Un marin du NCSM Glace Bay espère rejoindre d’autres personnes en racontant sa dépression et son rétablissement

Le Mat 1 Michael Spencer, chauffeur à bord du NCSM Glace Bay, raconte son combat contre la dépression dans l’espoir de pouvoir aider d’autres personnes aux prises avec le même problème. Photo : Ryan Melanson, Équipe du Trident.

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Par Ryan Melanson, équipe du Trident

Un marin de la flotte de navires de défense côtière raconte son combat contre la dépression et les idées suicidaires, ainsi que son traitement et son rétablissement, en espérant rejoindre d’autres membres des Forces armées canadiennes (FAC) qui vivent peut-être la même chose.

« J’ai vécu avec les symptômes de la dépression pendant 25 ans. Je ressentais de la douleur, j’étais tourmenté, je doutais constamment de moi‑même et je me négligeais. Ce n’était pas drôle », a‑t‑il affirmé, tout en décrivant ses difficultés avec sa famille et à l’école durant toutes ces années, ainsi que d’autres facteurs qui ont aggravé ses symptômes et qui l’ont amené à commettre de multiples tentatives de suicide.

« Je ne serais peut-être pas ici aujourd’hui si je n’avais pas reçu cette aide », a‑t‑il confié.

Le matelot de 1re classe Michael Spencer, un chauffeur actuellement affecté au NCSM Glace Bay, mène désormais une belle vie. Il aime sa carrière, est marié et a deux enfants, mais sa route a été semée d’embûches. Il a été abusé par son père et a vécu des expériences traumatisantes durant son enfance. Il sait aujourd’hui que ses symptômes de problème de santé mentale sont apparus dès l’âge de 11 ans.

Le Mat 1 Spencer a rencontré sa future épouse en 2008 et s’est enrôlé dans les FAC peu de temps après. Bien qu’il souffrait toujours de dépression à ce moment et que sa maladie ait même empiré durant sa carrière dans la Marine, il a pu découvrir la source de son problème et commencer à guérir en ayant accès à de l’aide, plus précisément aux psychologues embauchés par le Centre des services de santé des Forces canadiennes (Atlantique) [C Svc S FC (A)].

Il a récemment donné les détails de son histoire dans un blogue à l’adresse http://thomasfhunter.wordpress.com, où il affiche normalement des projets d’écriture créatifs. Il a depuis reçu de bons commentaires de la part de ses collègues, mais il espère aussi rejoindre d’autres membres des FAC ou quiconque aurait intérêt à connaître son histoire.

« Les gens qui me connaissent comprennent mon histoire et la personne que je suis après avoir lu mon message. Et ça, c’est bien. »

« Ce que j’espère vraiment, par contre, c’est qu’en lisant cela, les personnes qui souffrent en ce moment réalisent qu’elles ne sont pas toutes seules. Qu’elles voient que je n’ai pas tout réussi, que j’ai fait des erreurs en cours de route. Que ça m’a pris du temps, mais que j’ai fini par me sentir mieux. C’est possible », a affirmé le Mat 1 Spencer.

« C’est surtout ce que je souhaite en racontant mon histoire ».

S’il a réussi à passer à une nouvelle étape de sa vie, c’est grâce aux ressources militaires « exceptionnelles », à Annie Boivin du C Svc S FC (A), à sa conjointe et aux nombreuses autres personnes qui l’ont aidé. Il a également bénéficié du soutien des marins et des équipes de commandement des anciens navires Athabaskan et Moncton; son superviseur à bord du Moncton l’a même aidé à prendre conscience que les symptômes refaisaient surface, ce qui l’a incité à recevoir un autre traitement en 2016. Il a aussi mentionné que certaines personnes peuvent préférer obtenir de l’aide de façon plus discrète, et que les renseignements médicaux des membres des FAC et leurs antécédents de traitement sont confidentiels.

Le Mat 1 Spencer a prononcé une brève allocution et a fait part de son expérience durant l’activité de Stadacona marquant la Journée Bell Cause pour la cause, le 31 janvier. Il a ensuite échangé avec des participants au sujet d’initiatives que ces derniers aimeraient mettre en place dans les FAC, telles qu’un bassin de ressources en santé mentale pour les conjoints de militaire et les membres de la famille qui dépendent du système civil, ou une liste informelle de militaires dans la base étant disposés à offrir des conseils ou à raconter leur propre expérience des problèmes de santé mentale et de leur traitement.

Mais par-dessus tout, le Mat 1 Spencer a insisté sur le fait qu’aucun membre des FAC éprouvant des problèmes de santé mentale ne devrait être laissé à lui‑même, que des ressources sont disponibles et qu’elles peuvent littéralement sauver des vies.

« Je ne serais peut-être pas ici aujourd’hui si je n’avais pas reçu cette aide », a‑t‑il confié.

« Si vous avez des problèmes, parlez-en. Posez des questions et pensez à obtenir de l’aide. Vous pouvez vous en sortir. »

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