Grandes premières pour les FAC : une femme exerce les fonctions de commandant adjoint, 2 Div C et FOIE

Brigadier-General Robidoux
La brigadier-général Robidoux est fière de constater qu’en 2018, de plus en plus de femmes décident de s’enrôler. « Chaque personne a une contribution à apporter. » Elle est toutefois consciente qu’il reste beaucoup de chemin à faire pour changer les mentalités. Photo : MDN / FAC

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La brigadier-général Josée Robidoux est la première femme à occuper le poste de commandant adjoint de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est).

Elle a été nommée l’une des cent Canadiennes les plus influentes de 2017 par le Réseau des femmes exécutives. En 1985, année où elle a fait son entrée dans les Forces armées canadiennes (FAC), elle était loin de se douter qu’elle occuperait un tel poste aujourd’hui et qu’elle serait parmi les pionnières de son domaine.

Une fois son entraînement terminé, elle souhaitait se joindre à un régiment d’infanterie; elle a toutefois dû se réorienter. « À ce moment-là, les armes de combat n’étaient pas encore ouvertes aux femmes », explique-t-elle. C’est depuis à peine une vingtaine d’années que les femmes peuvent servir dans l’ensemble des groupes professionnels miliaires et jouer tous les rôles au sein des FAC.

Elle décide donc d’intégrer le 714e Escadron des communications de Sherbrooke, où les femmes étaient acceptées.

Elle n’a jamais regretté son choix. En juin 2015, elle a été nommée commandant du 35e Groupe-brigade du Canada et est devenue la première femme à commander un groupe-brigade au Québec. En 2011-2012, elle a participé à une mission en Afghanistan à titre de conseillère principale auprès de l’Armée nationale afghane.

La BGen Robidoux est fière de constater qu’en 2018, de plus en plus de femmes décident de s’enrôler. « Chaque personne a une contribution à apporter. » Elle est toutefois consciente qu’il reste beaucoup de chemin à faire pour changer les mentalités.

Elle explique qu’elle se sent beaucoup plus observée qu’un homme qui occuperait les mêmes fonctions. « J’ai parfois encore le sentiment que je dois démontrer que j’occupe ce poste parce que je le mérite. Certains pensent que j’ai été nommée uniquement parce que je suis une femme et que c’est actuellement de mise de nommer des femmes à des postes supérieurs. »

Elle soutient que, quel que soit son sexe, un militaire peut espérer atteindre des fonctions de plus en plus importantes en développant trois qualités importantes : détermination, persévérance et confiance en soi. « Ce sont les trois principales raisons pour lesquelles je suis rendue là où je suis. Quand je suis entrée dans les FAC, ce n’était pas toujours évident pour les femmes de démontrer ces qualités-là, mais, heureusement, les temps ont changé. »

Elle termine en se disant toutefois sûre que les choses continuent d’évoluer positivement. « C’est important que les femmes aspirent aussi à monter en grade dans la chaîne de commandement. De plus, il est primordial que les hommes prennent conscience que les femmes à leurs côtés sont tout aussi aptes qu’eux à accomplir un tel travail. »

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