Le travail d’équipe au-delà des frontières : des équipes canadiennes et américaines de recherche et sauvetage travaillent ensemble

Par une journée grise et dégagée, un hélicoptère rouge et jaune quitte une étendue d’herbe au milieu d’une forêt. Tout près, une personne est debout à côté d’un hélicoptère noir.
Un hélicoptère CH-146 Griffon quitte la zone d’atterrissage pour procéder à l’évacuation des victimes d’un écrasement aérien simulé alors qu’un HH 60 Black Hawk attend le chargement de prétendues victimes, au cours d’un exercice de recherche et sauvetage (SAREX) qui a eu lieu dans la région de Comox. L’exercice trinational de recherche et sauvetage ARCTIC SAREX 2007 a eu lieu du 1er au 5 avril 2007 et a impliqué des forces canadiennes, américaines et russes qui ont conjugué leurs efforts pour améliorer la capacité interarmées en SAR qui pourrait être nécessaire dans l’éventualité d’une catastrophe aérienne dans l’Arctique. (Photo : Cplc Robert Bottrill, Caméra de combat des FC)

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Par Dawnieca Palma, Affaires publiques du Commandement des opérations interarmées du Canada

Un hélicoptère H-65 Dolphin fait du vol stationnaire au-dessus du côté américain d’un lac Érié agité. Il s’agit d’une des ressources affectées par la United States Coast Guard pour retrouver une personne perdue dans ses eaux impitoyables. En même temps, un CC-130H Hercules du 424e Escadron de transport et de sauvetage des Forces armées canadiennes (FAC) évolue tout près pour aider à effectuer les recherches. Le Hercules finit par trouver la personne perdue dans l’eau et dirige un des hélicoptères de la US Coast Guard vers elle. La personne est extraite saine et sauve de l’eau et une autre mission de recherche et sauvetage (SAR) est terminée.

Cette mission, qui s’est déroulée à l’été 2016, n’est qu’un exemple de nos nombreuses collaborations en matière de SAR avec nos homologues du Sud.

Chaque mission de SAR est unique et nécessite un haut degré de soin et de collaboration. Au Canada, les FAC partagent la responsabilité en matière de SAR avec les municipalités, les territoires, les provinces, la Garde côtière canadienne et des organisations bénévoles. La SAR constitue également une responsabilité partagée avec les Américains, en raison de leur proximité.

Les équipes de SAR des FAC travaillent principalement avec la US Coast Guard dans le cadre de missions de SAR maritime, puisque les missions terrestres relèvent de la compétence des États touchés. Des accords ou es protocoles d’entente non obligatoires ont été conclus entre les centres de coordination de la SAR américains et canadiens. Ces accords permettent aux centres de coordination de SAR des FAC d’assurer et de confier le contrôle de ressources, comme des aéronefs, pour les missions de SAR américaines sur demande, et vice-versa.

Le capitaine Dustin West, commandant d’aéronef et pilote d’hélicoptère de CH-146 Griffon de SAR au sein du 424e Escadron, décrit le travail avec ses homologues américains lors de missions de SAR. Essentiellement, « notre rôle à titre d’hélicoptère ou de ressource sur place ne change pas nécessairement, mais notre interlocuteur changera momentanément. »

Pour maintenir leur relation et leur efficacité en termes de travail d’équipe, les équipes de SAR des FAC et leurs partenaires américains s’entraînent ensemble dans le cadre de divers exercices. Cela comprend des affectations temporaires et des préparations et exercices d’intervention en réponse à des catastrophes aériennes, ou CATAIR.

Parmi les autres exemples notoires, citons les exercices de recherche et sauvetage (SAREX) annuels, des exercices organisés par les cinq principaux escadrons de SAR de l’Aviation royale canadienne. Les escadrons organisent généralement ces exercices au printemps et invitent nos partenaires internationaux, y compris les Américains, à y participer. Les exercices consistent en des simulations de missions de SAR aériennes. Il y a un certain esprit de compétition amicale parmi les participants en ce qui a trait à la localisation et au sauvetage de cibles.

« Ces exercices sont extrêmement précieux parce qu’ils augmentent nos connaissances et notre capacité de travailler ensemble. Ils visent à augmenter notre interopérabilité », explique le major Scharf, officier d’état-major responsable de la disponibilité opérationnelle en matière de SAR au sein de la 1re Division aérienne du Canada.

Qu’il s’agisse de la contribution aux missions ou de l’entraînement ensemble, le partenariat des FAC avec les États‑Unis est précieux pour la SAR en Amérique du Nord, surtout en raison des points de vue variés mis de l’avant par chaque côté. « Bon nombre de personnes considèrent que le Canada et les États‑Unis sont identiques, mais d’un point de vue culturel, nous sommes différents. En fait, nous sommes différents à bien des points de vue. Nous apprenons de nouvelles choses l’un de l’autre, comme différentes méthodes et techniques, ou différentes façon d’utiliser du matériel », explique le lieutenant-colonel Toone, conseiller du groupe professionnel de métier de la SAR à voilure tournante au sein du Commandement des opératioons interarmées du Canada.

« Il est toujours agréable de travailler avec nos partenaires américains, indique le capitaine West. C’est comme travailler avec n’importe quelle organisation professionnelle. Ils nous accommodent, nous les accommodons et, au final, nous sommes tous là pour sauver des vies. »

Le travail d’équipe exemplaire des équipes de SAR des FAC et de leurs partenaires américains est essentiel pour assurer la sécurité de la population dans des environnements imprévisibles.

#Poursauverdesvies

Galerie d'images

  • Un groupe de militaires embarquent dans un hélicoptère noir.
  • Par une journée grise et dégagée, un hélicoptère rouge et jaune quitte une étendue d’herbe au milieu d’une forêt. Tout près, une personne est debout à côté d’un hélicoptère noir.
  • Un groupe de militaires sont debout dans un aéronef alors qu’un autre se prépare à sauter.
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