Jour de la terre : un troupeau patrimonial de bisons de Wainwright inspire la deuxième édition annuelle de la course Bison Run

Vache au bison et veau nouveau-né.
Vache au bison et veau nouveau-né. Photo: courtoisie Pixabay.com

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Par Lynn Capuano, Affaires publiques de l’Armée

Wainwright (Alberta) — Vous ne pouvez pas faire de patin à roulettes dans un troupeau de bisons, selon la sagesse douteuse de feu Roger Miller, chanteur country du Texas, mais vous pourriez soutenir le Jour de la Terre en courant la deuxième édition de la Bison Run, si le cœur vous en dit.

La Base des Forces canadiennes/Canadian Forces Base/l’Unité de soutien du secteur Wainwright (BFC Wainwright) possède un troupeau d’environ 40 bisons – connus davantage comme bisons des plaines – et célèbre le Jour de la Terre 2018 le 22 avril avec une course récréative près du troupeau clôturé.

La base, située à 210 kilomètres à l’est d’Edmonton, est le secteur d’entraînement préféré des Unités de force en campagne de l’Armée basées à Edmonton et abrite le Centre canadien d’entraînement aux manœuvres et le Centre d’instruction de la 3e Division du Canada.

Mais ce n’est pas tout ce qui s’y passe.

Avant que le ministère de la Défense nationale (MDN) prenne la relève du secteur en 1939 comme base d’instruction juste avant le début de la Deuxième Guerre mondiale, la BFC Wainwright était connue comme le parc national Buffalo.

Le parc a été mis sur pied en 1909 par le gouvernement canadien comme l’un des premiers essais pour sauver une espèce menacée d’extinction. Il s’agissait d’un refuge pour les bisons des plaines, qui jadis noircissaient les plaines avec des chiffres ahurissants : certains troupeaux massifs en déplacement auraient eu une largeur de trois kilomètres par une profondeur de 40 kilomètres. On estime qu’en 1830, la population de près de 40 millions de buffles est passée à moins de 1000 animaux d’être anéantie en 1900 en raison de la chasse non contrôlée et la perte de leur source de nourriture des prairies au profit de la construction de chemins de terre, de fermes, de ranchs, et de villes et de villages.

Lorsque l’Alberta a célébré son 75e anniversaire en tant que province en 1980, les bisons ont été rapatriés à la BFC Wainwright afin de préserver leur patrimoine et l’histoire associés à la base. Sans entraîner de dépenses de fonds publics, la BFC Wainwright garde le troupeau de bisons et le fait paître dans une partie protégée du champ de tir et du secteur d’entraînement.

L’adjudant (retraité) Brian Bachelder est le gardien des bisons, avec l’aide du sergent (retraité) Rod Whiteside. L’Adj (ret) Bachelder participe depuis 12 ans. Lorsqu’il a été affecté à Wainwright pendant sa carrière, il s’est porté volontaire pour les garder, apprenant le travail puisqu’il n’avait aucune expérience dans le domaine agricole. « Quand le premier gars est parti, j’ai demandé si je pouvais aider et je suis le gardien depuis ce moment. »

« J’étais simplement intéressé et je ne savais pas que j’y serais aussi longtemps. Donc, tout a bien fonctionné pour moi, » dit-il. Il le fait dans ses temps libres, recevant qu’une petite bourse pour ses dépenses. « Très peu de personnes peuvent disent qu’elles sont aussi près des bisons, » ajoute-t-il.

« Mon travail de jour normal est d’assurer les services téléphoniques à Wainwright et à la 4e Escadre Cold Lake, » dit-il. Il est également le chef d’équipe par intérim pour les services téléphoniques dans la région de l’ouest et du nord en appui au MDN pour Services partagés Canada. L’Adj (ret) Bachelder s’est joint à l’Armée comme monteur de lignes et a pris sa retraite comme technicien de systèmes d’information et de communications terrestres (SICT).

Les bisons sont la plupart du temps sauvages et ne nécessitent pas beaucoup de gestion directe. « Normalement, nous surveillons le troupeau pour garantir leur santé et leur bien-être, contrôlons le nombre d’animaux au sein du troupeau en enlevant les jeunes bisons chaque printemps avant l’arrivée de nouveaux veaux. Nous donnons également du foin au troupeau pendant les mois d’hiver. »

L’Adj (ret) Bachelder dit, « Les bisons ont été enlevés en 1939 lors que l’Armée a pris la région et en 1980, ils en ont apporté, je crois que c’était quatre, et ils y sont depuis. Nous apportons de nouveaux taureaux de temps en temps, principalement du Parc national Elk Island, près d’Edmonton, qui possède un gros troupeau. C’est comme ça que nous maintenons la consanguinité basse. »

Environ 12 à 15 veaux naissent chaque printemps. Ils sont rouges et se lèvent et courent peu après la naissance. La couleur rouge est tout un contraste en comparaison à la fourrure noire de leurs parents.

« Nous essayons de garder le troupeau à environ 40 animaux. Selon le nombre que nous avons chaque année, nous prenons 8 à 10 veaux et les vendons à un éleveur local. C’est ainsi que nous contrôlons le nombre d’animaux, » dit-il. « Puis nous prenons trois à cinq adultes par année et ils sont dépecés et vendu aux soldats à Wainwright. »

« La viande de bison ne peut être servie dans le mess puisqu’elle est inspectée à l’échelle provinciale et la viande utilisée au mess doit être inspectée au niveau fédéral, » fait-il remarquer. Mais les soldats peuvent l’acheter de nous. »

On anticipe une bonne participation à la course Bison. « Espérons que les bisons seront dans cette partie du pré pour que les gens puissent les voir, » dit l’Adj (ret) Bachhelder.

Dans les mots d’encouragement de Roger Miller : « Tout ce que vous devez faire c’est vous y mettre sérieusement – attelez-vous, retroussez vos manches, faites-le, faites-le, faites-le! »

Cette histoire a été mise à jour le 18 avril 2018.

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Liens connexes

The Wainwright Star 1909 Canada’s Great Buffalo Herd at Wainwright (en anglais seulement)
Parc national Elk Island
Bison Run (en anglais seulement)

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Article / Le 18 avril 2018 / Numéro de projet : 17-1043-earth-day

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