La santé mentale : vivre un instant, une journée à la fois, jusqu’à ce que je redevienne moi-même

Une femme vêtue d’un uniforme à camouflage, d’une tuque et d’un casque d’écoute antibruit, assise dans un avion de transport, prend des notes.
Le 19 octobre 2015, la capitaine Bettina McCulloch-Drake écoute l’équipage d’un avion CC 130 Hercules qui participe à l’exercice Vigilant Shield tout en surveillant les activités des techniciens en photographie qui travaillent avec elle. PHOTO : Caporal-chef Mathieu Gaudreault

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Le 5 août 2004, on a cogné à la porte de la maison en rangée que je louais à Nepean (maintenant Ottawa), en Ontario. J’ai ouvert la porte, avec cette curiosité quasi dangereuse qui m’est propre (cette même curiosité qui, à différents moments de ma vie, m’a fait frôler des blessures de toutes sortes), et je suis tombée nez à nez avec l’un des aumôniers des Forces armées canadiennes (FAC) affectés au Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Carleton, mon unité de la Réserve navale à ce moment.

Je n’ai pas tardé à apprendre, malheureusement, que mon beau-frère d’alors, militaire de la Réserve navale comme mon premier mari et moi, avait rendu l’âme. L’homme souriant et talentueux que je connaissais, qui songeait, à un certain moment, à ouvrir son restaurant, s’était enlevé la vie à l’âge de trente et un ans, d’une des façons les plus horribles qu’on puisse imaginer. Quand je pense à ce à quoi il devait avoir l’air quand son meilleur ami a trouvé son corps dans son domicile du sud de l’Ontario, je frissonne encore.

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