Un membre du Groupe des matériels achève son expédition au profit des chiens d’assistance

Dan Connolly
Arrivée à Santiago, le 28 octobre. Photo : Dan Connolly

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Le 27 octobre 2018, vingt-six jours après son départ, Dan Connolly, du Groupe des matériels, a parcouru le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, soit un trajet de 800 kilomètres en Espagne.

Dan a dédié la marche à son père, Frank Millar Connolly, vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, dans le but de rehausser la sensibilisation à l’état de stress post‑traumatique (ESPT) et d’amasser des fonds pour l’organisme de bienfaisance Canadian Veteran Service Dog Unit. Grâce aux dons qu’il a reçus, Dan a pu verser plus de 2 000 $ en vue de l’entraînement d’un chien d’assistance.

Dan Connolly a débuté son parcours à Saint‑Jeaan‑Pied‑de‑Port, en France, puis il a traversé les Pyrénées et poursuivi son trajet en suivant l’itinéraire de pèlerinage datant de plusieurs siècles qui sillonne le nord de l’Espagne.

« J’ai voyagé avec des gens du monde entier et j’ai découvert d’une façon très particulière la beauté spectaculaire, la riche histoire et les merveilleuses gens de l’Espagne, explique Dan. C’était une expérience véritablement marquante et j’incite n’importe qui à faire son propre pèlerinage, pour quelque raison que ce soit. »

Vous pouvez faire un don en vous rendant à la page de la campagne liée à la marche en mémoire de Frank Millar Connolly de la RVMRC (en anglais seulement) d’ici la fin décembre, ou encore, faites un don en ligne (lien interne) à la Campagne de charité en milieu de travail de la Défense nationale (CCMTDN) pour Canadian Veteran Service Dog Unit.

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  • Dan Connolly
  • Dan Connolly at Cape Finisterre
  • Dan Connolly

Dernier billet, rédigé durant mon voyage de retour, à bord du train entre Santiago et Madrid

Par Dan Connolly

Pendant mon parcours, j’avais le chapelet de mon grand-père. Comme mon père, mon grand-père a vécu sa propre guerre (de 1914 à 1918), et d’après ma famille, il a perdu la foi sur les champs de bataille de la France.

Comme bien d’autres jeunes de sa génération, grand-père Connolly a caché son âge véritable afin de s’enrôler à 15 ans. À la fin de la guerre, alors âgé de 19 ans, il avait été gazé et blessé à deux occasions distinctes, et il avait été témoin des horreurs de la vie au front. Bien que mon grand‑père et mon père aient été fiers du service qu’ils avaient accompli, ils étaient tous deux hantés par les expériences qu’ils avaient vécues.

Une tradition veut qu’on laisse un objet le long du chemin, de sorte que l’on puisse, de façon symbolique, laisser aller le passé ou honorer quelqu’un que l’on aime. Le chapelet m’avait accompagné tout au long de mon parcours, de Saint‑Jean‑Pied‑de‑Port à l’Espagne, jusqu’au cap Finisterre, le bout du monde, comme le surnommaient les Romains.

Ma première visite au cap avait été une célébration; j’étais content de moi pour avoir parcouru à pied plus de 800 kilomètres en Espagne. Victorieux, j’ai pris une photo devant l’océan et j’éprouvais le sentiment de réussite qui s’ensuit naturellement.

Le lendemain, je n’avais toujours pas décidé ce que j’allais faire avec le chapelet. Allais-je le garder? Allais-je le laisser quelque part? Le cas échéant, où? Je me suis mis à gravir une fois de plus les trois kilomètres séparant la municipalité du cap, sans vraiment savoir pourquoi, mais ressentant le besoin de m’y rendre. Cette fois-ci, contrairement à la veille, il n’y avait ni réjouissance ni exubérance. Au lieu, il y régnait un profond sentiment de paix, pendant que je regardais le soleil se lever au-dessus de l’océan tout en me rendant au bout du monde.

Au moment où je montais les marches de pierre menant au cap, j’ai aperçu soudainement un poteau dans le sol. Il était peint en blanc et on pouvait y lire le texte suivant en anglais, en lettres noires : « May Peace Prevail on Earth » (Que la paix règne sur terre) et je savais avoir trouvé l’endroit parfait. Voilà la raison pour laquelle j’étais venu. J’ai accroché le chapelet au poteau, et pendant que je me tenais là, les mots suivants me sont venus à l’esprit :

Pour quiconque a souffert directement ou indirectement les ravages de la guerre, que la paix règne sur terre.

Pour les familles qui ont été déchirées directement ou indirectement par les effets de la guerre, que la paix règne sur terre.

Pour ceux et celles qui ont perdu des êtres chers comme conséquence directe ou indirecte de la guerre, que la paix règne sur terre.

Pour ceux et celles qui se sont vus perdre l’innocence et la foi comme conséquence directe ou indirecte de la guerre, que la paix règne sur terre.

Que la paix règne sur terre.

Que la paix règne sur terre.

Que la paix règne sur terre.

Je suis très reconnaissant envers les nombreuses personnes qui ont apporté une contribution à Canadian Veteran Service Dog Unit et j’incite quiconque ne l’a pas encore fait à apporter une contribution.

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  • Rosary on pole
  • Frank Millar Connolly
  • Private Albert Edward Connolly, second from left
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