Le groupe des opérations tactiques maritimes effectue des exercices d’arraisonnement avec la Tunisie

Le navire de la Marine tunisienne La Galite navigue au côté du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Ville de Québec durant un exercice d’entraînement sur la mer Méditerranée durant l’opération REASSURANCE, le 20 août 2018. Photo : Cplc André Maillet, Services d’imagerie des FMAR(P)

Le 20 août 2018, au large des côtes de la Tunisie, les membres du groupe des opérations tactiques maritimes ont quitté le NCSM Ville de Québec à bord d’une embarcation gonflable à coque rigide (RHIB) des opérations spéciales pour monter à bord du navire de guerre tunisien La Galite afin de participer à un exercice d’arraisonnement avec le 51e régiment tunisien.

Les équipes ont eu peu de temps pour faire connaissance et discuter du plan tactique pour l’exécution de l’arraisonnement interarmées d’un navire d’intérêt avant que les chefs d’équipes canadiens et tunisiens ne se dirigent sur la passerelle du navire alors que nous nous dirigions vers la salle de repos de l’équipage.

Les Tunisiens posaient beaucoup de questions au sujet de notre entraînement; il est évident qu’ils sont aussi passionnés par leur travail que nous. La conversation a été écourtée lorsque les chefs d’équipe sont revenus avec une mise à jour de la situation : dans le cadre de l’exercice, nous allons arraisonner un navire de pêche utilisé pour introduire en contrebande des drogues ou des armes.

Le navire de patrouille tunisien Joumhouria, avec des membres de la Marine tunisienne comme équipage, jouera le rôle du navire de pêche. Avec le plan en place, douze membres de l’équipage sont montés à bord du RHIB afin d’arraisonner le Jomhouria.

L’arraisonnement du Jomhouria était une expérience unique pour l’équipe en raison du bas franc-bord. Normalement, nous devons arrimer des échelles pour grimper le long du navire, mais comme le Joumhouria est un navire de patrouille propulsé par réaction, avec une plateforme qui s’étendait du tableau arrière et au même niveau que la ligne de flottaison, on n’a pas eu besoin de grimper. Le conducteur de l’embarcation s’est arrimé à la plateforme du tableau et il a navigué de mains de maître dans le sillage des réacteurs alors qu’on arraisonnait le navire, nous avons donc été en mesure d’assumer immédiatement une position défensive.

Avec un des membres du groupe des opérations tactiques maritimes et un membre du 51e commando, je me suis déplacé à bâbord du navire d’intérêt, en direction de la passerelle, alors qu’une autre équipe de Canadiens et de Tunisiens ont sécurisé à tribord. J’ai monté l’échelle jusqu’au deuxième pont, sécurisé la zone, et je me suis ensuite dirigé vers la porte du toit pour accéder à la passerelle. En regardant par la porte de la passerelle, nous avons aperçu un homme et nous lui avons ordonné de sortir. Il a obéi et a suivi nos directives.

À ce stade, le chef d’équipe canadien et un membre tunisien sont restés sur la passerelle avec moi alors que le reste de l’équipe a continuait la fouille du navire. J’ai posé à l’homme une série de questions personnelles, sur l’équipage, le navire et la cargaison, et je lui ai demandé quelle était leur destination alors que je le fouillais.

La situation était calme sur la passerelle, mais ce n’était pas le cas sur les ponts inférieurs : l’équipe nous a en premier avisés qu’ils avaient découvert de la drogue, ils ont ensuite découvert un engin explosif improvisé. Les procédures appropriées ont été exécutées par chaque équipe alors que nous quittions le navire pour retourner sur le Ville de Québec et l’équipe tunisienne retournait sur le La Galite.

Les Tunisiens sont des partenaires d’entraînement enthousiastes, et grâce à une volonté collective d’apprentissage, nous avons été en mesure d’élaborer conjointement des scénarios d’exercice efficaces. Il est évident que les Tunisiens apprécient notre partenariat militaire et qu’ils se réjouissent à la perspective de travailler avec nous, et le sentiment est réciproque.

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