Des équipages de l’ARC procèdent à l’évacuation médicale d’une jeune fille d’une île septentrionale éloignée

The back of a pilot's head as he looks out the cockpit window of an aircraft at a snow-covered landscape.
L’île Mansel vue depuis le poste de pilotage d’un CC-130H Hercules alors que l’équipage s’approche de l’île pour parachuter des techniciens en recherche et sauvetage auprès d’une jeune fille blessée, le 13 août 2018.PHOTO : Le 424e Escadron de transport et de sauvetage

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8e Escadre Trenton

Dans l’après-midi du samedi 11 août 2018, le Bureau de gestion des urgences du Nunavut a communiqué avec le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (CCCOS) de la 8e Escadre Trenton (Ontario) pour lui signaler qu’une jeune fille s’était heurté la tête à bord d’un bateau de pêche dans des eaux agitées. Après qu’elle ait reçu certains soins sur la terre ferme dans un camp de pêche sur l’île Mansel, la famille de la jeune fille a utilisé un téléphone satellite pour demander de l’aide.

Les contrôleurs aériens du CCCOS – Trenton ont d’abord demandé l’aide d’aéronefs civils qui se trouvaient dans le secteur, mais la détérioration des conditions météorologiques et de la visibilité dans toute la région a cloué ces aéronefs au sol. La mer agitée a également empêché l’évacuation par bateau.

On a donc appelé à l’aide un hélicoptère CH-149 Cormorant du 103e Escadron de recherche et de sauvetage de la 9e Escadre Gander (Terre-Neuve et Labrador). Malgré les efforts déployés pour faire atterrir l’hélicoptère sur l’île, les nuages bas et les vents forts ont contrecarré les efforts de l’équipage. Pour compliquer la situation, les sauveteurs avaient perdu la communication par téléphone satellite avec la famille à la suite d’une défaillance technique.

Tôt le 13 août, un CC-130H Hercules du 424e Escadron de transport et de sauvetage de la 8e Escadre a été envoyé pour tenter de rétablir la communication.

Le Hercules est arrivé à la verticale et une radio a été parachutée pour rétablir la communication. La famille a fait le point sur les symptômes de la jeune fille avec les techniciens en recherche et sauvetage qui se trouvaient à bord, et la décision a été prise de parachuter des techniciens pour lui prodiguer des soins médicaux.

Malgré les vents forts et le mauvais temps qui semblait sur le point de se réinstaller, l’équipage a uni ses efforts pour trouver un endroit qui permettait aux techniciens en recherche et sauvetage de sauter en toute sécurité pour se rendre jusqu’à la patiente.

« Alors que nous parcourions les 16 derniers kilomètres, le plafond s’est élevé à un peu plus de 600 mètres, mais, une fois sur place, nous avons pu constater que les conditions recommençaient à se détériorer, et nous ne voulions pas rater cette occasion de fournir des soins médicaux », a déclaré le capitaine Andrew Sheanhan, opérateur de systèmes de combat aérien.

Après de nombreux passages de reconnaissance et le déploiement de fumée et de rubans indiquant la dérive due au vent, les techniciens en recherche et sauvetage étaient prêts à sauter.

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« Il y avait des vents de 40 nœuds avec des nuages qui arrivaient », a expliqué la sergente Jody Hynes, technicienne en recherche et sauvetage. « Le moment était propice, cependant. Malgré les plafonds bas dans la région, nous avons déterminé une zone dégagée où nous pouvions sauter. »

Dirigeant leurs parachutes, les deux techniciens en recherche et sauvetage devaient tenir compte de la plage et du terrain rocheux près du camp de pêche.

« Nous nous sommes assurés de couper nos parachutes dès notre atterrissage pour ne pas être entraînés », a poursuivi le sergent Hynes. Après avoir atterri, puis levé le pouce en l’air avec soulagement pour indiquer qu’ils étaient arrivés sains et saufs, les deux techniciens ont marché jusqu’au camp de pêche afin de stabiliser la patiente.

« Les membres de la famille étaient heureux de nous voir; ils nous ont même offert du poisson qu’ils avaient pêché », a indiqué le sergent Hynes.

Bien que les symptômes de la jeune fille se soient atténués au cours de la journée, les techniciens en recherche et sauvetage ont décidé de procéder à son évacuation jusqu’à l’hôpital d’Iqaluit (Nunavut).

« Le deuxième jour, les conditions météorologiques étaient plus clémentes. Les vents contraires avaient diminué et les conditions météorologiques étaient propices à notre départ de Kuujjuaq [dans le nord du Québec] », a déclaré le capitaine Dan Noonan, commandant du Cormorant. « Comme le plafond était encore bas durant le trajet, un vol selon les règles de vol aux instruments était nécessaire jusqu’à l’île Mansel. Heureusement, lorsque nous sommes arrivés, le temps s’était éclairci autour de l’île, ce qui nous a permis d’atterrir sans incident. »

Vers la fin de la soirée du 13 août, l’équipage du 103e Escadron a évacué la jeune fille et sa grand-mère. La patiente est arrivée dans un état stable à l’hôpital d’Iqaluit, où elle a été confiée aux soins du pédiatre.

« C’est un endroit difficile pour la recherche et le sauvetage, mais chaque fois qu’on se rend dans le Nord, on en apprend un peu plus », a affirmé le sergent Hynes. « Des habitants nous ont expliqué que le nom inuktitut de l’île rocheuse est Pujjunaq, qui signifie “endroit qui perce les mocassins”. »

Selon le mandat fédéral en matière de recherche et de sauvetage, les opérations de SAR couvrent tous les incidents aéronautiques et maritimes survenus dans des eaux de compétence fédérale. Les opérations de SAR sur terre ou dans des eaux intérieures sont du ressort des provinces, des territoires et des municipalités, sauf dans les parcs nationaux fédéraux. Les Forces armées canadiennes, lorsqu’elles y sont invitées, sont cependant présentes pour participer à ces opérations.

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  • The back of a pilot's head as he looks out the cockpit window of an aircraft at a snow-covered landscape.
  • A group of people, most wearing military uniforms, stand in front of a large aircraft with four propellers.
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