Récit des FAC | L’homme le plus heureux des FAC

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Transcription

Moi, je suis l’homme le plus heureux des forces canadiennes parce que je réalise mon rêve.

Je suis matelot-chef Lokombe. Je suis steward et je travaille pour l’amiral Baines depuis les deux dernières années.

Tout a commencé en république démocratique du Congo. J’étais aux alentours de 13, 14 ans. En étudiant la géographie du monde, j’ai découvert la géographie du Canada et l’histoire, la politique du Canada. Les Forces armées canadiennes, la réputation ces année-là, vers les années 90. L’armée de paix, les casques bleus canadiens quand ils arrivaient quelque part, ils arrivaient là non pas pour venir combattre, mais pour aider à retrouver la paix, ils allaient pour reconstruire et redonner l’espoir. C’est ces images-là qui me sont restées dans la tête dans cette jeunesse-là.

Après cette jeunesse-là, on a grandi puis je suis allé dans mon université, et j’ai fait ce que j’avais à faire, la communication. J’ai commencé à travailler. Mais malheureusement, dans mon pays la communication ou l’opinion ne va pas toujours de pair avec les dirigeants. Tu n’es pas libre de donner aussi librement que nous avons ici au Canada, dire ton opinion. Et ça, ça m’a causé des problèmes ou j’ai été obligé de quitter brusquement le Congo.

Je me suis retrouvé au Zimbabwe, et au Zimbabwe c’est un pays à l’époque le président Mugabe collaborait entièrement avec le président Kabila au Congo, j’ai été arrêté. Pour le même problème que j’ai dû fuiller au Congo, j’ai été arrêté au Zimbabwe. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans un camp de réfugiés ou vous n’avez droit à rien. Pendant pratiquement 4 mois et finalement être arrêté. Quand j’ai été arrêté, j’ai été mis en prison. Je ne connaissais personne dans ce pays-là à part quelque personne avec qui j’avais été avec dans les camps de réfugiés. Tu es dépaysé, tu ne connais personne. Tu te retrouves dans une grande prison ou c’est pratiquement l’enfer. Moi je dis toujours que je n’irais plus en enfer car j’ai vécu mon enfer. Ça c’était mon enfer. Et après quatre moi j’ai refusé à manger. J’ai commencé la grève de faim et cette grève de faim le dernier que j’ai fait ça prit 6 jours. Après 6 jours, parce que moi j’étais prêt à partir, j’étais prêt à mourir. J’ai eu la visite de, du représentant du Haut-Commissariat pour les réfugiés en prison qui est venu me voir et tout de suite il a contacté plusieurs ambassades pour essayer de voir si on pouvait m’aider, et le premier ambassade qui a répondu, c’est l’ambassade du Canada.  Toute suite lorsque le Canada a pris le dossier ils m’ont dit, nous allons te sortir de là, et l’espoir est revenu. J’ai commencé psychologiquement à revivre, jusqu’à ma sortit de prison le 27 août 2001.

Le Canada m’a sorti de la mort, c’est une deuxième vie que je vie ici. Aujourd’hui la plus grande fierté que j’ai, je porte le drapeau du Canada. Je vie beaucoup plus heureux que le simple fait de travailler. Donc, ce n’est pas tout simplement servir les forces armées, mais servir le Canada à travers les forces armées.

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