son équipe et lui utilisent des obusiers C3 et suivent un entraînement sur le sauvetage en cas d’avalanche.

Transcription

Beaucoup d’avalanches se produisent ici. Nous effectuons des tirs avec nos obusiers qui visent les montagnes, de sorte que nous puissions prévenir toute avalanche pouvant poser un risque pour la population civile habitant ici.

Je suis le bombardier Jean-Christophe Sherrer. Je relève du 30e Régiment d’artillerie de campagne, unité de la Réserve basée à Ottawa, en Ontario.

Feu!

Nous sommes ici dans le col Rogers dans le cadre de l’opération PALACI, opération nationale que nous menons depuis 1961. En gros, nous déclenchons des avalanches pour prévenir l’accumulation de neige. Il existe une route principale qui relie la Colombie‑Britannique et l’Alberta. Et, afin que les civils puissent se déplacer en toute sécurité d’un endroit à l’autre, nous devons vraiment nous occuper de ces avalanches dès que possible, avant qu’elles ne posent un danger à quiconque souhaite emprunter la route.

Il y a des endroits précis où des avalanches se produisent chaque année. Nous finissons par déterminer exactement vers où nous devons viser nos obusiers, puis tout ce qu’il nous reste à faire, c’est de tirer sur le cordon pour que le tir atteigne chaque fois le même endroit.

Feu!

L’équipement que nous utilisons pour cette opération se nomme obusier C3. Il envoie des projectiles de 105 millimètres et est très léger. Il est vraiment très efficace. Au bout du compte, grâce au levier que nous avons fixé sur la partie inférieure de l’obusier, nous faisons ce qui suit : nous plaçons le levier dans une tasse, puis nous pouvons, en gros, faire pivoter complètement l’obusier, afin de pouvoir effectuer des tirs visant des montagnes et des relèvements différents.

À Shilo, on avait la responsabilité de nous entraîner, de sorte que nous puissions venir ici; nous avons été suffisamment entraînés pour avoir confiance en notre capacité de contrôler les avalanches à l’aide de notre obusier. Nous étions donc là-bas pendant un certain temps afin de nous entraîner, et maintenant, on nous a finalement donné le feu vert pour que nous venions ici. On a vraiment besoin de nous pour déclencher certaines avalanches qui nous permettront de rendre le parc plus sécuritaire.

Nous avons suivi hier un entraînement sur le sauvetage en cas d’avalanche. On nous a remis des appareils de recherche de victime d’avalanche qui s’avèrent en fait très utiles pour retrouver des gens. Nous pouvons les trouver même lorsqu’ils sont ensevelis sous la neige; il suffit de regarder et l’appareil nous indique à quel endroit et à quelle profondeur ils se trouvent exactement. Ainsi, nous pouvons creuser comme il le faut pour les retrouver. Vous commencez à creuser de l’extérieur vers l’intérieur, afin de pouvoir les sortir et les soigner en cas d’hypothermie, de fractures, de collapsus pulmonaires ou autre.

En toute honnêteté, on ne s’habitue jamais à la vue. J’aime bien être ici. C’est un endroit très amical, une toute petite ville, et généralement, les gens sont tout simplement merveilleux.


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