Le NCSM Vancouver mène l’exercice MISSLEX

Le NCSM Vancouver lance un missile Sea Sparrow évolué pendant un exercice de tir de missile lors de la participation du navire au RIMPAC. En arrière-plan, on aperçoit le Navire australien de Sa Majesté Toowoomba. Photo : Ltv Tony Wright

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Par Ltv Tony Wright et Ltv Clayton Erickson

Le NCSM Vancouver a entamé l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC) 2018 en effectuant un exercice de tir de missiles lors duquel il a réussi le lancement de deux missiles Sea Sparrow évolués (ESSM).

L’exercice visait à mettre à l’épreuve les tactiques et les procédures de la Marine royale canadienne (MRC), en plus de représenter une occasion idéale pour approfondir les connaissances techniques et mécaniques dans le domaine. Des membres du personnel du Centre de guerre navale des Forces canadiennes (CGNFC), du Centre d’essais techniques (Mer) et de l’Installation de maintenance de la Flotte Cape Breton étaient à bord pour étudier le rendement des systèmes du navire dans le cadre d’un scénario opérationnel réaliste, ainsi que pour recueillir des renseignements détaillés sur les radars, sur les systèmes d’armement ainsi que sur les systèmes de commandement et de contrôle du navire.

Comme il est rare que la MRC a l’occasion de procéder à des tirs de ce genre, il était important d’en profiter pour y faire participer un large éventail de membres du personnel et de mettre l’exercice au profit du développement et de la mise sur pied d’une force.

L’équipage du navire a commencé à se préparer en vue de l’exercice bien avant son départ, en avril, pour l’Op PROJECTION en Asie-Pacifique. Pendant le trajet dans le Pacifique, le personnel du CGNFC et des Écoles navales du Pacifique et de l’Atlantique se sont intégrés à l’équipage du Vancouver pour effectuer l’entraînement en matière d’inspection de disponibilité opérationnelle des missiles (IDOM) en compagnie du Service des opérations du navire.

Cette étape servait à faire en sorte que le Vancouver était prêt à mener les tirs en toute sécurité et conformément à la doctrine et aux procédures. Le personnel de l’IDOM a également inspecté le navire pour vérifier sa disponibilité technique et s’assurer que le Vancouver avait les ressources matérielles pour réaliser l’essai et atteindre les objectifs de recherche.

Pendant l’étape de l’IDOM, le Service des opérations s’est exercé au combat à l’aide de mises en situation allant de lacunes en matière d’équipement aux enjeux en matière de sécurité, notamment un drone cible impossible à maîtriser, afin de confirmer que chaque membre de l’équipe était pleinement conscient de ses fonctions et de ses responsabilités, en plus de déterminer comment le large éventail de données techniques serait recueilli. Le MISSILEX a eu lieu le 16 juillet et le Vancouver a effectué deux exercices de tir.

Lors du premier tir, le Vancouver s’est associé à deux autres navires participant au RIMPAC. Des drones cibles ont été lancés et se sont approchés du groupement opérationnel. À l’approche des cibles, les trois navires ont suivi et identifié les menaces. Chaque navire, à son tour, a engagé la cible qui lui était assignée, et le Vancouver a procédé au tir d’un seul missile. Ce scénario offrait un défi en matière de coordination mettant à l’épreuve les capacités des trois navires à collaborer pour se défendre.

Lors du deuxième tir, le Vancouver a participé à un scénario tactique complexe simulant de l’équipement en mauvais état. Les missiles lancés étaient dotés de dispositifs de télémesure, c’est-à-dire qu’ils étaient conçus pour recueillir des données utiles sur leur rendement. Dans chaque cas, les ogives étaient désarmées, pour éviter de détruire les drones cibles, afin de pouvoir les réutiliser.

« Les missiles et les capteurs sont peut-être propres du secteur du Service des opérations, mais le MISSILEX exigeait la participation de l’ensemble du navire », rapporte le commandant du Vancouver, le capitaine de frégate Christopher Nucci. « Je suis profondément fier de l’équipage au complet pour ses efforts et sa concentration dans le cadre de la réussite de ces tirs de missiles. Derrière ce qui semble être un exercice de dix secondes, il y a dix mois d’efforts constants. »

Après avoir terminé d’autres essais en plus du MISSILEX, le Vancouver est allé rejoindre le groupe opérationnel du RIMPAC pour participer à l’entraînement à l’intégration des forces avec des pays partenaires.

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