Une étude sur les blessures à l’entraînement révèle des tendances auprès des recrues et des élèves-officiers

Marie-Andrée Laroche and Captain Carole-Anne Dufour
Marie-Andrée Laroche, spécialiste de l'exercice pour les Programmes de soutien du personnel et attachée à la Phase 1 (blessés) au programme de réintégration à l’entraînement à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), en compagnie du capitaine Carole-Anne Dufour, du 41e Centre de santé des Forces canadiennes Saint-Jean, lors de la présentation des résultats, à Régina. Photo : Servir

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Publié originalement dans le Journal Servir

Marie-Andrée Laroche, spécialiste de l’exercice pour les Programmes de soutien du personnel (PSP) et attachée à la Phase 1 (blessés) au programme de réintégration à l’entraînement (PRE) à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), mène une étude des blessures communes auprès des recrues et des élèves-officiers.

Il y a quelques années, constatant le nombre important de blessures chez les candidats, Mme Laroche a pris l’initiative de compiler des données à ce sujet. En collaboration avec le capitaine Carole-Anne Dufour, physiothérapeute, l’analyse des résultats a été présentée à la mi-octobre lors du congrès de l’Institut canadien de recherche de la santé des militaires et vétérans.

Depuis 2014, Mme Laroche a élaboré une base de données composée d’un échantillon de plus de 10 000 notes. Il s’agit de la première étude effectuée auprès des recrues et élèves-officiers au niveau de l’armée canadienne.

Il ressort entre autres de cette grande étude que la fréquence de blessure est 3,5 fois plus élevée chez les recrues que chez les élèves-officiers, soit 7 % et 2 % respectivement. Lors de leur arrivée, les femmes représentent 16 à 19 % de membres d’un peloton, mais elles représentent 38 à 40 % des candidats de la Phase 1.

En ce qui a trait au type de blessure, 70 % d’entre elles se situent au bas du corps et 58 % de celles-ci sont causées par l’accumulation (marche, escalier, exercice élémentaire, course). Enfin, il y a également un lien entre un résultat plus élevé à l’évaluation FORCE et un taux de blessures plus élevé.

Face à de tels résultats, Marie-Andrée Laroche soutient qu’il est essentiel de préparer les futurs candidats dès leur inscription au centre de recrutement des Forces armées canadiennes et de favoriser les interventions vers la prévention des blessures.

Résultats des podomètres

En lien avec le nombre important de blessures au bas du corps, Marie-Andrée Laroche a effectué une analyse du nombre de pas que les recrues et élèves-officiers ont effectués lors de leur formation de base au printemps dernier. Pour ce faire, un peloton de recrues et un peloton d’élèves-officiers ont porté un podomètre du début de leur formation jusqu’à leur cérémonie de fin cours. Voici les résultats :

  • 13 500 pas par jour en moyenne pour les recrues et élèves-officiers
  • On constate une meilleure répartition de la marche chez les pelotons d’élèves-officiers que chez les recrues.
  • Il n’y a pas de différence quant au nombre total de pas, malgré des restrictions du bas du corps des candidats.

Il est à noter que l’outil utilisé n’est pas vraiment précis, mais qu’il a permis d’établir un portrait global. D’autres analyses avec un outil ayant une meilleure fiabilité seront conduites prochainement.

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