La SFC Alert célèbre ses 60 ans

Un grand panneau « Alert, Nunavut », entouré de petits panneaux portant le nom de collectivités et la distance qui sépare la station de chacune d’elle.
Le nouveau panneau de la SFC Alert, qui indique l’emplacement de la station au Nunavut, se trouve parmi d’anciens panneaux affichant les distances pour se rendre à divers endroits. PHOTO : Caporal Ryan Moulton, TN11-2016-0804-069-X3

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Par la capitaine Kathleen Soucy

Depuis 60 ans, la station des Forces canadiennes (SFC) Alert, située sur l’île d’Ellesmere, au Nunavut, permet au Canada d’affirmer sa souveraineté dans le Grand Nord.

Située à seulement 817 kilomètres du pôle Nord géographique, la SFC Alert est le lieu habité en permanence le plus au nord de la planète.

Le 1er septembre 2018, le personnel de la SFC Alert a célébré le 60e anniversaire de service de la station. Celle-ci a vu le jour au début des années 1950 à titre de station météorologique. Le 1er septembre 1958, la SFC Alert a commencé à jouer un rôle opérationnel en tant qu’unité de renseignement sur les transmissions pour les Forces armées canadiennes. Depuis ce jour, elle s’est transformée en station de radiotélégraphie relevant de l’Armée canadienne.

« Je suis très fière d’être présente à la SFC Alert pour célébrer son 60e anniversaire. C’est une excellente occasion de souligner le travail exceptionnel accompli par les militaires et les civils des Forces armées canadiennes au fil des ans, et de les remercier des sacrifices auxquels ils ont consenti pour être ici », a déclaré la major Sandra Andrusiak, commandante de la SFC Alert.

Pour l’occasion, les 106 membres du personnel de la SFC Alert ont tenu des activités telles qu’une chasse au trésor intitulée « 60 questions pour 60 ans ». Les équipes avaient chacune une liste de questions, principalement concernant l’histoire de la station, auxquelles elles devaient répondre en effectuant une chasse dans le bâtiment principal. De plus, un plongeon polaire a eu lieu le 2 septembre, où les courageux pouvaient braver la mer Arctique, ainsi qu’un dîner barbecue comprenant un gâteau d’anniversaire géant.

Soixante ans de capacité opérationnelle constituent toujours une réalisation remarquable, mais célébrer 60 années d’opérations dans les froids extrêmes de l’Arctique canadien est encore plus admirable. La beauté stupéfiante de la SFC Alert en une journée d’été ensoleillée tend à faire oublier à quel point cet endroit peut se révéler inhospitalier et impardonnable. En effet, le temps y est très imprévisible, ce qui fait qu’une tâche normalement simple peut devenir très ardue. Pendant les mois d’hiver, il arrive que le personnel doive composer avec des températures de – 50 °C et des vents violents qui peuvent faire voler la neige et empêcher les gens de se voir alors qu’ils se trouvent à un mètre les uns des autres.

L’isolement de la station figure parmi les autres difficultés qu’elle présente.

« Située à 2 092 kilomètres de la ville canadienne la plus proche, Iqaluit, et à 700 kilomètres du plus proche établissement de soutien éventuel, la base des forces aériennes des États-Unis, à Thule, au Groenland, la SFC Alert est l’endroit le plus isolé et inhospitalier où peuvent travailler les militaires canadiens pendant leur carrière », a expliqué l’adjudant‑maître Marceau, adjudant de la station. Les déplacements ardus pendant les intempéries, le danger que représentent certains animaux et l’accès limité à Internet constituent d’autres difficultés à surmonter.

Le personnel d’Alert compte des militaires, des employés de la Défense nationale et d’Environnement Canada, ainsi que des entrepreneurs. Leurs fonctions comprennent la gestion des ressources, la météorologie, le soutien médical, l’entretien technique, les services d’alimentation, ainsi que le chargement et le déchargement d’aéronefs. La SFC Alert entretient des installations de collecte de renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) pour appuyer les opérations militaires canadiennes. Les missions de ROEM sont accomplies à distance grâce aux installations et à l’équipement de la SFC Alert.

Harjit Sajjan, ministre de la Défense nationale, a visité la SFC Alert à la mi-août et a rencontré le personnel qui y vit et y travaille. Pendant sa visite, il a fait la tournée des installations des FAC, a annoncé un certain nombre d’améliorations à apporter aux infrastructures et a présenté un projet de recherche en cours dans le domaine de la défense, qui vise à améliorer la capacité des militaires dans l’Arctique. L’investissement de plus de 10 millions de dollars en infrastructure annoncé porte sur la mise à niveau des alarmes incendie et du système d’extincteur d’incendie (cinq millions de dollars), sur le remplacement des réservoirs de stockage de combustible (2,5 millions de dollars) et sur l’acquisition d’un générateur de centrale électrique (2,8 millions).

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  • Un grand panneau « Alert, Nunavut », entouré de petits panneaux portant le nom de collectivités et la distance qui sépare la station de chacune d’elle.
  • Un grand panneau sur lequel est inscrit « Alert, N.W.T. », entouré de petits panneaux portant le nom de collectivités et la distance qui sépare la station de chacune d’elle.
  • Deux militaires en uniforme à camouflage et portant des casquettes se tiennent devant une étendue d’eau sur laquelle flotte de la glace.
  • Une personne nage dans une étendue d’eau sur laquelle flotte de la glace.
  • Neuf croix blanches et un monument en pierre.
  • Une photo aérienne de plusieurs bâtiments dans la neige.
  • Un aéronef brisé en plusieurs morceaux repose sur un terrain dénudé, vu des airs.
  • Plusieurs bâtiments vus des airs.
  • Un homme tenant un ballon presque aussi grand que lui dans un paysage enneigé.
  • Un aéronef atterrit dans la neige.
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