Capacité opérationnelle : L’évaluation et la reconnaissance de la surface des aérodromes font en sorte que l’ARC peut être déployée lorsqu’elle est appelée en service

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Le capitaine Daniel Cruz, un officier du génie construction de la 1re Division aérienne du Canada, a suivi le cours d’évaluation et de reconnaissance de la surface des aérodromes à Cold Lake, en Alberta, et affirme que ce cours lui a permis d’acquérir des compétences uniques. PHOTO : Christopher King

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par Christopher King

Lorsque des catastrophes majeures frappent le Canada, les Forces armées canadiennes (FAC) interviennent. Récemment, l’Aviation royale canadienne (ARC) a été déployée pour appuyer la lutte contre les feux de forêt en Colombie-Britannique. Mais avant qu’un aéronef puisse se poser et apporter de l’aide, une équipe spéciale de quatre personnes détermine quelles pistes et quels aérodromes peuvent l’accueillir.

Le 4e Escadron de génie construction, situé à la 4e Escadre Cold Lake (Alberta), mais qui relève de la 2e Escadre Bagotville (Québec), forme les membres de l’ARC à ce travail. Le major Jason Hartwig, commandant de l’escadron, affirme que l’évaluation et la reconnaissance de la surface des aérodromes (ASAR) représentent un ensemble de compétences unique qui a été utilisé récemment dans le cadre de l’opération Lentus.

« L’opération Lentus est un excellent exemple de l’application de ces connaissances. Les experts sont allés d’un aérodrome à un autre pour faire des évaluations et formuler des recommandations à l’ARC », explique le major Hartwig. « Nous formons des équipes de quatre personnes pour évaluer l’aérodrome et faire des recommandations à l’ARC afin de savoir quels types d’aéronefs peuvent y atterrir, le nombre de passages qu’ils peuvent prendre et l’état de l’aérodrome. »

Selon le major Hartwig, la formation en évaluation et en reconnaissance de la surface des aérodromes a commencé après l’intervention des FAC lors du séisme en Haïti en 2008; à l’époque, les FAC comptaient sur des experts civils pour fournir ces évaluations.

« Nous n’avions pas la capacité militaire de déterminer l’état d’un aérodrome et de voir si un appareil Hercules ou quelque chose de plus petit pouvait y atterrir », dit-il. Nous nous sommes rendu compte que c’était une lacune. Nous avons donc élaboré ce cours avec des experts en la matière et des professionnels de Winnipeg. »

Le capitaine Daniel Cruz, un officier du génie construction de la 1re Division aérienne du Canada, vient de terminer le cours à Cold Lake. Il dit qu’il avait entendu dire que le cours était techniquement difficile, mais qu’il avait hâte de pouvoir mettre à profit sa formation en génie.

« L’évaluation et la reconnaissance de la surface des aérodromes nous permettent vraiment de déterminer si un aéronef peut atterrir à un aérodrome ou utiliser ses services », dit-il. « C’est une compétence passablement importante dans le métier d’ingénieur en construction. C’est très gratifiant de repenser aux trois dernières semaines pour voir jusqu’où vous êtes allé, tout ce que vous avez appris pour être en mesure de prendre une décision aussi importante. »

Le cours comprend l’inspection de la piste, la mesure des obstacles dans les environs et, finalement, l’évaluation de la qualité de la piste pour déterminer ce qui peut y atterrir. À la fin du cours de trois semaines, les deux équipes de quatre personnes ont entrepris une évaluation pratique.

« Les membres de ces équipes apprennent comment évaluer les aérodromes, qu’il s’agisse de l’inspection ou de la capacité portante de la piste ou de l’état général de l’aérodrome », explique le major Hartwig. « Nous sommes allés à Lloydminster et Vermilion, en Alberta, et nous avons effectué une reconnaissance pratique des pistes. Nous avons coordonné nos efforts avec les gestionnaires de l’aéroport et émis des NOTAM [avis aux aviateurs/aviatrices] et revu leurs évaluations des pistes. »

Le capitaine Cruz dit que les experts utilisent des télémètres et mesurent l’angle, la distance et la hauteur des objets entourant la piste. Ils examinent la surface pour en déterminer la qualité et la forme, puis échantillonnent la surface et testent la résistance du sous-sol pour déterminer la qualité de la piste elle-même.

« Je pense que c’est l’un des cours les plus difficiles en raison de sa nature très technique. C’est un cours très chargé, alors au début, vous n’êtes pas sûr d’y arriver », dit-il. « Je pense que beaucoup de mes compagnons de cours ici sont du même avis, si vous arrivez à passer les deux premières semaines, tous les éléments tombent en place.

« Je pense que cela vaut la peine d’avoir l’occasion d’aller dans des endroits que vous n’avez peut-être pas visités. De plus, c’est une compétence unique. »

Le cours est une fonction secondaire que peuvent assumer les militaires du rang et les officiers. Le major Hartwig dit que la plupart des étudiants sont des caporaux, des adjudants, des lieutenants ou des capitaines. Après l’obtention de leur diplôme, ils retournent dans leurs unités et l’ARC peut faire appel à eux pour former une équipe et faire une évaluation dans leur région au besoin.

Cet article a été publié pour la première fois le 9 octobre 2018 dans The Courier, le journal de la base de la 4e Escadre.

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