L’Armée canadienne apporte son soutien à la mission terrestre et aérienne au Mali

un hélicoptère Chinook CH-147F est chargé à bord d’un aéronef Globemaster CC-177

Étiquettes : | | |

par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Mali (Afrique occidentale) — La contribution du Canada aux opérations de soutien de la paix de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au Mali, en Afrique occidentale, impliquera principalement la puissance aérienne, mais l’Armée canadienne (AC) joue aussi un rôle essentiel de soutien à cette mission.

L’opération PRESENCE-Mali comprend une force opérationnelle aérienne composée de deux hélicoptères Chinook CH-147F et de quatre hélicoptères Griffon CH-146. La Force opérationnelle fournira les ressources de transport et de logistique, y compris une capacité d’évacuation sanitaire aérienne à l’avant formée de membres des Forces armées canadiennes (FAC) qui participeront aux évacuations médicales pour les forces de l’ONU au sol.

Faire parvenir sur place tous les véhicules, l’équipement et le personnel nécessaires est difficile, car le terrain d’aviation de l’ONU à Gao, au Mali, est trop petit pour accueillir les aéronefs de transport lourd comme le Globemaster CC-177 du Canada. C’est ici que le soutien de l’AC joue un rôle essentiel.

L’équipement et le personnel arrivent à un terrain d’aviation militaire qui fait partie d’un lieu de rassemblement intermédiaire dans un autre pays de l’Afrique occidentale dont l’identité est gardée secrète. Le capitaine Gabriel Poulin fait partie d’une équipe de l’AC constituée d’une vingtaine de membres du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR), qui se trouvent sur le terrain pour assurer la protection de la force – ce que des civils appelleraient tout simplement « la sécurité » – pour le transfert de ces ressources essentielles dans de plus petits aéronefs de transports qui les emporteront à la base du Mali.

La mission générale du Canada dans ce pays doit durer 14 mois. L’engagement du 3 R22eR dans le lieu de rassemblement intermédiaire se poursuivra jusqu’à la fin d’août ou jusqu’à ce que toutes les ressources nécessaires soient en place au Mali. Le bataillon reviendra au Canada une fois la mission terminée.

Comme c’est souvent le cas lorsque nous travaillons avec des militaires étrangers, le Capt
Poulin souligne qu’il y a une courbe d’apprentissage à suivre en raison des pratiques et des procédures différentes de chaque pays, mais après presque un mois, tout fonctionne rondement.

« Jusqu’ici, tout se passe bien. Comme tout autre défi, la meilleure façon d’atténuer les risques consiste à avoir des lignes de communication toujours ouvertes avec les pays partenaires. Nous voulons simplement nous assurer que nous respectons le mode de fonctionnement des autres pays. Les rencontres que nous tenons hebdomadairement avec des intervenants militaires clés du pays hôte permettent d’éliminer les problèmes. »

Le Capt Poulin explique que la présence de la protection de la force apporte un sentiment de sécurité qui est le bienvenu dans cet environnement peu familier.

« Que ce soit dans le cadre de l’envoi de troupes ou du déploiement d’équipement dans un pays étranger, il est de toute évidence préférable de disposer d’une forme de protection sur place, même lorsque le risque n’est pas jugé élevé. La majorité du personnel sur place se sent plus à l’aise sachant que si quelque chose survient, nous sommes en mesure d’intervenir. »

En plus des fonctions de protection de la force, L’AC apporte son soutien à l’Op PRESENCE-Mali avec l’envoi de différents spécialistes, notamment des sapeurs et des techniciens, qui ont pour tâches de construire des camps temporaires, de mitrailleurs de porte, qui font partie de l’équipage des hélicoptères Griffon, et des officiers d’état-major, qui travailleront au quartier général de l’ONU au Mali.

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne.
Pour plus d’articles, visitez le site Web de l’Armée canadienne.

Liens connexes

2e Division du Canada
3e Bataillon, Royal 22e Régiment
Des escadrons tactiques d’hélicoptères se préparent à leur déploiement au Mali

Galerie d'images

Date de modification :