Pourquoi je donne : en souvenir de Frank Millar Connolly, de la RVMRC

Frank Millar Connolly, de la RVMRC, pendant la guerre, devant sa résidence de Montréal.

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Par Dan Connolly, Communications internes du Groupe des matériels (Gp Mat), Directeur – Plans stratégiques (Gp Mat) (DPSGM)

En ma qualité de fils et de petit-fils d’anciens combattants de la Première et de la Deuxième Guerres mondiales, j’ai été témoin des effets terribles du trouble de stress post-traumatique (TSPT) sur ses victimes et sur leur famille. Dans le cadre de mon propre parcours de guérison, j’ai choisi de faire à pied les 780 kilomètres du Camino de Santiago, de Saint-Jean-Pied-de-Port, en France, à Santiago de Compostela, en Espagne, en octobre 2018. Je dédie également cette marche à mon père, Frank Connolly, de la Réserve de volontaires de la Marine royale du Canada (RVMRC), en service à bord d’une corvette pendant la Deuxième Guerre mondiale, lors de la bataille de l’Atlantique.

La connaissance et la compréhension du TSPT n’existaient pas alors, au contraire d’aujourd’hui. Après la guerre, mon père a gagné sa vie comme entraîneur de chevaux. Il récupérait des chevaux à l’hippodrome et les entraînait comme chevaux de chasse ou d’obstacles. Plus tard, il a ouvert une sellerie, mais a toujours gardé quelques chevaux près de lui. J’ai la certitude que le lien qu’il développait avec eux a joué un grand rôle dans sa guérison.

Pendant mon enfance, ma famille a toujours eu un ou deux chiens. Un jour d’hiver, mon père est rentré avec un grand danois, Sandy, qu’il avait sauvé d’un poste d’essence. Sandy était attachée à l’extérieur par grand froid et mon père ne pouvait tout simplement pas la laisser là. Elle est restée avec nous, et nous l’avons beaucoup aimée, pendant des années. Une autre fois, il a ramené à la maison un champion de concours, un dalmatien, qui avait été jugé dangereux en raison de son mauvais caractère. Son propriétaire avait donc prévu le faire euthanasier. Or, mon père l’a ramené chez nous et, petit à petit, profitant de beaucoup de patience et d’amour, Cappy s’est radouci et est devenu un membre apprécié et aimé de la famille.

Papa a toujours semblé entretenir un lien profond avec les animaux. Ce type de lien entre une personne et un animal peut avoir un effet thérapeutique qui dépasse la compréhension et que les mots ne peuvent traduire. C’est pour cette raison que j’ai choisi d’associer l’Unité canadienne des chiens d’assistance des anciens combattants (UCCAAC) à mon parcours de guérison. Ce que j’espère, c’est qu’ensemble, nous arriverons à recueillir au moins 10 000 $ pour l’UCCAAC.

Voici la traduction d’un extrait du site Web de l’UCCAAC : « Les chiens que nous avons à l’Unité ont des effets positifs dans la vie des anciens combattants; ils les aident à redevenir les personnes qu’ils étaient auparavant. Nous avons connu des anciens combattants, à l’Unité, qui nous sont arrivés soumis à un fort régime d’anxiolytiques et de thérapies et qui, maintenant, n’ont plus besoin de médicaments et ont repris une vie normale. Les chiens réagissent à leur anxiété et les sortent des situations qui empirent ce sentiment. Ils les protègent dans la foule en leur assurant un périmètre de protection, les réveillent quand ils font des cauchemars et les ramènent à la réalité en cas de reviviscence. L’une de nos clientes explique que son chien l’ancre dans la réalité. Certains de nos chiens, d’autre part, sont particulièrement habiles pour aider des militaires qui ont des problèmes de mobilité. »

Ouvrez votre cœur et donnez par l’entremise de la page Web Frank Millar Connolly (RCNVR) Memorial Camino (en anglais seulement).

 

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