Le Projet de gérance de l’environnement : préserver le nord du Canada pour les générations futures

Operation NEVUS

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Par Dawnieca Palma, Affaires publiques du Commandement des opérations interarmées du Canada

Dans le Nord, il est difficile de communiquer avec efficacité. Cependant, les Forces armées canadiennes (FAC) réussissent à surmonter cette difficulté grâce au Système de transmission de données de l’Extrême-Arctique (HADCS), qui consiste en une série de répéteurs hertziens en visibilité directe et qui leur offre une liaison fiable entre la Station des Forces canadiennes (Alert) et Ottawa. Pour l’opération NEVUS 2018, une équipe d’environ 100 personnes, composée d’ingénieurs, de techniciens, de spécialistes de l’environnement et de militaires, a été déployée pour effectuer l’entretien du HADCS sur différents sites.

En raison de son rude climat et sa vie sauvage particulière, le Nord compte de nombreux milieux fragiles. M. Peter Cott, Ph. D., conseiller en environnement de la Force opérationnelle interarmées (Nord) [FOIN], décrit la situation dans cette région comme suit : « L’Extrême Arctique n’a essentiellement pas été touché par la civilisation. Le climat y est rude et les animaux sauvages subsistent dans des conditions difficiles, ce qui fait qu’ils sont sensibles aux perturbations de l’environnement. »

Cet été, l’entretien du HADCS est toujours au cœur de l’opération NEVUS, mais des mesures environnementales ont officiellement été ajoutées à titre de ligne d’opération secondaire. Cela s’inscrit dans le Projet de gérance de l’environnement, une initiative qui durera dix ans dans le but d’améliorer l’état de l’environnement au nord de l’île d’Ellesmere.

Le major Étienne Marcoux, commandant de la Force opérationnelle pour l’opération NEVUS 2018, décrit l’activité comme étant « un entretien essentiel pour nous assurer que le lieu habité le plus au nord demeure connecté au reste du monde, en plus des mesures liées à la gérance de l’environnement qui ont été ajoutées cette année. » Tel que l’affirme M. Cott, « quand nous aurons terminé l’opération NEVUS 2018, le nord de l’île d’Ellesmere devrait être en meilleur état que celui dans lequel nous l’avons trouvé. C’est ce que nous visons en tant que responsables de la gérance environnementale. »

Depuis la fin de l’opération NEVUS 2017, la FOIN s’affaire à planifier le Projet de gouvernance de l’environnement. Des équipes se rendent dans des endroits comme le lac Hazen et l’île Ward Hunt dans le parc national Quttinirpaaq. Ces lieux comprennent des stations de recherche abandonnées et d’anciennes caches contenant du carburant et des fournitures pour les pilotes et leurs passagers. Ces sites respectaient des normes environnementales élevées au moment de leur établissement, mais la FOIN s’y rendra à nouveau pour voir si l’environnement a subi des changements. L’objectif actuel du Projet de gérance de l’environnement est de recueillir des échantillons et de déterminer si l’environnement est contaminé ou exposé à des risques.

« Nous avons la responsabilité de minimiser tous les facteurs anthropiques (attribuables aux activités humaines) du mieux que nous le pouvons », explique M. Cott. « C’est aussi une bonne idée parce que le gouvernement du Canada a l’obligation de respecter des normes élevées dans le Nord et sur les terres inuites. C’est notre devoir. »

Il serait impossible d’accomplir ce projet de façon indépendante. M. Cott explique la collaboration intergouvernementale comme suit : « Tous s’entendent pour dire que c’est une bonne idée de continuer à nettoyer notre environnement dans le Nord, mais c’est cher, c’est loin et c’est trop complexe pour un seul organisme. »

Par exemple, la FOIN bénéficie de l’appui de Parcs Canada et peut compter sur une entente qui lui donne accès aux sites importants. Elle s’est également associée à Environnement et Changement climatique Canada pour pouvoir utiliser ses installations, telles que la station météorologique Eureka.

Au cours des dernières années, la FOIN a déjà effectué des tâches liées à l’environnement en plus d’entretenir le HADCS, ce qui consistait à enlever, nettoyer et écraser des barils de carburant vides qui posaient un risque. Le HADCS fonctionne d’ailleurs au moyen d’une technologie des énergies renouvelables. De plus, les réserves de carburant actuelles sont exploitées en fonction des normes environnementales en vigueur.

Le major Marcoux est fier de pouvoir « collaborer avec plusieurs organisations internes pour s’attaquer aux grandes difficultés techniques et environnementales durant cette opération ».

Les efforts déployés dans le cadre du Projet de gouvernance de l’environnement constituent la première étape vers l’amélioration de l’environnement pour les générations futures, laquelle consiste à garder le Nord propre et intact.

Galerie d'images

  • Un soldat canadien écrit sur un petit tableau blanc à l’extérieur.
  • Un homme verse de la terre dans un pot et y ajoute des gouttes de produit chimique.
  • Un ranger canadien observe la toundra.
  • Un soldat canadien portant un masque à gaz inspecte des barils de carburant.
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