Opération HONOUR : vision nationale, actions locales

Chief Warrant Officer Alain Guimond, Chief Warrant Officer of the Canadian Armed Forces
L’adjudant-chef des Forces armées canadiennes, l’adjudant-chef Alain Guimond. Photo : MDN / FAC

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Par Catherine Villeneuve, Le Gardien

Lors d’une récente visite dans les bureaux de l’équipe d’intervention stratégique des Forces armées canadiennes (FAC) sur l’inconduite sexuelle, l’adjudant-chef des FAC, l’Adjuc Alain Guimond, a présenté sa vision de l’avenir de l’Opération HONOUR avec un comité de planification de la campagne 2019.

« L’Opération HONOUR concerne le respect que nous avons envers les personnes avec lesquelles nous travaillons », a-t-il indiqué.

Cette visite a eu lieu quelques jours après la publication des rapports d’automne du Bureau du vérificateur général du Canada, qui comprenaient une évaluation de la façon dont les FAC réagissent face à l’inconduite sexuelle. Sur la base des recommandations, le message des dirigeants nationaux et locaux est très clair : l’accent doit être mis sur les victimes et l’aide qui leur est offerte. Et cela implique une formation continue et une communication efficace.

Il incombe maintenant aux militaires du rang supérieurs (sous-officiers supérieurs) d’appliquer la vision commune, car ce sont eux qui «dirigent et gèrent notre personnel tous les jours». « L’inconduite sexuelle ne sera jamais résolue si nos sous-officiers supérieurs ne s’impliquent pas davantage», a ajouté l’Adjuc Guimond.

À cet effet, sa vision de la bonne approche à adopter est divisée en trois étapes :

  • Agir en tant que leaders;
  • Communiquer et expliquer ce qui est bon et juste et ce qui est mal; et
  • Corriger et mettre un terme aux actes fautifs.

Un message simple pour ce qu’il espère avoir un impact clair et positif sur le personnel des FAC. « Ce n’est pas encore bon, mais c’est un peu mieux qu’avant, » a noté l’Adjuc Guimond.

C’est là que les actions locales ont le pouvoir de vraiment changer les choses. Dans la région de la capitale nationale, le Colonel Angela Banville, commandant de l’Unité de soutien des Forces canadiennes (Ottawa), a organisé plusieurs séances de perfectionnement professionnel obligatoires pour l’équipe de l’USFC(O), qui ont pour objectif premier et prioritaire l’Opération HONOUR.

« Il est de notre devoir en tant que commandants, en tant que leaders, d’assurer le succès de la mission. L’Opération HONOUR affecte tous les membres de l’Équipe de la Défense et il est impératif que notre vision soit communiquée efficacement et à tous les grades », a expliqué le Col Banville.

« Avoir le courage d’emmener un collègue à part et d’exprimer que ce type d’humour n’est pas acceptable en milieu de travail, de signaler un incident d’inconduite sexuelle ou de harcèlement à votre chaîne de commandement, de décrocher le téléphone et d’appeler le Centre d’intervention pour inconduite sexuelle, c’est faire preuve de leadership, » a-t-elle ajouté.

Ces séances de perfectionnement professionnel offrent aux membres militaires et aux employés civils l’occasion de passer en revue les objectifs et les principes fondateurs de l’Opération HONOUR, de poser des questions et de créer un débat sur le sujet. Et bien sûr, de se rappeler les différentes ressources mises à leur disposition pour en savoir plus sur l’intervention des tiers et aider les collègues en cas de faute.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les principes fondateurs de l’Opération HONOUR, les Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle (CIIS), la liste complète des ressources en place, ainsi que d’autres renseignements, veuillez consulter le site Web de l’Opération HONOUR.

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