« Check Six » : Le bilan de l’année passée de l’ARC

Three men wearing military uniforms sit behind a tartan covered table, holding pens with documents on the table in front of them.
Le lieutenant-général Al Meinzinger (à gauche) a relevé le lieutenant-général Mike Hood (à droite) à titre de commandant de l’ARC au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, à Ottawa, le 4 mai 2018. Le général Jonathan Vance (au centre), chef d’état-major de la défense, a présidé la cérémonie. PHOTO : Matelot de 3e classe Alexandra Proulx, SU05-2018-0419-080

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Par Joanna Calder

Le 4 mai 2018, le lieutenant-général Al Meinzinger a pris le commandement de l’Aviation royale canadienne. Il hérite d’une force aérienne qui a connu des développements considérables au cours des derniers mois, y compris la très importante publication de Protection, Sécurité, Engagement : La politique de défense du Canada, en juin 2017.

« Je vois l’avenir d’un œil extrêmement optimiste », a déclaré le lieutenant-général Meinzinger lors de la cérémonie de passation de commandement. « Notre politique de défense, Protection, sécurité, engagement, confirme l’importance de la puissance aérienne et spatiale pour le Canada. Elle assure l’affectation de nouvelles ressources considérables à l’appui de notre personnel et permet la création de nouvelles capacités visant à soutenir les opérations, notamment nos rôles cruciaux en matière de protection de la souveraineté, de recherche et de sauvetage et dans le cadre du NORAD, pour ne nommer que ceux-là. »

Les opérations

Sur le plan opérationnel, l’ARC déploie une force opérationnelle cet été à l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pendant 12 mois. La Force opérationnelle au Mali du Canada comprendra des hélicoptères CH-147F Chinook pour assurer le transport et la capacité de logistique, ainsi que des hélicoptères CH-146 Griffon qui se chargeront de l’accompagnement armé. De plus, le personnel des Forces armées canadiennes (FAC) offrira une capacité d’évacuation médicale aérienne avant aux forces des Nations Unies sur le terrain.

« Nous nous réjouissons de nous joindre aux 57 pays partenaires de la MINUSMA dans nos efforts communs en vue d’instaurer la paix et la stabilité au Mali et au Sahel », a déclaré Harjit Sajjan, ministre de la Défense nationale, au Conseil de sécurité des Nations Unies, en mars 2018. « En novembre dernier, a-t-il ajouté, nous avons aussi déployé un CC-130J Hercules pour assurer un appui tactique aérien au centre de soutien régional des Nations Unies à Entebbe [en Ouganda]. Les préparations pour le déploiement sont en cours. Cette contribution montre notre soutien visant à renforcer les capacités de déploiement rapide de l’ONU tout en permettant une prestation efficace en campagne. »

Pendant ce temps, la contribution de l’ARC à l’opération Impact, le soutien des FAC à la coalition mondiale contre Daech en Iraq et en Syrie, se poursuit à l’aide de ressources aériennes, d’équipages aériens et d’équipes de soutien déployés. La Force opérationnelle aérienne en Iraq (FOA-I) comprend actuellement un ravitailleur en vol CC-150T Polaris, deux avions de transport aérien tactique CC-130J Hercules, qui assurent le transport du personnel de la coalition et du matériel dans la région. La FOA-I comprend également un détachement d’aviation comptant jusqu’à quatre hélicoptères CH-146 Griffon qui transportent des militaires canadiens, de l’équipement et des provisions en théâtre. Les hélicoptères Griffon peuvent assurer l’évacuation des blessés au besoin et sont également munis d’une variété d’armes de défense. Les aéronefs CP-140 Aurora faisaient partie de la FOA-I d’octobre 2014 à décembre 2017, le dernier équipage rentrant au pays à la fin de l’année dernière.

L’ARC affecte périodiquement des ressources à l’opération Reassurance, la contribution des FAC aux mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN en Europe orientale et centrale afin d’assurer la sécurité de l’espace aérien de l’OTAN. Plus récemment, de septembre à décembre 2017, quatre CF-188 Hornet et le personnel nécessaire ont pris part au bloc 45 de la mission de police aérienne renforcée de l’OTAN en Roumanie.

De plus en 2017, du 18 mai au 16 juin 2017, la Force opérationnelle aérienne en Islande a contribué à la mission d’établissement de capacités de surveillance et d’interception aériennes de l’OTAN. Six aéronefs Hornet ont exécuté des patrouilles dans l’espace aérien de l’Islande, en assurant une capacité continue de surveillance et d’interception aériennes. Le déploiement comprenait aussi des contrôleurs – Aérospatial et des opérateurs de contrôle aérospatial qui analysaient l’information de diverses sources afin de brosser un tableau commun de la situation de l’espace aérien de l’Islande en tout temps. Ils ont aussi agi à titre de contrôleurs d’interception aérienne, en communiquant avec les pilotes et en les dirigeant.

L’ARC consacre régulièrement un aéronef CP-140 Aurora à l’opération Caribbe et des hélicoptères CH-124 Sea King affectés à des navires militaires canadiens. L’opération est l’appui du Canada à l’opération Martillo dirigée par les États-Unis, qui vise à arrêter la traite illégale de personnes dans la mer des Caraïbes, l’océan Pacifique oriental et les eaux internationales au large des côtes de l’Amérique centrale. En 2017, l’opération Caribbe a contribué à la saisie ou à l’interception d’environ 11,5 tonnes métriques de drogues.

De plus, les ressources de l’ARC sont souvent affectées à l’opération Renaissance, la mission de l’ARC qui vise à répondre aux demandes d’aide humanitaire des autres pays. L’année dernière, une force opérationnelle aérienne, ainsi que des hélicoptères Sea King embarqués, a fourni une aide et a apporté son soutien à nos pays partenaires dans la région des Caraïbes à la suite des ravages causés par les ouragans Irma et Maria.

Le 12 mai 2018 a marqué le 60e anniversaire de la signature de l’Accord du NORAD, qui a engendré la création d’une des alliances binationales les plus réussies de l’histoire qui vise à assurer la défense commune du Canada et des États-Unis. Le NORAD comporte trois missions : alerte aérospatiale, contrôle aérospatial et alerte maritime. La politique de défense Protection, Sécurité, Engagement (PSE) souligne que le Canada « fera face à ses engagements de NORAD, notamment au moyen de nouvelles capacités dans certains domaines » et qu’il « travaillera de concert avec les États-Unis afin d’assurer la modernisation du NORAD pour répondre aux défis existants et à venir ».

« J’ai […] promis au commandant adjoint du NORAD que ma vision pour l’avenir est de travailler en étroite collaboration avec ce commandement important », a déclaré le lieutenant-général Meinzinger.

Le NORAD s’occupe également du Système d’alerte du Nord, un ensemble de 11 radars à longue portée et de 36 radars à courte portée répartis sur la côte arctique de l’Amérique du Nord et qui sont liés à d’autres radars du NORAD. La politique PSE ajoute également que le Canada « collaborera avec les États-Unis au développement de nouvelles technologies visant à améliorer la surveillance et le contrôle de l’Arctique, y compris le renouvellement du Système d’alerte du Nord » et que des « études sont en cours afin de déterminer la meilleure façon de remplacer cette importante capacité dans le cadre de la modernisation globale du NORAD ».

L’ARC a pris le pouvoir à titre d’autorité fonctionnelle dans le cadre de la mission conjointe de défense spatiale en 2016. Ciblé sur les objectifs de l’espace souligné dans la politique PSE, ce nouveau rôle de leadership comprend une connaissance du domaine de l’espace et la mise au point, la distribution et l’assurance des capacités spatiales en appui aux combattants interarmées au pays et à l’étranger. Récemment, la Cellule des opérations spatiales canadiennes, qui est le secteur opérationnel du DG Espace, a aidé des partenaires étrangers à suivre la trajectoire de la station spatiale chinoise Tiangong-1, qui est rentrée dans l’atmosphère terrestre le 1er avril 2018. L’année dernière a également marqué la sélection du lieutenant-colonel Joshua Kutryk afin de se joindre au colonel Jeremy Hansen comme deuxième astronaute canadien en service actif de l’ARC.

Au pays, l’ARC est une collaboratrice régulière à l’opération Lentus, le nom donné aux mesures que les FAC ont prises pour soutenir les autorités provinciales et territoriales en réponse aux catastrophes naturelles au Canada : feux de forêt, inondations, tempêtes de verglas et ouragans. L’opération Lentus s’est déroulée plusieurs fois en 2017, lorsque l’ARC est intervenue lors des feux de forêt au Manitoba et en Colombie-Britannique, ainsi que lors des inondations au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador. En avril de cette année, l’ARC a participé à l’évacuation des résidents de la Première nation de Kashechewan, en Ontario, qui étaient menacés par la montée des eaux de crue.

Naturellement, aucune évaluation de missions opérationnelles de l’ARC ne serait complète sans mentionner les opérations de recherche et de sauvetage aériennes, que PSE confirme comme mission essentielle des FAC. Cette mission dynamique, continue et vitale se déroule en tout temps pour venir en aide aux Canadiens en danger. De concert avec la Garde côtière canadienne, les FAC répondent à plus de 9 000 appels de recherche et de sauvetage par année, environ 1000 de ceux-ci demandent le recours aux ressources de recherche et de sauvetage aériennes. En avril 2018 seulement, les trois Centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage ont demandé la conduite d’opérations de recherche et de sauvetage 63 fois.

Acquisition et investissement

Un pas de géant a été franchi à l’annonce d’un important projet d’acquisition en décembre 2016, lorsque le Canada a attribué un contrat à Airbus Defence and Space en vue de faire l’acquisition d’une nouvelle flotte d’avions de recherche et de sauvetage (SAR) et de remplacer la flotte canadienne d’aéronefs de SAR Buffalo et Hercules. Le contrat initial, d’une durée de 11 ans, comprend l’acquisition de 16 aéronefs C295W et des systèmes de formation connexes, ainsi que la construction d’un centre d’entraînement doté de simulateurs à Comox, en Colombie-Britannique, et la prestation de services d’entretien et de soutien au cours des cinq premières années. Le premier aéronef devrait être livré à la fin de l’année prochaine. Les aéronefs seront basés à quatre endroits principaux : la 19e Escadre Comox, la 17e Escadre Winnipeg, la 8e Escadre Trenton et la 14e Escadre Greenwood.

On construit actuellement un nouveau centre d’entraînement à la fine pointe de la technologie, qui comprendra dix salles de cours ainsi que des appareils de formation de pointe, notamment un simulateur complet de vol, un poste de pilotage d’entraînement, un simulateur de poste de détection et un simulateur d’entretien d’aéronef. De plus, la politique PSE veille à « soutenir les capacités nationales de recherche et sauvetage, notamment en prolongeant la durée de vie des systèmes existants, en acquérant de nouvelles plateformes et en assurant une intégration accrue avec nos partenaires internes et externes ». Il s’agit d’excellentes nouvelles pour la collectivité de recherche et de sauvetage.

Comme le réaffirme la politique PSE, le ministère de la Défense nationale et ses partenaires continuent de travailler à l’acquisition de 88 chasseurs à réaction, au même titre que l’équipement connexe, les armes et les services de mise en place et de soutien en vue remplacer la flotte de Hornet. Le premier avion devrait arriver en 2025, et la durée de vie en service de la flotte devrait dépasser 2060. Le concours a été lancé en décembre 2017 et, en février 2018, la liste des fournisseurs a été publiée : Dassault, Lockheed Martin, Boeing et Airbus. Les démarches auprès du fournisseur ont commencé en mars par des réunions visant à discuter, entre autres, de l’approche d’acquisition, des exigences de soutien, des exigences en matière d’infrastructure, des exigences liées à l’aéronef et du système connexe, ainsi que des avantages industriels et technologiques.

Aussi, en décembre 2017, le gouvernement a annoncé qu’il ajouterait des F-18 australiens à la flotte de Hornet de l’ARC jusqu’à l’acquisition de la nouvelle flotte de chasseurs. Les chasseurs australiens, qui sont similaires en âge et en conception, peuvent être intégrés rapidement à la flotte existante et requièrent un minimum de modifications, d’instruction et de changement d’infrastructure.

En ce qui a trait aux hélicoptères maritimes, le 443e Escadron d’hélicoptères maritimes, basé à Shearwater, en Nouvelle-Écosse, a effectué son dernier vol opérationnel avec les hélicoptères CH-124 Sea King en janvier. Le personnel de l’escadron s’emploie maintenant à la transition à l’hélicoptère maritime CH-148 Cyclone. Le 423e Escadron d’hélicoptères maritimes, basé à Patricia Bay, en Colombie-Britannique, dirigera les opérations du Sea King sur la côte Est jusqu’à ce que le Sea king cesse de servir à la fin de l’année. Les navires de la Marine royale canadienne devraient recevoir leurs premiers détachements de Cyclone au milieu de l’année.

Instruction et perfectionnement professionnel

En tant qu’autorité d’instruction de l’ARC, la 2e Division aérienne du Canada (2 DAC) s’engage à offrir de l’instruction et de la formation à l’ARC, et à s’occuper de l’exécution de l’instruction et de la formation individuelle de base au personnel de l’ARC, y compris la formation initiale pour la plupart des groupes professionnels militaires de la Force aérienne. La division cherche à favoriser la maîtrise professionnelle de la puissance aérienne et à améliorer l’ouverture d’esprit du personnel quant à la puissance aérienne dans l’ensemble de l’Aviation royale canadienne.

Depuis l’atteinte de la capacité opérationnelle initiale en 2009 et l’état stable des opérations en 2010, le 2 DAC a continué d’améliorer l’instruction du personnel de l’ARC.

Les récentes initiatives comprennent le cours sur les opérations de puissance aérienne, qui a été établi à la fin de 2016 et s’est donné cinq fois jusqu’à présent. Le cours développe l’ouverture d’esprit quant à la puissance aérienne des officiers de la Force régulière et de réserve occupant des postes dans l’ARC ou des postes soutenant directement les opérations aériennes. Les stagiaires apprennent les fondements, les théories, les fonctions, les capacités et la doctrine se rattachant à la guerre aérospatiale en plus du processus de planification opérationnelle. Ils apprennent aussi comment planifier, exécuter et évaluer les opérations aériennes intégrées, ainsi qu’à donner des séances d’information à leur sujet, y compris les opérations d’évacuation de non-combattants, les interventions en cas de catastrophe et l’ensemble du spectre de la guerre.

Au cours de la dernière année, on a aussi donné plus de souplesse aux cinq blocs du Programme de perfectionnement des officiers de la Force aérienne, qui approfondit les connaissances des rôles de l’ARC du point de vue stratégique, opérationnel et tactique. Les stagiaires ont acquis la capacité de s’enrôler eux-mêmes dans le premier bloc et ils peuvent suivre le cours en ligne. De plus, le temps qu’on doit passer pour terminer les premiers quatre blocs a été réduit considérablement, soit de 240 heures à 135 heures. À partir de cet été, il sera obligatoire pour les officiers occupant des postes de gestion aérienne de suivre ce programme afin d’être promus au grade de major.

La 2 DAC explore et exploite aussi les synergies entre le perfectionnement professionnel (PP) d’officier et de militaire du rang (MR), en vue de veiller à ce que le PP des MR intègre des initiatives semblables au PP des officiers dans des domaines tels que les opérations intégrées de la force aérienne, la planification opérationnelle et des compétences rédactionnelles et du personnel menant à une maîtrise de la puissance aérienne professionnelle similaire et une ouverture d’esprit quant à la puissance aérienne améliorée.

Plusieurs initiatives ont été entreprises en vue de moderniser la prestation de l’instruction, notamment dans le cadre du projet de modernisation de l’instruction élémentaire de technicien d’aéronefs qui a débuté en 2016 et dont l’achèvement est prévu pour 2020. Par exemple, dans le cadre de ce projet, on travaille à intégrer une formation informatisée aux cours de technicien d’aéronefs de niveau 3, ce qui permettra de réduire le temps passé en classe et de présenter d’autres occasions aux techniciens afin qu’ils apprennent des compétences pratiques.

Il y a eu d’autres avancées dans l’utilisation des outils de simulation. Par exemple, le 402e Escadron a récemment acquis un simulateur de procédures de l’équipage. Grâce à ce nouvel équipement, le 402e Escadron peut maintenant donner plus d’instruction à l’école pour les officiers de systèmes de combat aérien (OSCA) et les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés (OP DEA), en rendant ainsi la formation plus efficace, en réduisant le fardeau d’instruction et le temps passé aux unités d’instruction opérationnelle et en formant des OSCA et des OP DEA plus compétents. Un nouveau simulateur d’hélicoptère Bell 206 à la 3e École de pilotage des Forces canadiennes (3 EPFC) aura des effets similaires lorsque le dispositif entrera en service à court terme dans le cadre du plan d’instruction.

On s’est de nouveau penché sur la validation des normes de prestation de formation dans l’ensemble de l’instruction de techniciens et d’équipage aux 1 DAC et 2 DAC. Cela demande la mise en application d’un cycle de revue de cinq ans de toutes les normes de qualifications relevant de l’ensemble de l’ARC, ainsi que des visites semestrielles par le personnel de la 2 DAC.

En 2017, la 17e Escadre Winnipeg est passée de la 1 DAC à la 2 DAC, amenant des écoles à Winnipeg relevant de l’escadre. De plus, « pendant que les unités de formation de pilotage de la 15e escadre [Moose Jaw] travaillaient avec acharnement à accroître la formation de pilotes de façon sécuritaire et efficace, elles sont passées du 419e Escadron d’entraînement à l’appui tactique à la 4e Escadre Cold Lake, en Alberta, en plus d’accueillir les Snowbirds des Forces canadiennes, le 431e Escadron de démonstration aérienne, dans leur chaîne de commandement », a déclaré le brigadier-général Dave Cochrane, commandant de la 2 DAC, à la fin de 2017.

Dans le cadre de l’augmentation de production de pilotes, la 2 EPFC a continué à passer de courts séjours à Lake Havasu, en Arizona. Les derniers détachements de l’hiver 2018 ont effectué près de 800 sorties au cours de leurs affectations de deux semaines et demie, ce qui a permis l’achèvement à temps de la plus importante classe d’avions à réaction de la phase III de l’histoire du Programme d’entraînement en vol de l’OTAN au Canada, soit 14 stagiaires.

Il a aussi dit que la 2 DAC a mis sur pied une section de gestion désignée pour les « effectifs en formation élémentaire » qui permet aux stagiaires débutants d’avoir un meilleur contrôle, un emploi gratifiant et des occasions de perfectionnement professionnel pendant qu’ils attendent leur instruction professionnelle.

Un plan compréhensif dans l’ensemble des FAC a été préalablement mis en application en vue de simplifier et de moderniser le système d’instruction individuelle et éducation (II et E) des FAC. L’objectif est de donner aux apprenants des FAC la possibilité d’apprendre partout, n’importe quand à l’aide de n’importe quel dispositif. Un catalyseur essentiel du succès du programme de modernisation de l’II et E était l’établissement du centre de soutien de l’apprentissage (CSA) de l’ARC cette année par la 2 DAC, en lien avec les 40 établissements d’instruction de l’ARC et le réseau du CSA dans l’ensemble des FAC. Le CSA de l’ARC favorisera une approche collaboratrice à l’amélioration du rendement, au développement et à la prestation de l’instruction, ainsi que des initiatives en matière d’instruction.

En avril 2018, l’École d’études aérospatiales des Forces canadiennes de Winnipeg, qui forme environ 2000 membres du personnel de l’ARC tous les ans, est devenue le Collège de l’aérospatiale Lcol avn William G. Barker VC. L’établissement donne une variété de cours y compris un programme d’un an d’études aérospatiales, le Cours d’évaluation et d’essais opérationnels, le POFA et plusieurs autres. En 2018, le collège a assumé la responsabilité de donner le cours de modélisation et de simulation ainsi que l’instruction de pilote-examinateur et de Performance humaine dans l’aviation militaire.

Histoire de l’ARC

Au cours de la dernière année, l’ARC a célébré plusieurs événements marquants historiques.

Le plus important a été la consécration et la présentation des nouveaux drapeaux de l’ARC, le drapeau de la reine et celui de l’ARC, le 1er septembre 2017, à Toronto. Les nouveaux drapeaux reflètent l’identité restaurée de la Force aérienne comme l’Aviation royale canadienne et son nouvel insigne. Les anciens drapeaux consacrés du Commandement aérien sont exposés au Centre Air Canada, à Toronto, où ils sont visibles de l’intérieur et de l’extérieur du bâtiment. Ils sont, sans doute, les drapeaux exposés les plus publiquement visibles de toute l’histoire des Forces armées canadiennes.

L’ARC a aussi marqué le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, en avril 2017, et l’établissement du Royal Flying Corps Canada (RFCC), en janvier 2017. Le RFCC a été établi pour recruter et former les équipages canadiens en vue de servir dans le RFC (nommée plus tard le Royal Air Force) au cours de la Première Guerre mondiale. Il s’agit du premier entraînement de pilotes dirigé par les militaires pour les militaires au Canada. L’héritage du RFCC a servi de base à l’établissement de l’Aviation canadienne et a influencé l’organisation et la fonction du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.

La recherche de neuf modèles construits suivant une échelle de 1/8 du réputé CF-105 Avro Arrow, qui ont été lancés au-dessus du lac Ontario durant la mise à l’essai du concept de l’aéronef dans les années 1950, se poursuivra cet été. Au moins deux modèles ont été trouvés au fond du lac et les dirigeants de l’expédition, avec le soutien de l’ARC et de la MRC, espèrent en trouver d’autres et en sortir quelques-uns ou tous cet été.

Il est clair que le lieutenant-général Meinzinger continuera de mettre l’accent sur l’importance de l’histoire et de l’héritage dans la Force aérienne, en ajoutant que c’est « notre histoire empreinte de fierté qui nous inspire, nous donne un objectif et nous guide vers l’avenir ».

Peu avant la cérémonie de passation de commandement, le lieutenant-général Meinzinger s’est rendu au Royaume-Uni pour assister à la cérémonie d’ouverture du mémorial international du Bomber Command dans le Lincolnshire. Là-bas, il a rencontré « un de nos héros canadiens : Stuart Vallières, âgé de 95 ans, dont l’appareil a été abattu durant sa 33e mission à bord d’un bombardier Halifax à l’été 1944 ». En reconnaissance du courage de ce dernier et pour souligner l’importance d’honorer ceux qui ont perdu la vie, il l’a invité à assister à la cérémonie de passation de commandement comme invité d’honneur.

Innovation

L’innovation est devenue un concept déterminant au cours des derniers mois, autant pour l’ARC que pour le gouvernement du Canada dans son ensemble. En 2017, l’ARC a établi un centre d’innovation, surnommé le « Pont d’envol » à Communitech, qui est consacré à la « collaboration et à l’innovation de premier ordre », près de Waterloo, en Ontario. L’objectif n’est pas nécessairement de surmonter les difficultés technologiques de la Force aérienne, bien que toutes les solutions soient les bienvenues, mais de plonger les sous-officiers et les officiers subalternes pendant trois mois dans un milieu entrepreneurial dans lequel ils peuvent apprendre les pratiques exemplaires et développer un « état d’esprit innovateur ». De plus, l’ARC a négocié des programmes de stage avec des universités canadiennes et des détachements dans plusieurs entreprises en technologie afin d’offrir des expériences informatives et professionnelles aux officiers et aux militaires du rang en milieu de carrière qui engendrera plus de créativité dans les forces aériennes.

« Nous continuerons de nous concentrer sur l’innovation en regardant vers l’avenir », a affirmé le lieutenant-général Meinzinger. « Nous disons souvent que les bonnes idées n’ont pas de grade, donc nous nous cherchons à obtenir des idées de nos escadrons, qui accomplissent de l’excellent travail tous les jours. Souvent, c’est de là que vient la matière brute d’une idée innovatrice et, nous, en tant que hauts dirigeants, nous devons créer l’espace propice à l’expression de ces idées pour s’en servir. »

En lien et en soutien au programme d’innovation, le Centre de guerre aérospatiale de l’Aviation royale canadienne (CGAARC), anciennement le Centre de guerre aérospatiale des Forces canadiennes ou CGAFC, est devenu le troisième pilier de la structure de l’ARC, comme organisation de niveau 2 côte à côte avec la 1re Division aérienne du Canada (opérations) et la 2e Division aérienne du Canada (instruction). Ce changement appuiera les capacités de la 1re Division aérienne du Canada et de la 2e Division aérienne du Canada en vue de mettre en œuvre la politique PSE et la transformation organisationnelle de l’ARC. L’agrandissement du CGAARC rapportera au-delà de l’ARC du point de vue d’intégration air-terre et aéronavale, en se concentrant davantage sur les besoins communs étant donné que l’ARC s’investit beaucoup dans le soutien des mandats de politique de défense des autres commandements.

Le 28 mai 2018, le 434e Escadron a repris le service à Trenton, en Ontario, à titre de 434e Escadron d’essai et d’évaluation opérationnels relevant du CGAARC. Pour centraliser le commandement et le contrôle de l’entreprise d’essai et d’évaluations aériens, le commandement complet de toutes les escadrilles d’essai et d’évaluation existantes relève désormais de l’escadron. De plus, une escadrille d’essai et d’évaluation de recherche et de sauvetage et une escadrille d’essai et d’évaluation aérospatiale seront établies.

Conclusion

Lors de son discours de passation de commandement, le lieutenant-général Meinzinger a dit qu’il avait l’intention de « préserver notre solide réputation en matière d’excellence opérationnelle, ici et à l’étranger, qui nous caractérise… nos succès à l’avenir et notre perspective du développement de la Force aérienne de 2030 et des années suivantes seront possibles si nous mettons l’accent sur certains éléments : notre formidable équipe (inspirée par des gens comme Stuart Vallières), notre nouvelle politique de défense, notre programme et notre posture. »

« Les gens, les politiques, les programmes et la posture seront nos points d’ancrage à l’avenir. »

Le lieutenant-général Meinzinger a affirmé que les hommes et les femmes exceptionnels de l’Aviation royale canadienne demeurent la plus grande force de l’organisation et la base sur laquelle son avenir repose.

En ce qui concerne l’avenir, il a dit que l’ARC « doit mettre en œuvre la politique et les programmes d’investissement de la Défense dans un esprit de discipline et de détermination et nous devons aussi améliorer notre position et notre état de préparation de sorte que l’ARC conserve son agilité et sa capacité, afin de produire les résultats opérationnels de plus en plus exigeants qui sont attendus de nous au fil de notre progression. » Afin d’être à même d’exercer efficacement notre puissance aérienne et spatiale, l’ARC doit avoir des escadrons et des unités tactiques bien menés, robustes, sains et accueillants, a-t-il ajouté.

« Je crois fermement que si nous atteignons nos objectifs dans nos 39 unités de vol et nos 85 unités tactiques, nous serons promis à un brillant avenir. Je m’engage, en tant que commandant qui dirigera l’organisation pour les prochaines années, à prendre des décisions qui reposeront sur le principe selon lequel les hommes et les femmes de nos escadrons et leur riche et vibrante histoire demeurent le cœur même de l’Aviation royale canadienne. »

Mme Calder est conseillère en affaires publiques au Quartier général de l’ARC, à Ottawa.

Galerie d'images

  • Three men wearing military uniforms sit behind a tartan-covered table, holding pens with documents in front of them.
  • Two elderly men, one wearing a military uniform and saluting, the other wearing civilian clothes.
  • Buildings and radar domes photographed from the air.
  • A group of people walk toward a large aircraft.
  • A man and a woman wearing military uniforms hold a framed photo of a brilliantly painted fighter jet between them. Canadian and American flags hang behind them.
  • A helicopter flies above a boat with a person holding onto a rope between them.
  • A person wearing a military uniform, including a helmet with a full darkened face visor, sits beside the open door of an aircraft that is in flight with a large machine gun in front of him.
  • A person wearing a military uniform and a helmet with a full face visor in the cockpit of an aircraft. The mountains in the background are on a vertical angle as the pilot banks.
  • A large aircraft with four propellers taxis on a runway with dust flying behind it.
  • a large helicopter in flgiht, with two people standing at its open door, holding a large tube.
  • A yellow and red aircraft flies above high waves in a storm.
  • Several people wearing military uniforms, three of them wearing clerical vestments, stand near two flags draped over a pile of drums.
  • An office area. A large RCAF roundel (a blue edged circle with a maple leaf in the centre) hangs above the desks.
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