Une pionnière dans le Royal 22e Régiment

Un homme et une femme en uniforme militaire.
La parachutiste Laurence Séguin-Mandeville, technicienne médicale, examine attentivement l’équipement de parachutisme d’un collègue polonais, peu avant le début de l’exercice Pégase Nordique. PHOTO : Caporal Nathan Moulton, VL02-2018-0010-008

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Par Édouard Dufour

La parachutiste Laurence Séguin-Mandeville était ambulancière civile lorsqu’elle a pris la décision de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes (FAC) en 2016. Deux ans plus tard, la jeune femme a déjà officiellement laissé sa marque dans les FAC en devenant la première femme technicienne médicale et parachutiste dans la Compagnie A du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment (3 R22eR), basé à Valcartier, au Québec, bien qu’elle porte l’uniforme de l’Aviation royale canadienne.

Voici le portrait inédit d’une personne fonceuse et optimiste.

Après avoir vu des images saisissantes d’une Haïti ravagée par le tristement célèbre tremblement de terre de 2010, la parachutiste Séguin-Mandeville a éprouvé le besoin « d’aider les gens et de faire une différence ». Quelques années plus tard, en 2016, elle terminait son cours de qualification militaire de base, à Saint-Jean-sur-Richelieu, puis sa formation de technicienne médicale à Borden, en Ontario.

Puisqu’elle fait partie de l’élément aérien, la parachutiste Séguin-Mandeville détient officiellement le grade d’« aviateur ». Toutefois, parce qu’elle est affectée à une unité de parachutisme, elle a le grade de « parachutiste », ou « para ». Les grades d’aviateur et de parachutiste équivalent au grade de soldat.

En 2017, elle a suivi son cours de parachutisme de base à Trenton, en Ontario. Elle a donc passé plusieurs semaines à exécuter des exercices intensifs propres à cette instruction.

« Au 3e Bataillon, je suis au bon endroit pour apprendre. Ceux qui sont motivés et qui en ont la capacité ont des occasions de suivre des cours », explique la parachutiste Séguin-Mandeville. Le 3 R22eR offre en effet plusieurs formations de qualité, dont celles de reconnaissance et de patrouilleur-éclaireur, en vue de constituer une force d’élite.

Au cours de sa carrière, la parachutiste Séguin-Mandeville n’a pas reculé devant les épreuves physiques inhérentes aux formations qu’elle a suivies. « Il ne faut pas avoir honte ou peur de ne pas réussir. Il faut changer la croyance selon laquelle ces épreuves sont trop difficiles! » affirme-t-elle avec enthousiasme, tout en précisant que les tests physiques exigent néanmoins « une bonne préparation ».

La parachutiste Séguin-Mandeville affirme que « le sang-froid, les techniques de travail, le jugement et la débrouillardise » sont des exigences incontournables du métier de technicien médical.

L’égalité pour tous

« Les femmes ne devraient pas faire l’objet de discrimination ou de favoritisme », dit la parachutiste Séguin-Mandeville. Elle ajoute que « les mêmes normes et critères d’excellence » devraient s’appliquer autant aux hommes qu’aux femmes.

« Les gars de l’infanterie du 3 R22eR sont super gentils et accueillants avec moi », dit-elle. « J’aime beaucoup cette ambiance de camaraderie! »

Édouard Dufour est rédacteur à l’Adsum, journal de la base des Forces canadiennes Valcartier, où l’article ci-dessus a d’abord paru.

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  • Plusieurs personnes à l’extérieur portant des uniformes militaires et transportant des raquettes sur leur dos.
  • Des gens en raquettes marchent dans une clairière enneigée.
  • Une grosse tour faite de poutres.
  • tetetete
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