L’Armée canadienne a participé aux opérations de secours suite à l’explosion d’Halifax il y a 101 ans

Le navire norvégien Imo, qui est entré en collision avec le Mont-Blanc

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Par Jay Rankin, affaires publiques de l’Armée

Halifax (Nouvelle-Écosse) — Cent un ans se sont écoulés depuis que des milliers de soldats canadiens, d’autres membres du personnel militaire et des civils se sont précipités pour sauver la ville et ses habitants.

Le 6 décembre marque l’anniversaire de l’explosion d’Halifax de 1917, une tragédie qui a tué 2000 personnes, blessé gravement 900 autres et où 25 000 survivants se sont retrouvés à la rue après que l’explosion d’un navire de munitions ait laissé le port en temps de guerre et la ville en ruine.

Le désastre a lieu après qu’une série d’erreurs aient mené à la collision du navire norvégien Imo et du navire français Mont-Blanc au port d’Halifax. Ce dernier navire transportait des explosifs de la ville de New York à Bordeaux (France). Lorsque les navires sont entrés en collision, des barils de produits chimiques inflammables se sont renversés sur le navire français, perdant le liquide dans la coque et la vapeur dans l’air. Lorsque les deux coques se sont frottées, les étincelles ont enflammé la vapeur, déclenchant un gigantesque incendie qui ne pouvait être éteint.

Un cinquième de la force de la bombe nucléaire d’Hiroshima a été déclenché

Les décès, les blessures et la pure dévastation qui ont frappé Halifax équivalaient au pire du carnage de la Première Guerre mondiale infligé dans les champs de bataille de l’Europe, » explique le colonel (retraité) John Boileau, historien, pendant un entretien appelé 6:12:17 The Halifax Explosion, le 22 novembre 2017 au Royal United Services Institute of Nova Scotia à Halifax dans le cadre des activités commémoratives du 100e anniversaire. Le Col (ret.) Boileau est un rédacteur fréquent et connu sur des sujets relatifs à la défense et il est l’auteur de plusieurs livres d’histoire militaire.

L’explosion avait une puissance équivalente à environ 2,9 kilotonnes de TNT, la plus forte explosion d’origine humaine à cette date, et avait le cinquième de la force de la bombe nucléaire larguée sur Hiroshima pendant la Deuxième Guerre mondiale, près de 28 ans plus tard.

Un village mi’kmaq et des milliers de bâtiments détruits

Le Mont-Blanc a été désintégré, les morceaux volaient partout et l’Imo a été poussé vers la rive. Plusieurs navires qui essayaient d’éteindre l’incendie ou de remorquer le navire ont été  mis en pièce. Plus de 2600 bâtiments ont été incendiés, se sont effondrés ou ont été détruits au point d’être inhabitables.

Un village mi’kmaq à Turtle Grove a été complètement détruit.

Plus de 1000 personnes aveugles en un instant

L’onde de choc de l’explosion a brisé des fenêtres jusqu’à 100 kilomètres plus loin, à Truro (Nouvelle-Écosse), et on a pu l’entendre à l’Île-du-Prince-Édouard.

L’explosion a été assez puissante pour aveugler plus de 1000 personnes qui y ont malheureusement jeté un coup d’œil.

Immédiatement après l’explosion, des civils et des soldats se sont précipités pour aider les personnes dans le besoin, creusant dans les décombres, cherchant des survivants dans les bâtiments effondrés et s’occupant des milliers de blessés. Le jour suivant, un blizzard a frappé Halifax, rendant les efforts de rétablissement encore plus difficiles.

L’Armée canadienne et l’armée britannique ont exécuté des missions de recherche et sauvetage, et ont construit des abris et des hôpitaux

Le Col (ret.) Boileau dit qu’il y avait 5000 soldats canadiens dans la ville à ce moment – beaucoup en garnison, tandis que d’autres étaient de passage, attendant d’être envoyés au front en Europe.

Le rôle important qu’ont joué l’Armée et la Marine dans les opérations de recherche et de sauvetage n’a jamais été reconnu officiellement, » dit-il.

Mis à part le fait d’avoir cherché et aidé des survivants blessés, les soldats ont aussi bâti rapidement des résidences d’urgence pour les personnes se retrouvant sans toit – ils ont installé 400 tentes avec des planchers, du chauffage et des lits devant le manège militaire d’Halifax. On a également monté une grande tente hôpital de 250 lits devant le manège militaire.

Beaucoup de personnel militaire sur place en raison de la guerre

Parmi les soldats, il y avait 600 membres du personnel médical puisque la ville était un arrêt important pour les soldats blessés qui arrivaient de l’autre côté de l’océan Atlantique.

Un hôpital, le poste d’évacuation sanitaire du quai no 2, est endommagé dans l’explosion, mais plusieurs hôpitaux d’urgence sont construits pour aider les efforts de secours – totalisant, à un certain point, plus de 40 hôpitaux dans la ville. Un certain nombre de médecins militaires et autres membres du personnel sont venus des districts militaires avoisinants pour aider pendant la crise.

Aux côtés des soldats canadiens et britanniques, les marins sont allés aider les gens dans le besoin. Boston a même joué un rôle important pour aider la ville – la Croix-Rouge de Boston a construit un hôpital de 150 lits.

Pour commémorer l’aide de la ville du Massachusetts, la Nouvelle-Écosse envoie à la ville un gros sapin à chaque temps des Fêtes.

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Liens connexes

Minutes du Patrimoine – L’explosion d’Halifax (pas d’accès sur le RED)
6:12:17 The Halifax Explosion (en anglais seulement)
A City Destroyed: Experience the Halifax Explosion, 100 years later (en anglais seulement)
Halifax Explosion: the aftermath and relief efforts (1917) (pas d’accès sur le RED; en anglais seulement)
Halifax Explosion – Maritime Museum of the Atlantic (en anglais seulement)
RHAD Architects create commemorative Halifax Explosion markers (en anglais seulement)

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