Les logisticiens canadiens s’adaptent à l’évolution constante de la force de l’OTAN au Kosovo

Trois militaires agenouillés pour mieux voir un dispositif explosif simulé et discutent de l’instruction en sensibilisation aux explosifs.
Le lieutenant-colonel Pierre Ouellet est des membres du Groupe interarmées de soutien logistique offrent de l’instruction en sensibilisation aux explosifs à Pristina, au Kosovo, dans le cadre de l’opération KOBOLD, la contribution canadienne à la Force pour le Kosovo (KFOR) de l’OTAN.

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Par Ashley Black, Affaires publiques, Commandement des opérations interarmées du Canada

Les responsables de la logistique des Forces armées canadiennes (FAC) affectés à l’opération KOBOLD prêchent par l’exemple à titre de membres du Groupe interarmées de soutien logistique à Pristina, au Kosovo, qui fait partie de la Force pour le Kosovo (KFOR) de l’OTAN. Titulaires de postes clés dans la KFOR, ces membres des FAC contribuent à assurer la liberté de mouvement, la création de nouvelles infrastructures et la sécurité sur les routes au Kosovo.

La KFOR a été mise sur pied le 12 juin 1999 par les Nations Unies et constitue une force internationale de sécurité visant à assurer la paix et la stabilité au Kosovo. La KFOR, dirigée par l’OTAN, est demeurée dans ce pays après sa déclaration d’indépendance de la République de Serbie. Parmi les principaux objectifs définis au moment de la création de la KFOR, citons la dissuasion des hostilités, le maintien du cessez-le-feu et l’assurance de la sécurité publique. Aujourd’hui, le mandat de la KFOR a évolué pour comprendre le maintien d’un environnement sécuritaire au Kosovo, ainsi que la liberté de mouvement pour tout le monde.

Les Canadiens sont essentiels au fonctionnement du centre interarmées d’opérations logistiques et ont un grand effet sur le soutien logistique à la KFOR. Le lieutenant-colonel Pierre Ouellet est le commandant de l’opération KOBOLD, ainsi que le chef du centre interarmées d’opérations logistiques au sein du Groupe interarmées de soutien logistique. « À titre de chef du centre interarmées d’opérations logistiques, je dirige l’organisation de la KFOR qui offre des services de transport, des opérations de neutralisation d’explosifs et de munitions, du soutien en génie et la liberté de mouvement », explique-t-il. Il est très impliqué dans tous les projets du centre.

Le chef adjoint du chef du centre interarmées d’opérations logistiques aide le lieutenant-colonel Ouellet à superviser le centre; le chef des mouvements et du transport offre des services de coordination et des conseils sur le déplacement des membres du personnel et du matériel pour arriver au Kosovo et quitter ce pays; le chef de la sécurité de l’information n’est pas un logisticien mais soutient des projets logistiques en surveillant les systèmes informatiques utilisés dans la KFOR et, finalement, le commis-chef est chargé du dédouanement du matériel de la KFOR entrant au Kosovo. Tous ces postes sont occupés par des Canadiens.

La mission de la KFOR a changé au fil des années, et le soutien logistique de l’opération également. Le lieutenant-colonel Ouellet explique que, au fur et à mesure que la violence représente moins un défi pour la mission, les buts de la KFOR deviennent plus délicats et multidimensionnels. « Les objectifs de la KFOR sont d’assurer la sécurité de l’environnement, de soutenir la collectivité internationale, de renforcer les capacités de la Force de sécurité du Kosovo et de soutenir la création d’un Kosovo démocratique, multiethnique et paisible. »

Les membres des FAC affectés à l’opération KOBOLD contribuent à trois activités principales entreprises par le centre interarmées d’opérations logistiques qui soutiennent directement le mandat de la KFOR.

Le détachement de la liberté de mouvement contribue à assurer la sécurité des mouvements pour tout le monde au Kosovo. Il dispose des ressources nécessaires pour enlever les obstacles des routes à l’aide de véhicules blindés.

Les ingénieurs contribuent à la sécurité de l’environnement au Kosovo en construisant des ponts, des routes et d’autres projets de construction pour la KFOR. Ils sont également chargés d’aider à réaliser des projets communautaires et à aider au rétablissement après une catastrophe naturelle.

Finalement, le centre interarmées d’opérations logistiques soutient la neutralisation d’explosifs et de munitions et travaille avec la Force de sécurité du Kosovo pour neutraliser les restes de guerre non explosés et assurer la sécurité de l’environnement.

Les membres des FAC affectés à l’opération KOBOLD sont des professionnels très compétents au sein du Groupe interarmées de soutien logistique et sont également prêts à donner un coup de main à leurs partenaires en ayant besoin. Comme l’anglais est la langue seconde, et même tierce, pour la vaste majorité des pays contribuant à la KFOR, des barrières linguistiques peuvent se dresser. Selon le lieutenant-colonel Ouellet, les membres des FAC sur place ont pris l’initiative d’examiner les publications professionnelles internes pour veiller à ce que les explications des procédures de la KFOR soient rédigées en anglais clair et efficace. Cela ne constitue qu’un exemple des moments où les membres des FAC ont dépassé les attentes afin de mieux soutenir la mission.

Ces membres des FAC jouent également un rôle important en représentant le Canada dans cette mission. « Les Canadiens ont pris l’initiative en ce qui a trait aux activités volontaires, explique le lieutenant-colonel Ouellet. Ils invitent tous les pays à participer aux activités sociales et sportives. Il est naturel d’être attiré par les pays avec des langues communes, mais les Canadiens font preuve de beaucoup d’inclusion et veillent à ce que les autres pays tissent des liens ensemble. »

Cette inclusion dépasse la création de liens d’équipe, selon le lieutenant-colonel Ouellet. La valeur canadienne d’inclusion est bien accueillie au Kosovo et démontre comment une société multiethnique peut réussir, un objectif que le Kosovo continue de poursuivre.

« La réputation du Canada à titre de pays multiethnique prospère ouvre des portes. Les habitants du Kosovo nous voient comme une société diverse fondée sur plus que la simple tolérance de toutes les races et religions, explique-t-il. C’est une image positive de l’inclusion. »

À l’approche de la fin de son affectation, le lieutenant-colonel Ouellet dit qu’il est fier du travail réalisé par les Canadiens au sein de la KFOR.

« Je dirais que les Canadiens ont ce qu’il faut pour exceller dans cette mission. Selon moi, les Canadiens ont un effet très positif ici au Kosovo. »

Galerie d'images

  • Gros plan d’un militaire canadien posant pour une photo devant un arrière-plan vide.
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